Garrouste Laurent ; Husson Michel ; Jacquin Claude
SYLLEPSE
8,11 €
Epuisé
EAN :9782849500828
Les luttes de résistance aux licenciements ne débouchent le plus souvent que sur une négociation défensive des réductions d'effectifs. L'idée même de mettre un terme au fléau des licenciements se heurte toujours à l'opinion dominante selon laquelle la flexibilité des effectifs serait le résultat de lois économiques incontestables. Avec la mondialisation, les capitaux circulent librement et mettent en concurrence les salariés à travers le monde afin d'obtenir les niveaux de rentabilité très élevés qu'exige la finance. Dans ces conditions d'hyper-concurrence, les restructurations deviennent un processus permanent : redécoupages des firmes et délocalisations se multiplient, exerçant un chantage constant sur les salariés et entraînant à chaque fois leur cortège de licenciements. Sous prétexte de faciliter les créations d'emplois, les politiques libérales ne font qu'accompagner ce mouvement. La «modération» salariale et les baisses de cotisations employeurs ne servent qu'à augmenter des profits qui ne se réinvestissent pas ; les « réformes » du marché du travail visent à faciliter de nouvelles formes de gestion, en précarisant les emplois et en vidant progressivement le droit du travail de tout contenu. Ce livre propose un changement de perspective en se demandant pourquoi et comment mettre fin aux licenciements. Pourquoi? Parce qu'il n'est plus possible de se plier à cette logique infernale où l'emploi passe après la rémunération des actionnaires. Comment? En réfléchissant sur deux principes essentiels: d'abord, le principe de continuité du rapport salarial. Il ne faut plus que les employeurs puissent rompre unilatéralement le contrat de travail en abandonnant les travailleurs à leur sort. Le statut de salarié doit devenir permanent, avec les garanties de droits et de revenu qui l'accompagnent. Dans le même temps, le principe «responsable-payeur» doit assurer un financement mutualisé, couvert par les entreprises, des conséquences sociales de la gestion concurrentielle de la main-d'?uvre. Gestion dont celles-ci sont globalement responsables en économie de marché alors qu'elles en reportent de plus en plus la charge sur la collectivité. Ces deux principes, combinés avec d'autres orientations de politique économique et sociale, esquissent un projet alternatif global qui permet de donner une nouvelle perspective aux luttes contre les licenciements.
Nombre de pages
159
Date de parution
22/03/2006
Poids
124g
Largeur
106mm
Plus d'informations
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EAN
9782849500828
Titre
Supprimer les licenciements
Auteur
Garrouste Laurent ; Husson Michel ; Jacquin Claude
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
106
Poids
124
Date de parution
20060322
Nombre de pages
159,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A l'heure de la mondialisation et des défis écologiques et climatiques, l'agriculture concentre bon nombre de questions. Le bilan du modèle industriel transposé à l'agriculture est catastrophique. Les questions agricoles et alimentaires permettent la rencontre des mouvements écologistes, paysans et des salariés en remettant en cause la domination des multinationales, de la finance et de la grande distribution. Sans passéisme ni idéalisation, il faut inventer un nouveau modèle agricole qui favorise un travail avec la nature et non contre elle. Ce choix nécessaire implique un nouveau rapport à la propriété de la terre, privilégiant la généralisation du droit d'usage des sols et des outils. Il faut construire une nouvelle coopération entre les acteurs sociaux concernés qui s'inscrive dans une dynamique d'expérimentation concrète tant sur le plan démocratique que sur celui de l'innovation sociale et technique. Emancipation et agriculture, voilà un rapport peu questionné. Pourtant, il ne fut pas de grande révolution (de la Révolution française à la Révolution russe jusqu'à celles des pays du Sud) sans participation et inclusion de la paysannerie. Voici les enjeux que soulève cet ouvrage.
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Quel douloureux secret cache ce mendiant peu ordinaire ? Après Au Cascai de la Font , recuei de nouvello, e Sus lou Pountin , recuei de tiatre, tóuti dous guierdouna en 2018 d'un segound prèmi i Jo Flourau setenàri dóu Felibrige, pièi après Lou Pichot Elefant d'Evòri , recuei de raconte sus la Prouvènço antico, Roulando FALLERI nous pourgis eici soun proumié rouman. Dins uno vilo de Prouvènço, un vièi mendicant arribo chasque an à la bello sesoun pèr reparti à l'autouno. Quàuquis ami van assaja de descurbi quau es aquel ome saberu e coume s'es retrouba à quista pèr carriero. Uno cabussado pougnènto dins lou passat d'un persounage atraiènt. Dans une ville de Provence, un vieux mendiant arrive chaque année à la belle saison pour repartir à l'automne. Quelques amis vont essayer de découvrir qui est cet homme cultivé et comment il est arrivé dans la rue. Une plongée poignante dans le passé d'un personnage attachant.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
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