Claude Lefort et la vulnérabilité du politique. Penser l'expérience moderne
Gambarotto Yael
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782336482804
Comment penser la modernité politique ? En prenant appui sur l'oeuvre du philosophe français Claude Lefort, cet essai propose une définition originale de la modernité, comprise comme l'expérience par laquelle le corps politique fait l'épreuve de sa vulnérabilité. Machiavel nous apprend que la société moderne se fonde sur deux principes complémentaires, la division sociale et l'indétermination historique, qui modifient profondément la conception du pouvoir, qui doit désormais prendre en charge l'exposition et l'ouverture de la société au conflit et à l'événement. Néanmoins, cette expérience de vulnérabilité peut être différemment interprétée par les corps politiques modernes. Il existe ainsi deux manières de " vivre la modernité" : parla négation ou parla reconnaissance de cette vulnérabilité, dont le totalitarisme et la démocratie constituent respectivement les deux régimes de réalisation.
Nombre de pages
246
Date de parution
14/11/2024
Poids
293g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336482804
Titre
Claude Lefort et la vulnérabilité du politique. Penser l'expérience moderne
Auteur
Gambarotto Yael
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
293
Date de parution
20241114
Nombre de pages
246,00 €
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Ce manuel est né d'un constat partagé chaque année par les différents jurys d'admission au Concours Commun des IEP : trop de candidats s'y présentent en étant mal préparés. Maîtrise médiocre de la méthodologie des différentes épreuves, connaissances vagues, mauvaise compréhension des attendus du concours, les lacunes affichées sont nombreuses et souvent rédhibitoires. Cet ouvrage entend donc répondre à cette situation en proposant aux candidats un accompagnement détaillé et précis tout au long de leur préparation. Il s'efforce ainsi non seulement d'apporter les connaissances nécessaires à la réussite des épreuves, mais également de doter les candidats d'une maîtrise rigoureuse des méthodologies spécifiques à chaque épreuve, en particulier la rigueur de l'argumentation, la précision de la réflexion et de l'analyse ou encore la capacité à exprimer des idées claires et étayées. La réussite du Concours Commun passe peut-être avant tout par la mise en place d'une préparation organisée, méthodique et efficace dans la durée. L'ambition de ce manuel est de vous donner toutes les clés pour y parvenir ! Ivan Burel est agrégé et docteur en histoire contemporaine. Diplômé de l'IEP de Lille, il enseigne au lycée ainsi qu'à l'Université de Lille. Il est également chargé de cours à l'IEP de Lille. Yaël Gambarotto est docteur en philosophie. Diplômé de Sciences Po Paris, il enseigne la philosophie et les humanités politiques à Sciences Po Paris ainsi qu'à l'Université de Lille. M'hamed Rahli est enseignant d'Anglais spécialisé dans les domaines sociaux, politiques et économiques. Il exerce au Nouveau Collège d'Études Politiques de l'Université Paris-Lumières.
Avons-nous besoin d'un chef tout-puissant ?Dans nos démocraties (comme sous les régimes autoritaires), nous attendons de nos dirigeants qu'ils incarnent la force, la certitude, l'infaillibilité. Nous voulons des chefs qui ne doutent jamais, ne se trompent pas, ne montrent aucune faille. Mais cette fascination pour le pouvoir et la toute-puissance n'est-elle pas précisément ce qui menace nos sociétés ? À l'heure où triomphent les figures populistes et autoritaires, cet essai interroge notre rapport au pouvoir politique. Pourquoi associons-nous si spontanément l'autorité à la virilité, la gouvernance à l'invulnérabilité ? Pourquoi rejetons-nous instinctivement tout dirigeant qui pourrait paraître fragile ? En s'appuyant sur l'histoire des idées politiques, de Platon à Hannah Arendt, et l'analyse de figures du pouvoir de Louis XIV à Donald Trump, ce livre révèle les ressorts profonds de notre imaginaire politique. Il montre comment la quête d'un pouvoir sans faille nourrit les dérives totalitaires et fragilise nos démocraties. Contre cette illusion dangereuse, l'auteur défend une vision révolutionnaire : et si la vraie force politique résidait dans l'acceptation de notre vulnérabilité ? Et si un chef qui avoue ses doutes et reconnaît ses erreurs était plus digne de confiance qu'un dirigeant qui prétend tout maîtriser ?
Biographie de l'auteur Née en 1971, mariée et mère d'un enfant, l'auteur est actuellement pasteur de l'Eglise réformée de Petite Camargue. Après avoir obtenu son diplôme d'éducatrice de jeunes enfants, elle a effectué sa formation théologique à la faculté de théologie de Montpellier.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...