LA JOCONDE EST DANS LES ESCALIERS - LA CONDITION PROSAIQUE
GALARD JEAN
IMPRESSIONS NOU
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EAN :9782874497537
Robert Filliou, artiste franco-américain, a exposé en 1969 cet assemblage devenu célèbre : un balai-brosse, un seau, une serpillière et un écriteau accroché au balai, portant l'information "La Joconde est dans les escaliers". C'était l'avis d'une éclipse de l'art, signifiée par l'absence d'une de ses icônes. C'était aussi la réduction d'un personnage illustre au statut ordinaire de concierge. Ce contraste produisait un effet trivial. Elargissons : le délitement moderne de quelques idéaux traditionnels entraîne des conséquences également triviales. On explore ici, sur un mode doucement sarcastique, les manifestations de cet abaissement : propos et situations prosaïques, expansion de la banalité, propagation de la trivialité. Cependant cet essai, hostile aux généralisations maussades, cherche quels seraient la contre-pente ou les contre-pôles de l'hypothétique laminage contemporain. Des références à la vie commune, ainsi qu'à certaines oeuvres d'art anciennes ou récentes, relancent, ici et là, cette réflexion sur la prose de la vie. Jean Galard est agrégé de philosophie. Il a enseigné l'esthétique à São Paulo. Il a été attaché culturel d'ambassades et directeur d'instituts français à Casablanca, Niamey, Istanbul, Mexico, Amsterdam. Chargé de constituer les services culturels du Louvre, il les a dirigés pendant quinze ans. Il est l'auteur d'ouvrages sur ce musée et de divers essais. Il a publié en France notamment chez Actes Sud, Robert Laffont, Gallimard, Citadelles & Mazenod et abondamment à l'étranger.
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Date de parution
05/03/2020
Poids
222g
Largeur
144mm
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EAN
9782874497537
Titre
LA JOCONDE EST DANS LES ESCALIERS - LA CONDITION PROSAIQUE
Auteur
GALARD JEAN
Editeur
IMPRESSIONS NOU
Largeur
144
Poids
222
Date de parution
20200305
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Parmi les images de violence, de ruine et de mort dont le photojournalisme est l'inlassable pourvoyeur, certaines sont belles. Quelques-unes semblent trop belles: on leur reproche d'utiliser la misère du monde au bénéfice de l'art, de tirer parti de la souffrance, de miser sur l'effet esthétique du malheur et sur la beauté du désastre. Les reporters, de leur côté, se disculpent en assurant qu'ils n'ont pas cherché à faire de l'art, qu'ils ont simplement voulu témoigner de ce qu'ils ont vu. Dans cette justification, comme dans cette critique, il se peut que les uns et les autres n'aient pas de l'art une idée très juste. Cet essai ravive des questions esthétiques qu'on pourrait croire éteintes, l'abstraction les ayant exténuées. Il les aborde en se référant à des aspects paradoxaux de l'art contemporain aussi bien qu'à des oeuvres anciennes, au théâtre autant qu'au cinéma documentaire. Il choisit d'affronter des cas aigus, notamment celui de certaines photographies troublantes et controversées, qu'on trouve dérangeantes parce que leur beauté, sans doute, paraît elle-même déplacée. Biographie de l'auteur Jean Galard a enseigné la philosophie à l'université de Sào Paulo. Il a dirigé plusieurs organismes culturels, parmi lesquels la Maison Descartes à Amsterdam et l'Institut français d'Amérique latine à Mexico, ainsi que le service culturel du musée du Louvre de 1987 à 2002. La Beauté à outrance élargit les perspectives de son essai de 1984, La Beauté du geste.
Résumé : Nicolas Poussin, pour rappeler que son métier n'était pas d'écrire mais de peindre, se désignait ainsi ? : "? moi qui fais profession de choses muettes ? ". Les objets inertes qui nous entourent sont silencieux. Etre muet, c'est autre chose. Pour cela il faut normalement être doté, peu ou prou, de la faculté de la parole et s'en trouver privé par accident ou s'en abstenir momentanément. La peinture, comme la sculpture, le dessin, la photographie, devrait être dite silencieuse. Mais Poussin, le peintre, dit qu'il fait profession de choses muettes. On peut se demander pourquoi il entend, si l'on peut dire, dans la peinture, du mutisme plutôt que du silence. Les oeuvres visuelles se taisent parce que, peut-être, ce qu'elles pourraient avoir à dire, elles préfèrent le garder secret, ou le dévoiler à mots couverts. Ce livre entreprend une brève (mais scrupuleuse) exploration, sans doute plus aléatoire et aventureuse que méthodique, des différents motifs pour lesquels les oeuvres d'art, d'époques et de provenances diverses, appellent aujourd'hui - ou non - un minimum de commentaire. Que gagne-t-on à connaître la date d'une oeuvre, son époque ?? Et le nom de l'auteur, sa place convenue dans l'histoire de l'art ?? Et le titre de l'oeuvre ?? Donné par qui ?? Faut-il chercher à savoir l'intention qu'avait l'artiste ?? Quels sont les droits de l'interprétation (en art)? ? Existe-t-il des oeuvres qui ne requièrent aucune information préalable à leur compréhension, à leur appréciation ?? - Toutes questions indiquant assez qu'on voudrait se placer ici du côté des esprits intelligemment ingénus.
Ce roman est fait de listes. Ce roman se déroule en Belgique et évoque l'Iran. Ce roman raconte l'histoire des soeurs et frères Manoutcheri, arrivés à Bruxelles un peu avant la révolution islamique de 1979, et qui, à leur grand étonnement, n'ont jamais pu retourner dans leur pays de naissance. Ce roman parle d'une tragédie omise des livres d'Histoire et des médias, une tragédie à peine perceptible et qui a même échappé aux gens qui en étaient eux-mêmes les victimes. Ce roman est fait d'histoires sans débuts et sans fins, de noms et de prénoms iraniens, de joies et de tristesses, de deuils et de fêtes, mais surtout, il est fait de listes, et de listes de listes, et de listes de listes de listes, pour tenter de ranger les souvenirs et les faits, sans jamais vraiment y parvenir.
Résumé : Une des meilleures lectrices que j'ai eu le bonheur de connaître - de celles qui rendent heureux d'être un écrivain - est morte bien trop tôt, dans de mystérieuses conditions. Aussi, je lui devais ce livre qui rend hommage à celle qui aurait pu, qui aurait dû, devenir écrivain à son tour. - P.M.
Quand Molière rencontre Corneille Mai 1658. Molière et sa troupe s'installent à Rouen, après avoir sillonné la France pendant de nombreuses années. Les temps sont difficiles. Ils ont perdu leur mécène, et cherchent de nouveaux appuis. Mais ils ont des atouts : les deux plus belles comédiennes de l'époque, Marquise du Parc et Catherine de Brie. Pierre Corneille, l'illustre dramaturge rouennais, s'ennuie. Il écrit plus pour le théâtre, vexé par l'échec de sa dernière tragédie. Goûtant peu les mondanités, il s'occupe en traduisant du latin et en corrigeant ses anciennes pièces. Une seule chose lui fait souci : l'avenir de ses nombreux enfants. Pour la croupe de Molière, jouer une nouvelle pièce du grand Corneille serait la garantie d'un retour triomphal sur la scène parisienne. Ils vont alors tenter de le remettre en selle, par tous les moyens.
La littérature est en état d'alerte générale. Tout le monde semble d'accord là-dessus. Les éditeurs, les libraires, les diffuseurs, les journalistes ont cessé d'être simplement inquiets : ils ont adopté le pessimisme comme feuille de route. Les médias, accompagnant à leur manière le recul de la création, sont les premiers à sonner le glas. La littérature va mal, la lecture va mal, le métier va mal. Tel est le leitmotiv. Et les écrivains, dans tout cela ? Pour un créateur véritable, lancé dans son entreprise comme dans une course de fond, ce requiem n'est pas nouveau. Tout s'est très mal passé depuis toujours : rareté, pauvreté, incompréhension. Certes, les données actuelles ne sont pas bonnes. La baisse du niveau scolaire, l'anémie de la langue, le règne des écrans, le recul de la lecture, la poussée invincible de l'intelligence artificielle, créent un contexte particulier, dans ce siècle a-littéraire. Mais le pari de faire une oeuvre et de créer un cercle de lumière autour de soi reste ce qu'il est depuis près de mille ans : solitaire et radical. Etre écrivain est une aventure sans garde-fou. L'enjeu : se servir de la langue, la plus forte, la plus souple possible, pour donner une durée au présent. En somme, c'est une chevalerie. On part à la recherche du Graal et le Graal n'est probablement qu'une légende. Mais aucune autre mission ne saurait être plus féconde. Seule la littérature a le pouvoir de changer les faux semblants en musique de vérité. Dans un monde déchiré, l'acte d'écrire dissipe les mirages. C'est une activité unique et par là même, irremplaçable. On n'en a pas encore fini avec les écrivains.