Société numérique et développement en Afrique. Usages et politiques publiques
Gabas Jean-Jacques
KARTHALA
28,01 €
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EAN :9782845866010
L'Afrique resterait-elle en marge de la société de l'information ? Rien n'est moins sûr, mais rien n'est pour autant acquis. L'Afrique porte en elle-même beaucoup de retards dans l'accès aux nouvelles technologies de l'information : faiblesse dans les dotations en équipements, coûts des communications encore prohibitifs, accès limité aux logiciels libres, etc. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, les usages des services offerts par ces nouvelles technologies montrent que les populations se les approprient très rapidement dans de multiples domaines : médecine, journalisme, éducation, etc. Ce processus d'appropriation se poursuit dans un contexte marqué par d'importantes restructurations du secteur des télécommunications privatisations, libéralisations, apparition d'Autorités de régulation. Mais ce processus est aussi marqué par un rôle croissant donné aux bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux pour théoriquement contribuer à réduire cette fracture numérique. Quels sont ces usages ? Quel bilan peut-on tirer des différentes politiques publiques mises en œuvre ? Quels sont les rôles joués par les différents bailleurs de fonds ? Cet ouvrage donne quelques éclairages sur ces questions relativement nouvelles qui s'appliquent à un domaine complexe : une innovation technologique majeure en ce début de XXI siècle.
Nombre de pages
379
Date de parution
02/01/2005
Poids
610g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845866010
Auteur
Gabas Jean-Jacques
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20050102
Nombre de pages
379,00 €
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La politique d'aide au développement de la France s'inscrit dans une longue histoire du fait de son passé colonial. Aujourd'hui, elle se situe de plus en plus dans un cadre multilatéral, en particulier pour la gestion de la dette des pays en développement. Face aux initiatives prises dans le cadre des organisations internationales et auxquelles la France participe activement, qu'il s'agisse d'impératifs de solidarité ou de développement durable qui sont au cœur des Objectifs du millénaire ou des efforts entrepris en faveur de la réduction de la dette des pays les plus pauvres, comment la France a-t-elle infléchi sa politique de coopération depuis la réforme de 1998 ? Les singularités qui la caractérisaient sont-elles toujours présentes ? Quelle place réserve-t-elle notamment à la coopération Scientifique ou culturelle ? Quelles méthodes d'évaluation lui permettent de mesurer l'efficacité de ses actions ? Autant de questions auxquelles s'efforce de répondre avec clarté cet ouvrage complet et très documenté.
Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, la coopération internationale Nord-Sud a fait naître beaucoup d'espoir mais aussi beaucoup de déception. Le dialogue entre Etats et sociétés civiles est resté asymétrique et très imprégné de considérations géopolitiques. Ce livre retrace la genèse des pratiques de coopération pour s'interroger : n'y a-t-il pas eu glissement vers des pratiques d'aide ? Celles-ci ne mènent-elles pas vers une impasse ? Ne faut-il pas aborder le développement autrement que par des représentations a priori ? Le dialogue Nord-Sud, en quête de sens, pourrait-il se (re) construire autour de biens publics mondiaux ? Mais cela suppose d'autres relations multilatérales et la prise en compte du jeu des acteurs non étatiques...
Chaponnière Jean-Raphaël ; Gabas Jean-Jacques ; Ja
La montée en puissance de la présence chinoise en Afrique a autant suscité d'analyses qu'elle a éveillé de fantasmes dans les pays du Nord. Cette présence est pourtant ancienne. On se souvient, dans les années 1960 et 1970, des "coopérants" chinois, pieds nus dans les rizières de Casamance, des médecins acupuncteurs dans les quartiers populaires de Lagos ou des ouvriers-bâtisseurs du Palais du Peuple de Kinshasa, du mausolée de Kwame Nkrumah à Accra et des Maisons de la culture dans plusieurs capitales, fiers symboles des Indépendances. La Chine est en Afrique depuis longtemps, mais il faut admettre que les chiffres de la dernière décennie sont imposants; les échanges entre le continent africain et ce pays ont été multipliés par douze. En 2010, pour la première fois, la Chine a dépassé les États-Unis, devenant le principal partenaire commercial bilatéral de l'Afrique. Le symbole le plus remarquable de l'engagement chinois restera pour longtemps la construction, pour un montant de 200 millions de dollars, du siège de la Commission de l'Union africaine, un édifice de 30 étages de verre et d'acier, réalisé dans un délai de trois ans avec 500 bureaux et 3 salles de conférence totalement équipés. L'impact réel de l'expansion chinoise sur le développement africain reste encore incertain. La Chine n'échappe pas aux critiques sur la structure de ses échanges qui, loin de favoriser l'essor d'une industrie locale et ses retombées en termes d'emploi, de transfert de technologies et de réduction de la pauvreté, tend à conforter l'enfermement des économies africaines dans une spécialisation appauvrissante. La question qui se pose aujourd'hui est la suivante: comment la Chine, qui a capté la production industrielle de masse, pourrait-elle accompagner les pays africains à s'engager sur la voie classique "évolutionniste" qu'elle préconise, allant de l'agriculture à l'industrie, puis aux activités de services? Dirigé par deux éminents spécialistes, Jean-Raphaël Chaponnière et Jean-Jacques Gabas, ce livre mobilise l'expertise de plusieurs analystes chevronnés. Il apporte d'utiles informations sur les motivations des investissements chinois, sur leurs modalités et leurs impacts.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.