Le temps de la Chine en Afrique. Enjeux et réalités au sud du Sahara
Chaponnière Jean-Raphaël ; Gabas Jean-Jacques ; Ja
KARTHALA
23,00 €
Epuisé
EAN :9782811106133
La montée en puissance de la présence chinoise en Afrique a autant suscité d'analyses qu'elle a éveillé de fantasmes dans les pays du Nord. Cette présence est pourtant ancienne. On se souvient, dans les années 1960 et 1970, des "coopérants" chinois, pieds nus dans les rizières de Casamance, des médecins acupuncteurs dans les quartiers populaires de Lagos ou des ouvriers-bâtisseurs du Palais du Peuple de Kinshasa, du mausolée de Kwame Nkrumah à Accra et des Maisons de la culture dans plusieurs capitales, fiers symboles des Indépendances. La Chine est en Afrique depuis longtemps, mais il faut admettre que les chiffres de la dernière décennie sont imposants; les échanges entre le continent africain et ce pays ont été multipliés par douze. En 2010, pour la première fois, la Chine a dépassé les États-Unis, devenant le principal partenaire commercial bilatéral de l'Afrique. Le symbole le plus remarquable de l'engagement chinois restera pour longtemps la construction, pour un montant de 200 millions de dollars, du siège de la Commission de l'Union africaine, un édifice de 30 étages de verre et d'acier, réalisé dans un délai de trois ans avec 500 bureaux et 3 salles de conférence totalement équipés. L'impact réel de l'expansion chinoise sur le développement africain reste encore incertain. La Chine n'échappe pas aux critiques sur la structure de ses échanges qui, loin de favoriser l'essor d'une industrie locale et ses retombées en termes d'emploi, de transfert de technologies et de réduction de la pauvreté, tend à conforter l'enfermement des économies africaines dans une spécialisation appauvrissante. La question qui se pose aujourd'hui est la suivante: comment la Chine, qui a capté la production industrielle de masse, pourrait-elle accompagner les pays africains à s'engager sur la voie classique "évolutionniste" qu'elle préconise, allant de l'agriculture à l'industrie, puis aux activités de services? Dirigé par deux éminents spécialistes, Jean-Raphaël Chaponnière et Jean-Jacques Gabas, ce livre mobilise l'expertise de plusieurs analystes chevronnés. Il apporte d'utiles informations sur les motivations des investissements chinois, sur leurs modalités et leurs impacts.
Nombre de pages
207
Date de parution
21/03/2012
Poids
360g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811106133
Auteur
Chaponnière Jean-Raphaël ; Gabas Jean-Jacques ; Ja
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20120321
Nombre de pages
207,00 €
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Epuisé
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Alors que la reprise se fait attendre en Europe et aux Etats-Unis où l'on redoute une stagnation séculaire, les économies émergentes d'Asie - de Séoul à Delhi - continuent de progresser. Quels sont les ressorts de ces dynamiques ? Existe-t-il un " modèle " asiatique de développement ? La montée en puissance de la Chine empêche-t-elle tout rattrapage ? La trajectoire de l'Inde illustre-t-elle l'existence d'une alternative à l'industrialisation ? Quels défis rencontre désormais la poursuite de la croissance en Asie ?Après avoir replacé l'émergence de l'Asie dans la longue durée, cet ouvrage présente son socle institutionnel qui, inspiré des expériences d'industrialisation tardive du XIXe siècle, encadre le dynamisme du marché pour atteindre les objectifs de l'Etat. Il analyse les changements de spécialisation industrielle qui fondent le " vol des oies sauvages " et l'irruption de l'Asie dans l'économie mondiale. Les auteurs examinent ensuite les processus d'intégration régionale et de creusement des inégalités liées à ces développements, les plus rapides de l'Histoire.
Malgré un mauvais démarrage lors des indépendances, l'Asie du Sud-Est a déjoué les pronostics et rejoint dans les années 1980 le "vol d'oies sauvages" de la croissance asiatique. Peuplés de 600 millions d'habitants, les onze pays qui composent cette région charnière entre l'Inde et la Chine sont en effet engagés sur une trajectoire de croissance forte et bien plus rapide que celle des autres régions du monde, à l'exception de la Chine. Cette progression est d'autant plus étonnante que, dans les années 1950, ces pays avaient un niveau de revenu proche de celui de l'Afrique subsaharienne, des institutions souvent défaillantes et des spécialisations primaires fragiles. En outre, la région était déchirée par de nombreux conflits. Ni la géographie, ni l'ouverture de ces économies aux investissements et aux échanges ne suffisent à rendre compte de la dynamique de la région où, hormis Singapour, la qualité de la gouvernante a été médiocre. Aucun miracle n'explique l'essor de l'Asie du Sud-Est qui a tiré parti de sa position de carrefour de la mondialisation parce qu'elle avait engagé les transformations structurelles indispensables au développement. Dans leur diversité, ces expériences offrent des enseignements aux pays d'Afrique, d'Amérique latine ou du Moyen-Orient qui, à partir de conditions initiales similaires, n'ont pas réussi à diversifier leurs économies.
En décembre 2004, la Commission européenne et les chefs d'État ont décidé d'engager des négociations avec la Turquie: elles commenceront en octobre 2005 et s'étaleront sur une dizaine d'années. L'adhésion pourrait se faire à l'horizon 2015, quelle que soit l'issue du projet constitutionnel de l'Unioneuropéenne à 25. Quels sont les défis de cette adhésion pour la Turquie et pour l'Union européenne? L'histoire et la géographie permettent-elles de situer les frontières de l'Europe (partie 1)? La Turquie peut-elle respecter tous les critères politiques de Copenhague (partie 2)? Peut-ellerelever les défis économiques (partie 3)? Après la crise de 2001, la plus grave de l'après-guerre, les autorités turques, sous le contrôle du FMI, ont amorcé un virage substantiel. La croissance est au rendez-vous. Mais intégrer l'Union européenne exigera de se rapprocher des règles communautaires. Du point de vue de l'Union européenne (partie 4), quel sera le coût de l'adhésion? Quelles seront les conséquences démographiques de l'entrée dece pays presque aussi peuplé que les dix États qui ont rejoint l'Union européenne en 2004? Comment l'Union européenne pourra-t-elle fonctionner sur le plan politique tout en maintenant un certain degré d'homogénéité? L'entrée de la Turquie va-t-elle accroître les risques de délocalisations? Enfin(partie 5), cette adhésion peut-elle rassembler des chrétiens et des musulmans et tourner la page de la guerre des civilisations ou risque-t-elle de dénaturer le projet européen? Biographie de l'auteur Jean-Raphaël Chaponnière est économiste, ingénieur de recherches au CNRS détaché à l'Agence française de développement. Il a été conseiller économique auprès de l'Ambassade de France en Turquie de 2000 à 2003. Jean-Claude Vérez est maître de conférences en économie à l'Université d'Artois. Il a été mis en délégation auprès de l'Université de Galatasaray de 1998 à 2004 et nommé recteur adjoint de 2002 à 2004.
Monot Alexandra ; Chaponnière Jean-Raphaël ; Lauti
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