Jaime Fernandes est né en 1899, dans un petit village au bord du Zêzere, l'une des rivières les plus sauvages du Portugal. Il a grandi dans un paysage bucolique et fertile, lieu de passage entouré de montagnes des flancs desquelles on extrayait de l'or, du tungstène et de l'étain. Petit propriétaire terrien, il se marie et voit grandir ses cinq enfants jusqu'à ses trente-huit ans, âge auquel il est interné à l'asile psychiatrique Miguel Bombarda de Lisbonne, à près de 300 kilomètres de chez lui. Considéré comme le plus important créateur portugais d'art en milieu psychiatrique, il a laissé quelque quatre-vingt-dix dessins, réalisés à l'encre, au crayon graphite ou au stylo-bille sur des supports en papier de qualité et de dimensions diverses. Sa créativité, qui s'exprimait librement sans âtre encadrée au sein d'un atelier d'arts plastiques, fut stimulée par le psychiatre qui le suivait, et qui a veillé à conserver le plus grand nombre de ses productions. Un observateur non prévenu ne peut qu'âtre frappé par la crudité de ces dessins, représentations anthropomorphes ou zoomorphes - de bovins, de caprins, de pachydermes, de poissons et de volatiles. Les figures humaines apparaissent comme des corps en rétention, les bras en l'air, les yeux grands ouverts et attentifs, semblant parfois se confondre avec des animaux. Jaime accompagnait parfois ses dessins de longs textes, sémantiquement obscurs, dont la calligraphie singulière fige le temps en longues séquences. N'obéissant à aucune autre motivation que le plaisir procuré par cet opiniâtre exercice de ressassement de ses souvenirs, il y a découvert le goût de l'imaginaire, du rêve, du fantasme et de la création, et l'envie d'être aimé par tous les êtres qui sont ou ont été partie prenante des portraits qu'il livre à notre regard. Jaime est mort à Lisbonne en 1969.
Froís Luís ; Lévi-Strauss Claude ; Garcia José Man
En 1543, les premiers marchands portugais débarquent au Japon. Le 6 juillet 1563, le missionnaire jésuite portugais Luís Fróis arrive au japon, où il restera jusqu’à sa mort. En 1585, il rédige le présent traité qui constitue un document historique et anthropologique inestimable. Fróis s’y penche, sans condescendance mais avec un étonnement parfois perceptible, sur les différences marquantes entre les mœurs des Japonais et celles des Européens. Quelquefois, celles-ci sont exactement contradictoires, comme le souligne Levi-Strauss dans la préface. Magnifiquement illustré, ce livre est à mettre entre les mains des amateurs d’histoire, d’anthropologie et des amoureux du Japon.
L'ouvrage fournit toutes les clés pour analyser la pièce de Jean Anouilh. Le résumé détaillé est suivi de l'étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles : - La comparaison entre l'Antigone de Sophocle et celle d'Anouilh - Antigone et les autres personnages - La composition et le style de la pièce - L'étude des principaux thèmes : la solitude, le bonheur, la conception du pouvoir... - Le sens de la pièce. Existe aussi en DVD Copat. (Lien -> http : //www. editions-hatier. fr/livre/le-meilleur-du-theatre-anouilh-antigone-dvd)
L'écologie touche un certain nombre d'acteur ; de la vie économique. Or un de ces agents. en l'occurrence l'entreprise, ne privilégie pas toutes les étapes du cycle de vie caractérisant les écosystèmes terrestres et aquatiques basés sur les phases de conception. production, consommation et destruction. Une omission préméditée concernant les stades de conception et de destruction annonce des dommages provoqués à l'environnement et des négligences sur le respect de certaines normes et règles. Dès lors, les objectifs de cet ouvrage seront de montrer que l'entreprise est impliquée par son appartenance à un milieu indissociable de l'écologie. qu'elle témoigne d'une volonté de préserver l'environnement en s'appuyant sur un instinct de survie comme tout organisme vivant, qu'elle s'engage dans des actions durables pour s'adapter. Plusieurs concepts serviront alors de canevas pour valider la création d'une synergie entre l'entreprise et l'écologie.
La notion de développement durable conjugue besoins du présent sans compromettre besoins des générations futures. Les rendre compatibles suppose la combinaison d'un triptyque comprenant écologie, économie et social. L'association de ces trois dimensions conduit à l'élaboration d'un cycle environnemental dont la particularité est de s'appuyer notamment sur un ensemble ordonné de variables comportant des ressources naturelles, des transformations économiques et domestiques, des déchets et une pollution résultant d'activités. Or ce cycle n'est opérationnel que si des régulations sont émises par des Etats, des gouvernements, des entreprises et des hommes. Aussi l'intérêt d'associer l'Union Européenne au concept de développement durable s'illustre par sa volonté et sa responsabilité à l'égard des générations futures. En effet, les quinze pays ont fixé des priorités pour investir dans une croissance pérenne, assumer des choix stratégiques, mener des politiques motivantes. Ses richesses économiques, sociales et environnementales se prêtent à une vérification et une mise en oeuvre d'un développement durable. Des observations et des applications relevées dans chacun des quinze pays membres serviront alors d'exemples.
Résumé : Émile Savitry, peintre puis photographe, a côtoyé tout ce que le Paris des années trente abritait d'artistes, d?écrivains, d'intellectuels du monde entier. Le succès fulgurant que reçut sa première exposition de peinture surréaliste, introduite par Aragon en 1929, fait fuir cet homme modeste à Tahiti avec Georges Malkine. À son retour, il découvre Django Reinhard sur le port Toulon qu'il révèle et ramène à Paris pour lui faire connaître le monde du jazz. Le café du Dôme, La Coupole, ce carrefour Vavin qu'il ne quittera plus, lui réservent ses plus belles rencontres, les frères Prévert, Paul Grimault, Alberto Giacometti, Anton Prinner, Victor Brauner, Oscar Dominguez. Avec Brassaï, puis Robert Doisneau il développe sa carrière de photographe à l'agence Rapho. Il sera reporter, immortalisant les réfugiés républicains de la guerre d'Espagne comme le petit peuple du quartier de Pigalle, photographe de plateau pour Marcel Carné sur Les Portes de la Nuit et La Fleur de l?Âge, de mode pour Vogue et Harper?s Bazaar avant de retourner à la peinture. Ses portraits d'artistes d'une intimité complice et ses photographies de nu qui lui valent un véritable succès au Japon témoignent de sa profonde sensibilité. Surpris par la maladie, Émile Savitry meurt prématurément en 1967. Ce catalogue monographique est le premier consacré à ce photographe humaniste. Son oeuvre méconnue et foisonnante mérite aujourd'hui d?être mise en lumière.
Passagers dévoile le parcours d'un photographe qui pendant trente ans a porté son regard sur l'homme dans ses déambulations urbaines, capturant "cet instant d'oubli", comme le définit Laurent Mauvignier "le temps pour un homme de disparaître derrière le nuage de fumée d'une cigarette; ce moment où son regard se perd, se retourne comme un gant vers un monologue intérieur où il se dissout". Les photographies de Jean Pierre Favreau, rythmées par un texte de Laurent Mauvignier composé à la lecture des photographies, résonnent de silence au coeur du tumulte urbain, de solitude aux frontières du clair et de l'obscur. Passagers est une rencontre entre un photographe et un écrivain qui mettent en partage leur vision de l'homme.