Jaime Fernandes est né en 1899, dans un petit village au bord du Zêzere, l'une des rivières les plus sauvages du Portugal. Il a grandi dans un paysage bucolique et fertile, lieu de passage entouré de montagnes des flancs desquelles on extrayait de l'or, du tungstène et de l'étain. Petit propriétaire terrien, il se marie et voit grandir ses cinq enfants jusqu'à ses trente-huit ans, âge auquel il est interné à l'asile psychiatrique Miguel Bombarda de Lisbonne, à près de 300 kilomètres de chez lui. Considéré comme le plus important créateur portugais d'art en milieu psychiatrique, il a laissé quelque quatre-vingt-dix dessins, réalisés à l'encre, au crayon graphite ou au stylo-bille sur des supports en papier de qualité et de dimensions diverses. Sa créativité, qui s'exprimait librement sans âtre encadrée au sein d'un atelier d'arts plastiques, fut stimulée par le psychiatre qui le suivait, et qui a veillé à conserver le plus grand nombre de ses productions. Un observateur non prévenu ne peut qu'âtre frappé par la crudité de ces dessins, représentations anthropomorphes ou zoomorphes - de bovins, de caprins, de pachydermes, de poissons et de volatiles. Les figures humaines apparaissent comme des corps en rétention, les bras en l'air, les yeux grands ouverts et attentifs, semblant parfois se confondre avec des animaux. Jaime accompagnait parfois ses dessins de longs textes, sémantiquement obscurs, dont la calligraphie singulière fige le temps en longues séquences. N'obéissant à aucune autre motivation que le plaisir procuré par cet opiniâtre exercice de ressassement de ses souvenirs, il y a découvert le goût de l'imaginaire, du rêve, du fantasme et de la création, et l'envie d'être aimé par tous les êtres qui sont ou ont été partie prenante des portraits qu'il livre à notre regard. Jaime est mort à Lisbonne en 1969.
* « Tout pays est le pays de la jeunesse. Il meurt quand la jeunesse meurt. » - HÉCUBE, I, 6 * « Nous sommes les vainqueurs. Cela vous est bien égal, n'est-ce pas? Vous aussi vous l'êtes. Mais, nous, nous sommes les vainqueurs vivants. C'est ici que commence la différence. C'est ici que j'ai honte. » - HECTOR, II, 5 * « Il n'est pas très prudent d'avoir des dieux et des légumes trop dorés. » - ULYSSE, II, 13 « Le grand ressort [des] intrigues [de Giraudoux] c'est la nécessité où sont les destins de s'accomplir. » - Claude-Edmonde Magny (1945) « Développant les thèmes les plus angoissants de l'heure, Jean Giraudoux veut que cette angoisse nous reste personnelle. Ses subtilités, ses préciosités mêmes ont pour effet de tenir chaque spectateur en état d'émerveillement éveillé. » - Henri Gouhier (1968)
L'ouvrage fournit toutes les clés pour analyser la pièce de Jean Anouilh. Le résumé détaillé est suivi de l'étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles : - La comparaison entre l'Antigone de Sophocle et celle d'Anouilh - Antigone et les autres personnages - La composition et le style de la pièce - L'étude des principaux thèmes : la solitude, le bonheur, la conception du pouvoir... - Le sens de la pièce. Existe aussi en DVD Copat. (Lien -> http : //www. editions-hatier. fr/livre/le-meilleur-du-theatre-anouilh-antigone-dvd)
A moins de trente ans, Félix Vallotton (1865-1925) accède à une notoriété internationale comme rénovateur de la gravure sur bois. Lié d'amitié avec Vuillard, Bonnard et Maurice Denis, il rejoint le groupe des nabis. Après 1899, il concentre son activité sur la peinture dont il explore tous les genres : nu, paysage, nature morte, portrait et peinture d'histoire sous la forme mythologique ou allégorique. Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style à nul autre pareil, nourri du langage synthétique de ses gravures, de l'influence des maîtres japonais de l'estampe et de prédécesseurs illustres tels que Poussin, Rembrandt ou Ingres. Cet ouvrage retrace le parcours de Félix Vallotton en faisant revivre un artiste aux multiples talents.
Cet ouvrage passe en revue les diverses formes d'art propres aux 15 à 20 millions d'Igbo qui vivent dans la partie sud-est du Nigeria, en s'intéressant tout particulièrement aux réalisations du XXe siècle, sans oublier toutefois les bronzes et les céramiques des IXe et Xe siècles retrouvés sur trois sites d'Igbo-Ukwu habités par une même famille. Certains aspects de ces pièces archéologiques se retrouvent à l'identique dans des oeuvres d'art exécutées dix siècles plus tard. L'accent est mis sur les divers styles régionaux de sculptures figuratives, dont certaines plus grandes que nature, et des styles encore plus nombreux de masques provenant d'une bonne dizaine de régions, qui ne sont pas de simples formes, mais des instruments porteurs d'une intense signification pour la vie religieuse, sociale et politique. Le style et le contexte de ces arts sont étudiés avec attention, de même que la place qu'ils occupent dans le système esthétique international et le rôle des artistes et des mécènes. L'ouvrage examine les arts associés aux personnes, aux familles et aux communautés tout entières : décoration privée, objets domestiques, objets associés à la divination, formes architecturales, emblèmes de pouvoir, statuettes de culte, autels personnels et publics, et un vaste échantillon de plusieurs milliers de masques, qui représentent sans doute la quintessence de l'art igbo. Le livre s'achève sur une analyse des changements, de la concurrence et des développements intervenus dans le domaine des arts africains au cours du siècle dernier.