Mai 68 et les sciences sociales : la lutte continue. Hommages à Marc Jacquemain
Frère Bruno ; Fontaine Sébastien ; Italiano Patric
PULG
24,99 €
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EAN :9782875622273
Ce livre rassemble des contributions inédites sur la révolution "Mai 68" . On y retrouve des historiens, philosophes, sociologues ou politologues spécialistes de longue date de l'événement qui écrivent cette fois avec un demi-siècle de recul. Le monde dans lequel nous vivons, constatent-ils, a depuis radicalement changé. Certains thèmes, chers aux soixante-huitards, font aujourd'hui partie du lexique classique du cadre moderne, à l'aise dans la mondialisation (la créativité, l'innovation, la réalisation de soi, l'anticonformisme etc.). Mais d'autres thèmes s'avèrent difficilement digérables par le capitalisme et réémergent dans les expériences très contemporaines qu'évoquent nos auteurs : Zones d'autonomie à défendre, Gilets Jaunes, nouvelles luttes féministes (phénomène me-too, etc.). Ainsi en est-il par exemple de la critique de l'exploitation des ressources (qu'elles soient "humaines" ou naturelles) et de la course à la croissance. Les crises récentes (comme celle de 2008) ont aussi stimulé la plume de certains contributeurs, là où d'autres encore se sont penchés sur les inflexions progressistes que les mouvements sociaux inspirés de "l'esprit 68" ont permis dans le droit (des femmes, des minorités sexuelles ou raciales, etc.). En un mot comme en cent, cet ouvrage scrute les traces encore vives de Mai 68. Mais il le fait sans pour autant ignorer que bien des dimensions de la contestation soixante huitarde servent aujourd'hui la libéralisation sauvage de tous les marchés, l'affaiblissement de l'état "social" et la soumission de toutes choses au marketing (l'art, les loisirs, la culture...). Son principal intérêt, outre qu'il ne verse ni dans l'angélisme ni dans la critique réactionnaire de "Mai 68" , est probablement de faire en permanence le lien entre l'événement et des phénomènes sociaux, politiques ou économiques récents tout à fait majeurs. Ce qu'aucun ouvrage sur ce thème n'a plus fait depuis longtemps. Or, indéniablement, Mai 68 est à inscrire dans l'histoire des grands événements démocratiques, aux côtés de la révolution de 1789, de la Commune de Paris ou encore des Printemps arabes, dont notre époque reste l'écho.
Nombre de pages
172
Date de parution
13/11/2020
Poids
340g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782875622273
Auteur
Frère Bruno ; Fontaine Sébastien ; Italiano Patric
Editeur
PULG
Largeur
155
Date de parution
20201113
Nombre de pages
172,00 €
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Résumé : Aujourd'hui, sous couvert de "bonne gouvernance" ou de "créativité personnelle", le capitalisme déploie de nouvelles formes de sujétions au travail, porteuses de toute une série de pathologies inédites (stress, dépression, burn-out...). Les précaires et les travailleurs pauvres ont remplacé les prolétaires sur l'échelle des inégalités sociales, et c'est à eux que l'imaginaire managérial contemporain fait porter la responsabilité de leur exclusion. Ils ne seraient jamais assez flexibles, assez employables, assez leaders de leurs propres vies. Contre cet imaginaire, et alors même que d'aucuns la croyaient enterrée avec la "fin des idéologies" proclamée dans les années 1980, la théorie critique est remise au goût du jour. Le présent volume entend bien contribuer à cette relance. L'enjeu singulier qu'il s'est fixé est de tenir compte des traditions allemande, française et américaine sans jamais se départir de leur élan marxiste initial s'attaquant à toutes les formes de domination. Cependant, tout se passe comme si ces traditions avaient longtemps travaillé à partir d'un seul schème de pensée : les individus reproduisent inconsciemment les structures sociales du capitalisme qui pourtant les aliènent. Ils ne cherchent plus à se rebeller contre un système qui appauvrit pourtant leur travail, leur culture, leur âme elle-même. Pire, ils assurent la reproduction dudit système en glorifiant les valeurs dominantes. Les textes rassemblés ici montrent que cette vision n'est plus suffisante car elle s'avère incapable de rendre compte des résistances. Ils font prendre à la théorie critique le tournant qui lui permettra à l'avenir d'appréhender le potentiel d'émancipation propre à l'homme existant ici et maintenant, souvent lucide à l'égard de l'idéologie néolibérale et de son prétendu pragmatisme. Le sujet objet exclusivement aliéné et manipulé par la société de consommation est derrière nous. Face à l'exploitation contemporaine, place aux résistances citoyennes, des Femen aux Anonymous, en passant par les Indignés, les antipubs ou l'économie solidaire. Place à la nouvelle théorie critique.
Associations d’insertion sociale, microcrédit, commerce équitable? les initiatives dans ce qu?‘on appelle l’économie sociale et solidaire sont très nombreuses. Cette créativité est-elle un pansement face au désengagement de l’Etat social ? Ou bien faut-il y voir un renouveau en profondeur qui prouve que l’on peut changer la société ici et maintenant ?
Au fondement de cet ouvrage, un constat : les usages croissants de méthodes phénoménologiques en sciences humaines. Depuis plusieurs années en effet, émerge le souci, un peu partout dans les sciences humaines, de rompre avec des approches surplombantes du monde, des espaces, des sujets. Aujourd'hui, la phénoménologie semble être la perspective la plus pertinente pour répondre à cette exigence. A travers le spectre de leur discipline (sociologie, anthropologie, psychiatrie, psychanalyse, géographie, théorie sociale), des praticiens exposent dans cet ouvrage en quoi ils revendiquent un point de vue et une approche proprement phénoménologiques face à des difficultés que les méthodes usuelles de leurs disciplines respectives ne parviennent pas à surmonter. Pour ce faire, ils ont à la fois recourt à la pratique en livrant des exemples concrets, des " terrains " et des " cas " bien spécifiques, et à la théorie, en exposant leurs univers théoriques de références et en privilégiant certains auteurs phénoménologues.
Les nouvelles formes de résistance à la domination se déclinent dans un agir " ici et maintenant ", au service de causes concrètes : éducation sans frontières, défense des exclus, droits des homosexuels, alter - consommation, économie alternative et solidaire, communauté du logiciel libre... La tentative de changer le monde se fait désormais" par le bas " plutôt que selon le schéma de lutte marxiste, universel et symbolique, dont disposait en son temps le prolétariat. Comment l'indignation naît-elle de l'expérience de l'injustice ? Ces luttes se construisent-elles par opposition à l'Etat, ou tentent-elles de s'en accommoder, voire de l'enrôler comme allié ? Sont-elles vraiment nouvelles ou redéploient - elles des modes d'engagement auparavant voilés par l'imaginaire de la révolution totale ? Si nos sociétés s'extraient petit à petit du " trou noir " de la pensée critique dans lequel ces dernières décennies les avaient plongées, les déplacements du capitalisme et la refonte de son idéologie ont-ils privé le " nouveau prolétariat " d'un adversaire clairement identifiable et d'une capacité à mobiliser autour d'une cause globale ? Dressant un panorama de divers pratiques contemporaines de résistance et procédant à leur analyse, c'est à l'ensemble de ces questions que cet ouvrage ambitionne de se confronter.
Résumé : Les temps sont mûrs pour définir un nouveau type de comparatisme indo-iranien, qui serait fondé sur une approche globale de littératures pareillement constituées à des fins liturgiques : la védique et la mazdéenne. Telle était la conviction commune aux organisateurs du colloque intitulé Aux sources des liturgies indo-iraniennes, qui s'est tenu à l'Université de Liège, les 9 et 10 juin 2016, avec l'appui du Fonds National pour la Recherche Scientifique. Le présent volume, fondé sur les contributions présentées à ce colloque, est destiné à permettre à des indianistes et à des iranistes spécialisés dans ces questions de faire le point sur l'état des connaissances en présence les uns des autres.
Résumé : Renouant, par-delà Kant, avec le projet aristotélicien d'une théorie des catégories, la philosophie contemporaine a largement contribué à renouveler le problème de l'articulation entre l'analyse du monde et celle du langage, entre les catégories ontologiques (substance, propriété, état de choses, etc.) et les catégories logiques (sujet, prédicat, proposition, etc.). Les catégories héritées de la tradition sont-elles d'abord des catégories ontologiques ou des catégories logiques ? Quel lien unit les unes aux autres ? Et dans quelle mesure sont-elles contaminées, les unes comme les autres, par les catégories grammaticales qui dénotent les parties du discours (substantif, adjectif, verbe, etc.) ? Enfin, comment et à quelles conditions l'analyse syntaxique, qui rend compte de la construction d'expressions bien formées, peut-elle être complétée par une analyse sémantique, qui rend compte de leur caractère sensé ? Les études rassemblées dans ce volume portent sur toutes ces questions. Repartant de l'ambivalence des catégories d'Aristote et de la lecture qu'en propose Franz Brentano, elles jettent une lumière nouvelle sur certains aspects essentiels de la réappropriation du problème des catégories de Bolzano à Lesniewski, en passant, centralement, par la phénoménologie husserlienne.