
Résister au quotidien ?
Les nouvelles formes de résistance à la domination se déclinent dans un agir " ici et maintenant ", au service de causes concrètes : éducation sans frontières, défense des exclus, droits des homosexuels, alter - consommation, économie alternative et solidaire, communauté du logiciel libre... La tentative de changer le monde se fait désormais" par le bas " plutôt que selon le schéma de lutte marxiste, universel et symbolique, dont disposait en son temps le prolétariat. Comment l'indignation naît-elle de l'expérience de l'injustice ? Ces luttes se construisent-elles par opposition à l'Etat, ou tentent-elles de s'en accommoder, voire de l'enrôler comme allié ? Sont-elles vraiment nouvelles ou redéploient - elles des modes d'engagement auparavant voilés par l'imaginaire de la révolution totale ? Si nos sociétés s'extraient petit à petit du " trou noir " de la pensée critique dans lequel ces dernières décennies les avaient plongées, les déplacements du capitalisme et la refonte de son idéologie ont-ils privé le " nouveau prolétariat " d'un adversaire clairement identifiable et d'une capacité à mobiliser autour d'une cause globale ? Dressant un panorama de divers pratiques contemporaines de résistance et procédant à leur analyse, c'est à l'ensemble de ces questions que cet ouvrage ambitionne de se confronter.
| Nombre de pages | 298 |
|---|---|
| Date de parution | 23/05/2013 |
| Poids | 373g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782724612950 |
|---|---|
| Titre | Résister au quotidien ? |
| Auteur | Frère Bruno ; Jacquemain Marc |
| Editeur | SCIENCES PO |
| Largeur | 140 |
| Poids | 373 |
| Date de parution | 20130523 |
| Nombre de pages | 298,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Pour une démocratie sauvage. Une sociologie charnelle au coeur des luttes et des conflits
Cervera-Marzal Manuel ; Frère BrunoFace aux turbulences que traverse la sociologie contemporaine, accusée d'être, d'une part, trop militante et, de l'autre, scientiste et coupée de celles et ceux dont elle prétend rendre compte, Manuel Cervera-Marzal et Bruno Frère proposent une voie nouvelle : la sociologie charnelle. En effet, le sociologue est toujours plongé dans la " chair " du social ? son ordre et ses désordres, ses héritages et ses possibles. Inspirés par Maurice Merleau-Ponty, Cornelius Castoriadis, Pierre Bourdieu, Bruno Latour, Isabelle Stengers et Chantal Mouffe, les auteurs défendent une science politique (au sens premier du terme), radicalement démocratique, qui, non contente de décrire la société, accompagne les formes de vie émancipées. De la Zad de Notre-Dame-des-Landes au Chiapas zapatiste, le sociologue doit ainsi embrasser une multiplicité de luttes qui fragilisent le roc du capitalisme racial et patriarcal. Loin des visions trop lisses d'une société pacifiée comme des dénonciations désespérées d'une domination implacable, la sociologie charnelle voit dans les conflits, impossibles à étudier sans les habiter, le moteur même de la démocratie. Renouant avec sa vocation subversive, la sociologie se place ainsi du côté des petits, contre les puissants. Dans le tumulte des luttes se dessine non pas un autre monde, mais l'envers de ce monde, son double intempestif. C'est à cette part sauvage que ce livre entend donner voix. Et il entend le faire scientifiquement.En stockCOMMANDER22,50 € -

Le tournant de la théorie critique
Frère BrunoAujourd'hui, sous couvert de "bonne gouvernance" ou de "créativité personnelle", le capitalisme déploie de nouvelles formes de sujétions au travail, porteuses de toute une série de pathologies inédites (stress, dépression, burn-out...). Les précaires et les travailleurs pauvres ont remplacé les prolétaires sur l'échelle des inégalités sociales, et c'est à eux que l'imaginaire managérial contemporain fait porter la responsabilité de leur exclusion. Ils ne seraient jamais assez flexibles, assez employables, assez leaders de leurs propres vies. Contre cet imaginaire, et alors même que d'aucuns la croyaient enterrée avec la "fin des idéologies" proclamée dans les années 1980, la théorie critique est remise au goût du jour. Le présent volume entend bien contribuer à cette relance. L'enjeu singulier qu'il s'est fixé est de tenir compte des traditions allemande, française et américaine sans jamais se départir de leur élan marxiste initial s'attaquant à toutes les formes de domination. Cependant, tout se passe comme si ces traditions avaient longtemps travaillé à partir d'un seul schème de pensée : les individus reproduisent inconsciemment les structures sociales du capitalisme qui pourtant les aliènent. Ils ne cherchent plus à se rebeller contre un système qui appauvrit pourtant leur travail, leur culture, leur âme elle-même. Pire, ils assurent la reproduction dudit système en glorifiant les valeurs dominantes. Les textes rassemblés ici montrent que cette vision n'est plus suffisante car elle s'avère incapable de rendre compte des résistances. Ils font prendre à la théorie critique le tournant qui lui permettra à l'avenir d'appréhender le potentiel d'émancipation propre à l'homme existant ici et maintenant, souvent lucide à l'égard de l'idéologie néolibérale et de son prétendu pragmatisme. Le sujet objet exclusivement aliéné et manipulé par la société de consommation est derrière nous. Face à l'exploitation contemporaine, place aux résistances citoyennes, des Femen aux Anonymous, en passant par les Indignés, les antipubs ou l'économie solidaire. Place à la nouvelle théorie critique.EpuiséVOIR PRODUIT23,55 € -

L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIREA : BEQUILLE DU CAPITALISME ? - PROJET ABANDONNE
FRERE BRUNOAssociations d'insertion sociale, microcrédit, commerce équitable? les initiatives dans ce qu?'on appelle l'économie sociale et solidaire sont très nombreuses. Cette créativité est-elle un pansement face au désengagement de l'Etat social ? Ou bien faut-il y voir un renouveau en profondeur qui prouve que l'on peut changer la société ici et maintenant ...EpuiséVOIR PRODUIT9,90 € -

La phénoménologie à l'épreuve des sciences humaines
Frère BrunoAu fondement de cet ouvrage, un constat : les usages croissants de méthodes phénoménologiques en sciences humaines. Depuis plusieurs années en effet, émerge le souci, un peu partout dans les sciences humaines, de rompre avec des approches surplombantes du monde, des espaces, des sujets. Aujourd'hui, la phénoménologie semble être la perspective la plus pertinente pour répondre à cette exigence. À travers le spectre de leur discipline (sociologie, anthropologie, psychiatrie, psychanalyse, géographie, théorie sociale), des praticiens exposent dans cet ouvrage en quoi ils revendiquent un point de vue et une approche proprement phénoménologiques face à des difficultés que les méthodes usuelles de leurs disciplines respectives ne parviennent pas à surmonter. Pour ce faire, ils ont à la fois recourt à la pratique en livrant des exemples concrets, des « terrains » et des « cas » bien spécifiques, et à la théorie, en exposant leurs univers théoriques de références et en privilégiant certains auteurs phénoménologues.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER47,45 €
Du même éditeur
-

Culture numérique
Cardon DominiqueL'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.En stockCOMMANDER19,00 € -

La violence au nom de la loi
Fine Shoshana ; Lindemann ThomasS'il est bien documenté que les régimes autoritaires légitiment souvent l'exclusion, voire l'usage arbitraire de la force, par des appels au droit, à l'ordre et à l'autorité, il semble plus provocateur d'imaginer que l'Etat démocratique libéral recourt lui aussi au droit pour justifier, et parfois dissimuler, la violence. Nourris par la pensée de Walter Benjamin et s'inscrivant dans la tradition critique de l'Ecole de Francfort, Shoshana Fine et Thomas Lindemann ont enquêté pour comprendre comment le droit peut être mobilisé non pas pour protéger les populations, mais pour les exposer à la violence. A partir, notamment, de l'analyse des discours officiels français sur les migrants tentant de traverser la Manche ou sur l'intervention militaire française en Libye de 2011, ils montrent que le cadrage d'un événement à travers le prisme de la loi permet de le rendre abstrait, de faire disparaître la complexité irréductible de l'expérience vécue, de la réduire à une catégorie généralisable. C'est ainsi que la guerre s'inscrit dans un ordre juridique nécessaire et qu'au nom du droit, des noyades dans la Manche sont présentées comme la conséquence inexorable de traversées non autorisées.En stockCOMMANDER19,00 € -

Bruno Latour ou l'art d'assembler
Descola Philippe ; Karsenti Bruno ; Gardette MicheEn stockCOMMANDER27,00 € -

Parents en quête de droits. Minorités de sexualité et de genre d'un continent à l'autre
Biland EmilieSouvent marginalisées par leur famille d'origine, les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans ont longtemps été exclues des manières légitimes de faire famille. Depuis la fin du xxe siècle, leur reconnaissance partielle et controversée transforme la matrice de la parenté, ce système de normes qui divise l'humanité en deux catégories - femmes et hommes - à partir des corps, désirs et relations familiales valorisés. Fondé sur une enquête inédite en France, au Canada et au Chili, cet ouvrage examine comment parents, professionnel·les et militant·es s'adaptent à l'absence de droits, se mobilisent pour en obtenir et s'approprient les nouvelles règles. Il montre que les droits réduisent les expériences de l'injustice et sécurisent l'avenir des parents LGBT+, mais que cette ascension statutaire bénéficie surtout aux personnes bien accompagnées et bien dotées. La vie quotidienne de ces familles reste fragilisée par les attentes hétéronormées de leur entourage et des institutions, qui valorisent le couple et la maternité procréative. Enfin, leur reconnaissance est inégale d'un pays à l'autre : le droit français borne plus strictement les possibles familiaux que les droits québécois et chilien. D'autres voies restent ainsi à explorer pour que chacun·e y ait pleinement sa place.En stockCOMMANDER24,00 €
