Les nouvelles formes de résistance à la domination se déclinent dans un agir " ici et maintenant ", au service de causes concrètes : éducation sans frontières, défense des exclus, droits des homosexuels, alter - consommation, économie alternative et solidaire, communauté du logiciel libre... La tentative de changer le monde se fait désormais" par le bas " plutôt que selon le schéma de lutte marxiste, universel et symbolique, dont disposait en son temps le prolétariat. Comment l'indignation naît-elle de l'expérience de l'injustice ? Ces luttes se construisent-elles par opposition à l'Etat, ou tentent-elles de s'en accommoder, voire de l'enrôler comme allié ? Sont-elles vraiment nouvelles ou redéploient - elles des modes d'engagement auparavant voilés par l'imaginaire de la révolution totale ? Si nos sociétés s'extraient petit à petit du " trou noir " de la pensée critique dans lequel ces dernières décennies les avaient plongées, les déplacements du capitalisme et la refonte de son idéologie ont-ils privé le " nouveau prolétariat " d'un adversaire clairement identifiable et d'une capacité à mobiliser autour d'une cause globale ? Dressant un panorama de divers pratiques contemporaines de résistance et procédant à leur analyse, c'est à l'ensemble de ces questions que cet ouvrage ambitionne de se confronter.
Nombre de pages
298
Date de parution
23/05/2013
Poids
373g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782724612950
Titre
Résister au quotidien ?
Auteur
Frère Bruno ; Jacquemain Marc
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
140
Poids
373
Date de parution
20130523
Nombre de pages
298,00 €
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Aujourd'hui, sous couvert de "bonne gouvernance" ou de "créativité personnelle", le capitalisme déploie de nouvelles formes de sujétions au travail, porteuses de toute une série de pathologies inédites (stress, dépression, burn-out...). Les précaires et les travailleurs pauvres ont remplacé les prolétaires sur l'échelle des inégalités sociales, et c'est à eux que l'imaginaire managérial contemporain fait porter la responsabilité de leur exclusion. Ils ne seraient jamais assez flexibles, assez employables, assez leaders de leurs propres vies. Contre cet imaginaire, et alors même que d'aucuns la croyaient enterrée avec la "fin des idéologies" proclamée dans les années 1980, la théorie critique est remise au goût du jour. Le présent volume entend bien contribuer à cette relance. L'enjeu singulier qu'il s'est fixé est de tenir compte des traditions allemande, française et américaine sans jamais se départir de leur élan marxiste initial s'attaquant à toutes les formes de domination. Cependant, tout se passe comme si ces traditions avaient longtemps travaillé à partir d'un seul schème de pensée : les individus reproduisent inconsciemment les structures sociales du capitalisme qui pourtant les aliènent. Ils ne cherchent plus à se rebeller contre un système qui appauvrit pourtant leur travail, leur culture, leur âme elle-même. Pire, ils assurent la reproduction dudit système en glorifiant les valeurs dominantes. Les textes rassemblés ici montrent que cette vision n'est plus suffisante car elle s'avère incapable de rendre compte des résistances. Ils font prendre à la théorie critique le tournant qui lui permettra à l'avenir d'appréhender le potentiel d'émancipation propre à l'homme existant ici et maintenant, souvent lucide à l'égard de l'idéologie néolibérale et de son prétendu pragmatisme. Le sujet objet exclusivement aliéné et manipulé par la société de consommation est derrière nous. Face à l'exploitation contemporaine, place aux résistances citoyennes, des Femen aux Anonymous, en passant par les Indignés, les antipubs ou l'économie solidaire. Place à la nouvelle théorie critique.
Au fondement de cet ouvrage, un constat : les usages croissants de méthodes phénoménologiques en sciences humaines. Depuis plusieurs années en effet, émerge le souci, un peu partout dans les sciences humaines, de rompre avec des approches surplombantes du monde, des espaces, des sujets. Aujourd'hui, la phénoménologie semble être la perspective la plus pertinente pour répondre à cette exigence. À travers le spectre de leur discipline (sociologie, anthropologie, psychiatrie, psychanalyse, géographie, théorie sociale), des praticiens exposent dans cet ouvrage en quoi ils revendiquent un point de vue et une approche proprement phénoménologiques face à des difficultés que les méthodes usuelles de leurs disciplines respectives ne parviennent pas à surmonter. Pour ce faire, ils ont à la fois recourt à la pratique en livrant des exemples concrets, des « terrains » et des « cas » bien spécifiques, et à la théorie, en exposant leurs univers théoriques de références et en privilégiant certains auteurs phénoménologues.
Surpris de la voir abandonner son métier de médecin pour la vie monastique, des amis du Frère Bruno, moine cistercien, n'ont cessé de le questionner. Soigner ceux qui souffrent, n'est-ce pas une belle vocation? Travailler dans le tiers monde, n'est-ce pas un engagement suffisant pour un chrétien? Pourquoi entrer dans un monastère? Comment expliquer un tel choix qui semble aller au rebours des idéaux de bonheur du monde contemporain? Partant de ces questions, Frère Bruno a approfondi les raisons de son engagement. Quel est le sens de la vocation monastique? Dieu a-t-il besoin d'être entouré d'admirateurs oublieux des autres hommes? Pour l'auteur, vivre en communion avec Pieu, c'est aussi vivre en communion avec s frères en humanité, vivre un service... Biographie: Médecin pendant douze ans dont sept en Afrique et au Proche-Orient, Frère Bruno est moine à l'abbaye de Tamié depuis dix ans.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.