Deux avocats dans la France occupée. Les archives de Joseph Haennig et Léon-Maurice Nordmann
Freedman Eric ; Weisberg Richard H.
NON LIEU
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EAN :9782352702214
Cette monographie évoque les rôles de deux avocats au cours du drame tragique du Réseau du Musée de l'Homme pendant l'Occupation allemande. D'un côté, Joseph Haennig, avocat parisien d'origine alsacienne, fut l'un des commentateurs de la jurisprudence antisémite du régime collaborationniste de Vichy, un défenseur, pendant la guerre, des criminels de droit commun ainsi que des membres de la Résistance, et, après la guerre, des collaborateurs. De l'autre, Léon-Maurice Nordmann, avocat parisien d'origine juive, devenu membre du premier groupe de la Résistance française, fut défendu au cours de son procès par Haennig, avant d'être exécuté en 1942. Nous publions in extenso les transcriptions des archives de Haennig sur Nordmann, qui fut l'un des accusés avec d'autres membres du groupe de Résistance du Musée de l'Homme. Ces archives contiennent de la correspondance ainsi que des notes détaillées en français et en allemand, qui montrent que les autorités d'Occupation allemande suivirent étroitement toutes les activités des membres du groupe jusqu'à leurs arrestations, procès et exécutions. Il y a en tout 35 documents, datés entre les mois de janvier 1941 et de septembre 1944, y compris 2 écrits de Nordmann lui-même, 2 de son frère Roger Nordmann, 12 de Haennig, 3 de Jacques Charpentier, Bâtonnier de l'Ordre des avocat, un d'un avocat collègue de Haennig, et 9 des autorités allemandes.
Nombre de pages
171
Date de parution
01/10/2015
Poids
225g
Plus d'informations
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EAN
9782352702214
Titre
Deux avocats dans la France occupée. Les archives de Joseph Haennig et Léon-Maurice Nordmann
Auteur
Freedman Eric ; Weisberg Richard H.
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
225
Date de parution
20151001
Nombre de pages
171,00 €
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Benjamin Wechsler, né en 1898 à Jassy en Roumanie, s'installe à Bucarest en 1919, puis émigre à Paris à la fin de 1923. En France, il écrit et publie sous le nom de Benjamin Fondane, à partir de mars 1925. Il meurt à Auschwitz en octobre 1944. Journaliste, critique, dramaturge, scénariste, essayiste, philosophe, avant tout poète, Fundoianu/ Fondane est un écrivain dans tous les sens du terme. De son vivant, il a publié les 800 textes recensés dans cette bibliographie. Sont également recensés les textes posthumes, en périodique et en volume, que ce soit en édition originale, réédition ou en traduction.
Le théâtre a toujours joué un grand rôle dans la vie et l'oeuvre de Benjamin Fondane (1898-1944), surtout poète et philosophe, mais aussi journaliste, critique littéraire, traducteur, scénariste. En Roumanie, avant de venir en France, il avait publié de nombreux articles de critique théâtrale. En 1922, à Bucarest, il créa un théâtre d'avant-garde appelé Insula, qui était influencé par Jacques Copeau et son théâtre du Vieux-Colombier. A Paris, à la fin des années 1920, il prit la défense d'Antonin Artaud et du théâtre Alfred Jarry. En tant qu'auteur, il est un dramaturge poétique, qui nomme ses pièces de théâtre, des "poèmes dramatiques", des "mystères". Cependant autant que son oeuvre poétique proprement dite, ses pièces reprennent quelques-uns des thèmes de la philosophie existentielle de Léon Chestov. Ce volume réunit les trois pièces écrites en français par Fondane : Le Festin de Balthazar, Philoctète et Le Puits de Maule (adaptation de La Maison aux sept pignons de Nathaniel Hawthorne). On y a joint l'ébauche d'une quatrième pièce : Oedipe. Aucune de ses pièces ne fut jouée ni éditée de son vivant. Seul Le Festin de Balthazar a été édité en 1985 et la pièce a été montée à deux reprises par André Cazalas.
Abrahamson Eric ; Freedman David H. ; Boisivon Fra
Etes-vous "structurellement" ou "temporairement" désordonné? adepte du "minifoutoir", des "gratte-ciel de papier" ou du "bon débarras"? Rassurez-vous, le désordre n'est pas une tare! Il a même de grandes vertus: on savait qu'il était source de créativité, on apprend qu'il peut être efficace et rentable. A la maison comme dans l'entreprise. Car l'ordre coûte cher, lui, sans être toujours payant. Et si les sept piliers de la gestion du temps de travail étaient autant de préjugés et de mauvaises habitudes? Et si les systèmes, les institutions ou les gens modérément désorganisés se révélaient souvent plus adaptés, plus résistants, plus efficaces que s'ils étaient soumis à une organisation stricte? Oui, le désordre est rentable. Il suffit d'observer le changement des mentalités dans les entreprises les plus innovantes: un géant comme Microsoft a toujours travaillé dans le désordre; même Hewlett-Packard et IBM, ce monstre d'organisation, se sont ouverts à la culture anticonformiste du logiciel libre. Quand le FBI échoue par trop d'organisation, Schwarzenegger, désordonné chronique, triomphe sur tous les fronts. Combien de progrès scientifiques, de grandes réalisations sont le fruit d'un prodigieux désordre: la découverte de la pénicilline, celle des plastiques conducteurs, l'observation du rayonnement fossile du Big Bang, les improvisations fougueuses d'un Jean-Sébastien Bach, des chefs étoilés qui font de leur cuisine un chorus de jazz, un traitement médical qui transforme des vibrations aléatoires en bain de jouvence... Un livre surprenant, réjouissant, dont les idées feront le management de demain. Un livre qui ouvrira les yeux aux inconditionnels de l'ordre et déculpabilisera les désordonnés.
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d'oeuvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur " à-tout-faire ", Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve - à la lecture notamment de ses lettres - l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud - condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits - n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".