Théâtre complet. Le Festin de Balthazar ; Philoctète ; Oedipe ; Le Puits de Maule
Fondane Benjamin ; Freedman Eric
NON LIEU
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EAN :9782352701378
Le théâtre a toujours joué un grand rôle dans la vie et l'oeuvre de Benjamin Fondane (1898-1944), surtout poète et philosophe, mais aussi journaliste, critique littéraire, traducteur, scénariste. En Roumanie, avant de venir en France, il avait publié de nombreux articles de critique théâtrale. En 1922, à Bucarest, il créa un théâtre d'avant-garde appelé Insula, qui était influencé par Jacques Copeau et son théâtre du Vieux-Colombier. A Paris, à la fin des années 1920, il prit la défense d'Antonin Artaud et du théâtre Alfred Jarry. En tant qu'auteur, il est un dramaturge poétique, qui nomme ses pièces de théâtre, des "poèmes dramatiques", des "mystères". Cependant autant que son oeuvre poétique proprement dite, ses pièces reprennent quelques-uns des thèmes de la philosophie existentielle de Léon Chestov. Ce volume réunit les trois pièces écrites en français par Fondane : Le Festin de Balthazar, Philoctète et Le Puits de Maule (adaptation de La Maison aux sept pignons de Nathaniel Hawthorne). On y a joint l'ébauche d'une quatrième pièce : Oedipe. Aucune de ses pièces ne fut jouée ni éditée de son vivant. Seul Le Festin de Balthazar a été édité en 1985 et la pièce a été montée à deux reprises par André Cazalas.
Nombre de pages
306
Date de parution
16/10/2012
Poids
355g
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EAN
9782352701378
Titre
Théâtre complet. Le Festin de Balthazar %3B Philoctète %3B Oedipe %3B Le Puits de Maule
Auteur
Fondane Benjamin ; Freedman Eric
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
355
Date de parution
20121016
Nombre de pages
306,00 €
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Au départ, dans les années 1930, L'Exode est un poème dramatique à plusieurs voix qui évoque la déportation et l'exil des juifs à Babylone sous Nabuchodonosor au VIIe siècle av. J.-C. Pendant l'Occupation, Fondane a repris son poème pour y insérer le récit d'un autre exode, qu'il a vécu, celui des Parisiens fuyant la capitale devant l'avancée allemande en juin 1940. Du coup, l'histoire des juifs relue et réactualisée prenait une dimension universelle. Enfin, il a fait précéder son poème de ce grand texte prophétique qu'est la "Préface en prose" : C'est à vous que je parle, hommes des antipodes, je parle d'homme à homme, avec le peu en moi qui demeure de l'homme, avec le peu de voix qui me reste au gosier, mon sang est sur les routes, puisse-t-il, puisse-t-il ne pas crier vengeance ! L'hallali est donné, les bêtes sont traquées, laissez-moi vous parler avec ces mêmes mots que nous eûmes en partage ? il reste peu d'intelligibles !
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".