L'épargne n'est pas un jeu c'est une nécessité qui résulte des difficultés de longue date des systèmes sociaux. Et cette épargne est soumise à une fiscalité lourde, compliquée et changeante. Il est devenu indispensable d'en connaître les principes. L'épargnant peut bien sûr faire appel à un professionnel, mais il oublie souvent que c'est tout d'abord un commercial : leurs propositions méritent une analyse critique. Ce manuel a donc trois objectifs : le premier est de donner les outils nécessaires à cette analyse, le second d'illustrer par des études de cas la démarche de gestion de patrimoine et le troisième de donner au lecteur la possibilité, dans les cas simples, de gérer lui-même son épargne de façon efficace et prudente. L'épargnant trouvera aussi, sur le site Internet créé par les auteurs, des compléments et des feuilles Excel permettant d'effectuer des simulations et calculs financiers.
Nombre de pages
166
Date de parution
31/03/2014
Poids
225g
Largeur
135mm
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EAN
9782343025261
Titre
Le cri de l'épargnant. Les clefs de la sécurité et de la performance dans l'épargne individuelle
L'omniprésence de l'Etat en France montre que le régime est beaucoup plus socialiste que libéral. Les progrès scientifiques mal maîtrisés ont transformé les sciences sociales chargées d'analyser la société en une technologie sociale chargée d'en résoudre les problèmes. Par suite, l'Etat-providence applique des politiques collectives fondées sur un égalitarisme primaire qui fait perdre à l'individu sa liberté et sa responsabilité. La justice sociale se retourne alors contre ceux qui en ont le plus besoin.
Les conflits auxquels les universitaires doivent faire face maintenant ne sont pas imaginables par celui qui ne les a pas vécus. Le lecteur en prendra la mesure en entrant avec l'auteur à l'intérieur des murs, en participant à la vie quotidienne d'un établissement. Il sera surpris des comportements des étudiants et des enseignants, de la rigidité et des contradictions de la fonction publique, de l'influence des idéologies. Cet état des lieux est suivi d'une interprétation des faits observés. L'auteur replace le système universitaire dans le contexte de l'Etat-providence et de la maternisation de la société, et explique ainsi l'évolution des comportements et l'apparition des conflits. Les procédures administratives ayant montré leurs limites, c'est en responsabilisant les acteurs de l'université que l'on peut résoudre ces difficultés.
Cet essai est constitué de deux parties. La première est une réflexion critique sur les méthodes scientifiques appliquées dans les sciences sociales. De plus en plus en effet, l'informatisation de la société aboutit à la quantification de l'individu, et l'homme est peu à peu considéré comme un objet qu'on peut manipuler sans qu'il ne réagisse. Les méthodes scientifiques adaptées à l'origine aux sciences de la matière sont alors appliquées dans les sciences de l'homme et de la société sans le recul nécessaire à l'interprétation des résultats qu'elles donnent. La conséquence est évidemment la nécessité de revenir à une approche qui respecte l'individu, sa liberté et sa responsabilité. Cette approche guide la reconstruction du système éducatif proposée dans la seconde partie. Il s'agit à la fois de respecter les valeurs familiales et d'imposer les valeurs démocratiques. Pour limiter les conflits inévitables, les parents doivent pouvoir choisir l'école de leurs enfants en fonction de son projet d'établissement, ce dernier étant établi pour promouvoir la démocratie dans notre société et proposer des compléments éducatifs en toute liberté. C'est par cette liberté donnée aux parents et aux établissements plus que par la contrainte administrative que l'on pourra faire évoluer le système éducatif pour réussir ce qui est l'enjeu principal de l'école, l'intégration de la jeunesse dans la société des adultes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...