Cet essai est constitué de deux parties. La première est une réflexion critique sur les méthodes scientifiques appliquées dans les sciences sociales. De plus en plus en effet, l'informatisation de la société aboutit à la quantification de l'individu, et l'homme est peu à peu considéré comme un objet qu'on peut manipuler sans qu'il ne réagisse. Les méthodes scientifiques adaptées à l'origine aux sciences de la matière sont alors appliquées dans les sciences de l'homme et de la société sans le recul nécessaire à l'interprétation des résultats qu'elles donnent. La conséquence est évidemment la nécessité de revenir à une approche qui respecte l'individu, sa liberté et sa responsabilité. Cette approche guide la reconstruction du système éducatif proposée dans la seconde partie. Il s'agit à la fois de respecter les valeurs familiales et d'imposer les valeurs démocratiques. Pour limiter les conflits inévitables, les parents doivent pouvoir choisir l'école de leurs enfants en fonction de son projet d'établissement, ce dernier étant établi pour promouvoir la démocratie dans notre société et proposer des compléments éducatifs en toute liberté. C'est par cette liberté donnée aux parents et aux établissements plus que par la contrainte administrative que l'on pourra faire évoluer le système éducatif pour réussir ce qui est l'enjeu principal de l'école, l'intégration de la jeunesse dans la société des adultes.
Nombre de pages
252
Date de parution
26/12/2011
Poids
394g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782363670090
Titre
Reconstruire l'école
Auteur
Foucart Thierry ; Ferréol Gilles
Editeur
NUVIS
Largeur
110
Poids
394
Date de parution
20111226
Nombre de pages
252,00 €
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L'omniprésence de l'Etat en France montre que le régime est beaucoup plus socialiste que libéral. Les progrès scientifiques mal maîtrisés ont transformé les sciences sociales chargées d'analyser la société en une technologie sociale chargée d'en résoudre les problèmes. Par suite, l'Etat-providence applique des politiques collectives fondées sur un égalitarisme primaire qui fait perdre à l'individu sa liberté et sa responsabilité. La justice sociale se retourne alors contre ceux qui en ont le plus besoin.
Les conflits auxquels les universitaires doivent faire face maintenant ne sont pas imaginables par celui qui ne les a pas vécus. Le lecteur en prendra la mesure en entrant avec l'auteur à l'intérieur des murs, en participant à la vie quotidienne d'un établissement. Il sera surpris des comportements des étudiants et des enseignants, de la rigidité et des contradictions de la fonction publique, de l'influence des idéologies. Cet état des lieux est suivi d'une interprétation des faits observés. L'auteur replace le système universitaire dans le contexte de l'Etat-providence et de la maternisation de la société, et explique ainsi l'évolution des comportements et l'apparition des conflits. Les procédures administratives ayant montré leurs limites, c'est en responsabilisant les acteurs de l'université que l'on peut résoudre ces difficultés.
L'épargne n'est pas un jeu c'est une nécessité qui résulte des difficultés de longue date des systèmes sociaux. Et cette épargne est soumise à une fiscalité lourde, compliquée et changeante. Il est devenu indispensable d'en connaître les principes. L'épargnant peut bien sûr faire appel à un professionnel, mais il oublie souvent que c'est tout d'abord un commercial : leurs propositions méritent une analyse critique. Ce manuel a donc trois objectifs : le premier est de donner les outils nécessaires à cette analyse, le second d'illustrer par des études de cas la démarche de gestion de patrimoine et le troisième de donner au lecteur la possibilité, dans les cas simples, de gérer lui-même son épargne de façon efficace et prudente. L'épargnant trouvera aussi, sur le site Internet créé par les auteurs, des compléments et des feuilles Excel permettant d'effectuer des simulations et calculs financiers.
Certains êtres ont une destinée extraordinaire ; on s'aperçoit après leur mort que cette destinée aura été totalement improbable, que leur vie n'aurait jamais dû être ce qu'elle a été. Mozart est de ceux-là : de tous les grands compositeurs, il est sans doute celui qui aura eu la destinée la plus invraisemblable, et sa vie a fait de lui ce qu'il est devenu : un génie unique en son genre. D'autres êtres ont une vie tragique. Ils ont accumulé incompréhensions et désillusions ; ils ont traversé crise sur crise et cela les a marqués de plus en plus profondément. Mozart est aussi de ceux-là : il est mort ruiné, discrédité et vilipendé par la haute société viennoise. Pourtant, il a écrit pendant ses deux dernières années, pathétiques à plus d'un titre, quelques uns de ses plus beaux chefs d'oeuvre. Certains êtres enfin ont une mort rédemptrice. Ils ont quitté le monde pauvres, déchus, calomniés. Mais ils sont devenus immenses après leur mort. Mozart est encore de ceux-là : il est assurément l'un des compositeurs les plus universellement célébrés. Ce livre relate la vie de Mozart telle qu'elle fut, débarrassée des légendes, des parti-pris et des clichés qui encombrent souvent ses biographies. Il la resitue dans son contexte, ce non-dit du texte dans lequel se trouve, selon l'auteur, la clé de ce que certains commentateurs appellent encore "l'énigme" Mozart. Car sa destinée extraordinaire, sa vie dramatique, son apothéose ne peuvent être pleinement comprises et appréciées qu'en se situant historiquement au moment où il a vécu, et géographiquement là où il a vécu. On saisit alors pleinement combien sa musique, éminemment humaine, est tragi-comique comme il en a été de son existence. Mozart pleure et rit tout à la fois ; il se désespère et garde espoir en même temps. Cette humanité-là est omni-présente dans les oeuvres considérables qu'il nous a laissées et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas ne pas les aimer : comme l'a écrit Stendhal, le nom de Mozart ne périra pas tant qu'il se trouvera des âmes sensibles. La recherche concernant Mozart et ses oeuvres continue d'être très active. Des documents de première importance ont été découverts au cours de ces dernières années, dont l'auteur a tenu le plus grand compte dans son travail. Ils rendent plus actuelle et plus nécessaire que jamais cette biographie novatrice et remarquablement documentée, qui montre à quel point Mozart, en dépit de toutes ses vicissitudes, était en avance sur son temps. Ce livre devrait être lu et médité par celles et ceux qui ne peuvent se passer de sa musique, soit parce qu'ils l'écoutent, soit parce qu'ils la jouent. Et il devrait leur permettre de mieux l'écouter, de mieux l'apprécier - et, sans doute aussi, de mieux l'interpréter.