Mobilités résidentielles, territoires et politiques publiques
Fol Sylvie ; Miot Yoan ; Vignal Cécile
PU SEPTENTRION
24,99 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782757407431
Alors que la mobilité s'est affirmée depuis quelques décennies comme une valeur centrale des sociétés urbaines, elle fait désormais l'objet d'une injonction qui se manifeste dans tous les domaines, qu'il s'agisse des déplacements quotidiens, de la mobilité professionnelle ou de la mobilité résidentielle. Cette dernière dimension de la mobilité est au coeur de cet ouvrage, dont l'ambition est d'analyser dans quelle mesure les mobilités résidentielles contribuent au creusement des inégalités sociales et territoriales et de discuter le rôle des politiques publiques dans les processus de mise en mobilité des habitants des territoires populaires. Dans un contexte de compétition entre les territoires, les mobilités résidentielles sont ainsi interrogées dans leur propension à renforcer les inégalités socio-spatiales, notamment entre les espaces qui sont en mesure de capter les populations les plus " désirables " et ceux qui au contraire ne parviennent qu'à accueillir les populations les plus "captives". Les mobilités résidentielles sont également analysées en lien avec les trajectoires sociales, mettant en avant les déterminants sociaux des choix résidentiels. Enfin, les contributions réunies dans cet ouvrage discutent les orientations des politiques publiques incitant à la mobilité des classes populaires. A cet égard, les contributions révèlent l'importance de l'ancrage et les formes de résistance à la mobilité des habitants des territoires populaires. Dans ce cadre, les politiques de rénovation urbaine étudiées offrent des illustrations particulièrement intéressantes des tensions comme des impensés des politiques tournées vers la mobilité résidentielle.
Nombre de pages
255
Date de parution
03/07/2014
Poids
416g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782757407431
Titre
Mobilités résidentielles, territoires et politiques publiques
Auteur
Fol Sylvie ; Miot Yoan ; Vignal Cécile
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
416
Date de parution
20140703
Nombre de pages
255,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au cours des dernières décennies, la croissance sans précédent de toutes les formes de déplacement fait sans doute partie des phénomènes qui ont le plus marqué les évolutions de la ville. Cependant, tous les groupes sociaux ne sont pas concernés au même titre par l'explosion de la mobilité et celle-ci constitue aujourd'hui un véritable discriminant social. La faible mobilité des "pauvres" apparaît ainsi, aux yeux de certains auteurs, comme un handicap dans une société où l'aptitude à se mouvoir serait devenue une valeur centrale. C'est en partant de cette approche que des politiques tendant à favoriser la mobilité des personnes les plus démunies ont été mises en place. Dans un premier temps, ces actions ont été centrées sur le désenclavement des quartiers concentrant les populations pauvres par le biais d'une amélioration de l'offre de transports en commun. Plus récemment, les politiques se sont davantage axées sur le développement de la mobilité individuelle considérée comme un moyen privilégié d'intégration professionnelle et sociale. À partir d'exemples pris en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, cet ouvrage tend à montrer que si l'accès à la mobilité est une ressource dont il est évidemment nécessaire de doter les habitants des "quartiers pauvres", il est beaucoup plus contestable de transformer l'objectif d'amélioration de la mobilité en injonction à la mobilité, comme l'évolution récente des politiques d'insertion semble en témoigner. En effet, si l'incitation à bouger devient obligation, il est à craindre que les habitants des quartiers en difficulté y perdent une bonne partie de leurs ressources, fondées aujourd'hui sur la proximité et les réseaux sociaux au sein du quartier.
Alors que depuis quelques années, une réflexion s'est développée sur le concept de justice spatiale, cet ouvrage a pour ambition de contribuer au renouveau des analyses portant plus spécifiquement sur les liens entre ségrégation urbaine et justice, en favorisant les échanges scientifiques entre chercheurs issus d'horizons disciplinaires, géographiques et culturels variés. Il vise également à apporter des éléments nouveaux permettant d'éclairer les politiques urbaines qui, dans de nombreux pays, annoncent haut et fort vouloir remédier à la ségrégation parce qu'elle serait injuste par définition.Issus de l'atelier «Justice spatiale et ségrégation» du colloque international «Justice et injustices spatiales» qui s'est tenu à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense en avril 2008, les textes rassemblés dans ce volume explorent ainsi plusieurs grandes questions: toute division socio-spatiale de l'espace - urbain en particulier - est-elle injuste? Quels sont les processus qui produisent de la ségrégation et en quoi sont-ils injustes? Les situations de ségrégation produisent-elles des effets injustes (les effets de lieu par exemple)? Symétriquement, l'objectif de la mixité socio-spatiale, souvent implicitement donné comme l'idéal de la ville juste, ne mérite-t-il pas d'être questionné? Enfin, la prise en compte de la mobilité n'impose-t-elle pas de repenser les relations entre justice et ségrégation?
« A treize ans je pouvais être vraiment peste par moments, et têtue. J'avais tout simplement décidé de ne dire ni faire quoi que ce soit contre mon gré. Pas de "s'il vous plaît monsieur", pas de "merci madame". Rien. A moins d'en avoir envie. Il faut avoir été pauvre et noire pour savoir à combien de coups on s'expose quand on essaie de mettre ça en pratique. » Noire, pauvre, prostituée, vulnérable et bagarreuse, des bas-fonds de Harlem aux plus prestigieuses salles de concert, Billie Holiday (1915-1959) lutta toute sa vie pour s'imposer. Sexe, alcool, drogues, elle voulut tout essayer et en mourut. Sa voix fut son chemin vers la liberté.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.