Mobilités résidentielles, territoires et politiques publiques
Fol Sylvie ; Miot Yoan ; Vignal Cécile
PU SEPTENTRION
25,00 €
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EAN :9782757407431
Alors que la mobilité s'est affirmée depuis quelques décennies comme une valeur centrale des sociétés urbaines, elle fait désormais l'objet d'une injonction qui se manifeste dans tous les domaines, qu'il s'agisse des déplacements quotidiens, de la mobilité professionnelle ou de la mobilité résidentielle. Cette dernière dimension de la mobilité est au coeur de cet ouvrage, dont l'ambition est d'analyser dans quelle mesure les mobilités résidentielles contribuent au creusement des inégalités sociales et territoriales et de discuter le rôle des politiques publiques dans les processus de mise en mobilité des habitants des territoires populaires. Dans un contexte de compétition entre les territoires, les mobilités résidentielles sont ainsi interrogées dans leur propension à renforcer les inégalités socio-spatiales, notamment entre les espaces qui sont en mesure de capter les populations les plus " désirables " et ceux qui au contraire ne parviennent qu'à accueillir les populations les plus "captives". Les mobilités résidentielles sont également analysées en lien avec les trajectoires sociales, mettant en avant les déterminants sociaux des choix résidentiels. Enfin, les contributions réunies dans cet ouvrage discutent les orientations des politiques publiques incitant à la mobilité des classes populaires. A cet égard, les contributions révèlent l'importance de l'ancrage et les formes de résistance à la mobilité des habitants des territoires populaires. Dans ce cadre, les politiques de rénovation urbaine étudiées offrent des illustrations particulièrement intéressantes des tensions comme des impensés des politiques tournées vers la mobilité résidentielle.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
255
Date de parution
03/07/2014
Poids
416g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782757407431
Titre
Mobilités résidentielles, territoires et politiques publiques
Auteur
Fol Sylvie ; Miot Yoan ; Vignal Cécile
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
416
Date de parution
20140703
Nombre de pages
255,00 €
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Au cours des dernières décennies, la croissance sans précédent de toutes les formes de déplacement fait sans doute partie des phénomènes qui ont le plus marqué les évolutions de la ville. Cependant, tous les groupes sociaux ne sont pas concernés au même titre par l'explosion de la mobilité et celle-ci constitue aujourd'hui un véritable discriminant social. La faible mobilité des "pauvres" apparaît ainsi, aux yeux de certains auteurs, comme un handicap dans une société où l'aptitude à se mouvoir serait devenue une valeur centrale. C'est en partant de cette approche que des politiques tendant à favoriser la mobilité des personnes les plus démunies ont été mises en place. Dans un premier temps, ces actions ont été centrées sur le désenclavement des quartiers concentrant les populations pauvres par le biais d'une amélioration de l'offre de transports en commun. Plus récemment, les politiques se sont davantage axées sur le développement de la mobilité individuelle considérée comme un moyen privilégié d'intégration professionnelle et sociale. À partir d'exemples pris en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, cet ouvrage tend à montrer que si l'accès à la mobilité est une ressource dont il est évidemment nécessaire de doter les habitants des "quartiers pauvres", il est beaucoup plus contestable de transformer l'objectif d'amélioration de la mobilité en injonction à la mobilité, comme l'évolution récente des politiques d'insertion semble en témoigner. En effet, si l'incitation à bouger devient obligation, il est à craindre que les habitants des quartiers en difficulté y perdent une bonne partie de leurs ressources, fondées aujourd'hui sur la proximité et les réseaux sociaux au sein du quartier.
Alors que depuis quelques années, une réflexion s'est développée sur le concept de justice spatiale, cet ouvrage a pour ambition de contribuer au renouveau des analyses portant plus spécifiquement sur les liens entre ségrégation urbaine et justice, en favorisant les échanges scientifiques entre chercheurs issus d'horizons disciplinaires, géographiques et culturels variés. Il vise également à apporter des éléments nouveaux permettant d'éclairer les politiques urbaines qui, dans de nombreux pays, annoncent haut et fort vouloir remédier à la ségrégation parce qu'elle serait injuste par définition.Issus de l'atelier «Justice spatiale et ségrégation» du colloque international «Justice et injustices spatiales» qui s'est tenu à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense en avril 2008, les textes rassemblés dans ce volume explorent ainsi plusieurs grandes questions: toute division socio-spatiale de l'espace - urbain en particulier - est-elle injuste? Quels sont les processus qui produisent de la ségrégation et en quoi sont-ils injustes? Les situations de ségrégation produisent-elles des effets injustes (les effets de lieu par exemple)? Symétriquement, l'objectif de la mixité socio-spatiale, souvent implicitement donné comme l'idéal de la ville juste, ne mérite-t-il pas d'être questionné? Enfin, la prise en compte de la mobilité n'impose-t-elle pas de repenser les relations entre justice et ségrégation?
« A treize ans je pouvais être vraiment peste par moments, et têtue. J'avais tout simplement décidé de ne dire ni faire quoi que ce soit contre mon gré. Pas de "s'il vous plaît monsieur", pas de "merci madame". Rien. A moins d'en avoir envie. Il faut avoir été pauvre et noire pour savoir à combien de coups on s'expose quand on essaie de mettre ça en pratique. » Noire, pauvre, prostituée, vulnérable et bagarreuse, des bas-fonds de Harlem aux plus prestigieuses salles de concert, Billie Holiday (1915-1959) lutta toute sa vie pour s'imposer. Sexe, alcool, drogues, elle voulut tout essayer et en mourut. Sa voix fut son chemin vers la liberté.
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Face à de nombreuses crises internationales et à des évolutions dangereuses - citons ici seulement la guerre en Ukraine et les conflits au Proche-Orient ainsi que la montée générale du populisme de droite, du nationalisme et des régimes autoritaires en Europe et dans le monde - la diplomatie culturelle française et allemande, portée par des instruments et institutions différents comme l'Institut français et le Goethe-Institut, se voit confrontée à de nouveaux enjeux et défis. Quels sont les nouveaux instruments, quels les échecs et les succès ?
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.