Comment Yves Klein (1928-1962) a-t-il suscité de l'intérêt pour son ?uvre, construit une communauté d'artistes, partagé une vision esthétique, et créé ? avec Rotraut Uecker ? l'unique couple franco-allemand de l'art contemporain dans les années 1960 ? Tous ces aspects de sa vie et de sa carrière passent par l'Allemagne. Ce livre décrit pour la première fois, l'extraordinaire aventure outre-rhin de l'artiste français, à partir de mai 1957. Ni sa position de son vivant dans le monde artistique parisien, ni son rayonnement international, ni même sa carrière mondiale posthume ne seraient concevables sans les artistes, galeries, collectionneurs, musées et autres institutions allemands. Robert Fleck mêle l'histoire de l'art, l'histoire des idées, la biographie et la sociologie du marché de l'art, des institutions artistiques et l'analyse des mouvements et des courants artistiques d'avant-garde pour mieux retracer les étapes fondatrices de ce parcours. Dans un récit fondé sur de nombreux témoignages et documents, il s'appuie sur des entretiens avec ceux qui ont connu et soutenu Yves Klein dès ses débuts, tels les artistes allemands Heinz Mack, Norbert Kricke et Gunther Uecker mais aussi, et en particulier, avec Rotraut, la veuve d'Yves Klein, à l'origine du succès posthume de l??uvre de son mari. L'iconographie de cet ouvrage est abondante et riche de documents inédits en provenance des archives des amis de l'auteur et du press-book de l'artiste. Nourri d'anecdotes et de références artistiques et historiques, il nous livre, en même temps que le portrait d'un artiste à la trajectoire fulgurante qui influença le cours de l'histoire de l'art, un panorama remarquable et inédit sur la vie artistique d'après-guerre, entre France et Allemagne.
Nombre de pages
155
Date de parution
21/11/2018
Poids
265g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782490505029
Titre
Yves Klein. L'aventure allemande
Auteur
Fleck Robert
Editeur
MANUELLA
Largeur
140
Poids
265
Date de parution
20181121
Nombre de pages
155,00 €
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Les tableaux abstraits de Roger Bissière (...) transmettent aujourd'hui une fraîcheur qui permet de les apercevoir dans leur force formelle propre, dans ce jeu extrêmement libre et maîtrisé à la fois des couleurs, rythmes et couleurs devenus autonomes. (...) Une des forces de Roger Bissière réside dans le fait qu'il sut transformer une peinture faite de traces, de signes et de taches colorées en une réflexion profonde sur le temps qui rend visible la durée ".
« Pierre préférerait que vous écriviez un livre théorique sur son travail. Cette communication téléphonique avec Colette Soulages, début 2015, m'avait laissé sans voix. Aucun artiste ne m'avait demandé une chose pareille. » Robert Fleck ? professeur d'histoire de l'art à la Kunstakademie de Düsseldorf ? signe finalement un livre dont le propos est à la fois biographique, historique et théorique. Il retrace l'itinéraire de Pierre Soulages, de sa découverte du monde de l'art dans le Paris de l'entre-deux-guerres à sa rencontre avec l'école de New York et l'expressionnisme abstrait, de la reconnaissance internationale dès le début des années 1950 à l'ouverture du musée de Rodez. Simultanément, il explore la singularité esthétique d'une ?uvre qui interroge le pouvoir de la peinture, un pouvoir intimement lié à la sensation et l'émotion. L'art, selon Soulages, doit « rendre présent un rapport aux autres et au monde. L??uvre renouvelle le regard, le change et nous change, et à travers les époques exerce un pouvoir sur celui qui regarde. [?] Très tôt j'ai pratiqué une peinture qui abandonnait l'image, et que je n'ai jamais considérée comme un langage (au sens où le langage transmet une signification). Ni image, ni langage. » Pour clore cet essai, nous entrons avec Hans Ulrich Obrist ? directeur artistique de la Serpentine Gallery à Londres ? dans l'atelier de l'artiste, pour prendre part à une conversation où il est question d'enfance, de noir, d'outre-noir et d'amitiés?
L'oeuvre de Franz Grabmayr (1927-2015) - comparable à celui de Frank Auerbach ou d'Yves Klein - fait partie des plus grands, rarement estimé à sa juste valeur, entre expressionisme abstrait, peinture abstraite de l'après-guerre et postmoderne. Dans les années 1980, Grabmayr est aussi devenu le modèle des Nouveaux fauves. Cet ouvrage donne un excellent aperçu, communique durablement son importance et contient des déclarations de collègues peintres comme Siegfried Anzinger ou Herbert Brandl, de gens de musées comme Ulrich Loock, Peter Pakesch, Klaus Albrecht Schröder ou Wieland Schmied. Il met clairement en évidence les raisons qui ont pour ainsi dire fait avancer Franz Grabmayr au rang d'icône de la peinture vénéré tel un objet de culte et comment s'est fait sentir son influence sur le travail de collègues plus jeunes.
Arrimé au sol par ses racines, le monde végétal semble constituer au sein du vivant le règne de l'immobilité. Pourtant, les plantes aussi se déplacent. Textes scientifiques et critiques, entretiens, poèmes, enquêtes et photographies entrent ici en conversation pour interroger les modalités de leurs migrations, en dehors des rejets que provoquent parfois les plantes dites « invasives », miroirs de nos peurs et de nos saccages. Suivre le végétal dans ses voyages invite à conjuguer l'émerveillement face à l'inventivité et la puissance de résistance des plantes migrantes et le trouble induit par les ambiguïtés (post-)coloniales de la transplantation des vivants. Les plantes vagabondes ouvrent encore notre attention aux friches et aux bords de routes : elles appellent une approche paysagère des brassages planétaires et suscitent des pratiques indisciplinées de la recherche, du jardinage et des arts. Appréhender les plantes par la migration, c'est alors embarquer dans l'histoire plus vaste des transmigrations terrestres, pour rappeler que la migration est la condition partagée des vivants et une force créatrice de milieux et de mondes. Les manières que nous avons d'appréhender ces mouvements végétaux font éclater au grand jour des enjeux esthétiques, éthiques et politiques, articulés autour de quatre axes : modalités, indisciplines végétales, ambiguïtés coloniales et postcoloniales et enfin sympoïèses (concept provenant de la biologie, faisant référence aux systèmes qui coopèrent avec d'autres systèmes). Avec les contributions de : Frédérique Aït-Touati, Judith Bastie, Bastien Beaufort, Jean-Marc Besse, Sacha Bourgeois-Gironde, Gilles Clément, Emanuele Coccia, Francesca Cozzolino, Eugénie Denarnaud, Matthieu Duperrex, Isaline Dupond Jacquemart, Claire Dutrait, Marine Fauché, Ralph Samuel Grossmann, Jamie Herd, Sophie Krier, Marielle Macé, Marine Mane, Liliana Motta, Arnaud Orain, Jeanne Peylet-Frisch, Isabelle Rabault-Mazières, Bénédicte Ramade, Marianne Roussier du Lac, Momoko Seto, Zoë Skoulding, Jacques Tassin, Thierry Thévenin, Clément Verger
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.