Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.
Jean Dufy (1888-1964) eut et parcourut de nombreux " pays ". Là, le réel se modelait à une imagination festive ou nostalgique, musicale ou décorative, aux souvenirs d'une enfance et d'une adolescence havraises, aux ébullitions d'une vie artistique parisienne nourrie de modernité et d'avant-gardes, aux repos rassurants au coeur des Vosges, aux silences plats de la campagne limousine ou tourangelle, aux éblouissements des bleus méditerranéens, aux fantaisies du monde du cirque... Ces " pays " s'accordent en une longue partition de lignes, de silhouettes, de traits graphiques, de plans superposés ou accolés que seule la couleur partage sans ombres. De ces " pays ", nous parcourrons ici le maritime, celui qui, au fond, raconte toute une vie d'homme et de peintre, tout un regard pictural formé à la double leçon de Matisse et de Cézanne. Une révélation.
Profondément influencé par Borgès, l'oeuvre de Jean-Christophe Norman prend la forme de performances, de marches, d'écritures, de photographies ou de dessins pour interroger les notions de temps, de territoire et d'écriture. Depuis les années 2010, l'artiste a fait du texte, du livre et de la littérature son matériau artistique. Il a entièrement réécrit Ulysse de James Joyce sur la surface du globe et sous la forme d'une ligne tracée à la craie sur le bitume des villes qu'il a traversées. Ce livre est le catalogue de son exposition au Frac Paca intitulée "Brouhaha".
Être « père », qu’est-ce que ça veut dire ?Et si je devenais père au foyer ? J’ai une peur bleue de l’accouchement : c’est normal ? Qu’est-ce que la maman attend de moi ? Le bébé va-t-il m’aimer ? À toutes les questions que se posent les jeunes papas, ce guide apporte les réponses concernant la grossesse, l’accouchement, la vie de couple et les premiers mois de la vie de bébé. Rassurés, les nouveaux pères aborderont la paternité en toute sérénité. Ne trouvant pas de réponses à ses nombreuses interrogations, et pensant que l’avis d’autres pères pourrait lui être utile pour comprendre son nouveau rôle de père et se rassurer, l’auteur a eu l’idée de créer un site internet pour aider les hommes à aborder la paternité : www.jeunepapa.com.
Collection MaraboutEtre un "nouveau père", qu'est-ce que ça veut dire? J'ai une peur bleue de l'accouchement: c'est normal? Qu'est-ce que la maman attend de moi? Ne trouvant pas de réponses à toutes les questions qu'il se posait, et pensant que l'avis d'autres pères pourrait lui être utile pour comprendre son nouveau rôle de père et se rassurer, l'auteur a eu l'idée de créer un site internet pour aider les hommes à aborder la paternité.- AUTEUR: Mikaël Micucci- COLLECTION: Poche- CODE ARTICLE: 4090304- DATE DE PARUTION: 12/2006
Arrimé au sol par ses racines, le monde végétal semble constituer au sein du vivant le règne de l'immobilité. Pourtant, les plantes aussi se déplacent. Textes scientifiques et critiques, entretiens, poèmes, enquêtes et photographies entrent ici en conversation pour interroger les modalités de leurs migrations, en dehors des rejets que provoquent parfois les plantes dites « invasives », miroirs de nos peurs et de nos saccages. Suivre le végétal dans ses voyages invite à conjuguer l'émerveillement face à l'inventivité et la puissance de résistance des plantes migrantes et le trouble induit par les ambiguïtés (post-)coloniales de la transplantation des vivants. Les plantes vagabondes ouvrent encore notre attention aux friches et aux bords de routes : elles appellent une approche paysagère des brassages planétaires et suscitent des pratiques indisciplinées de la recherche, du jardinage et des arts. Appréhender les plantes par la migration, c'est alors embarquer dans l'histoire plus vaste des transmigrations terrestres, pour rappeler que la migration est la condition partagée des vivants et une force créatrice de milieux et de mondes. Les manières que nous avons d'appréhender ces mouvements végétaux font éclater au grand jour des enjeux esthétiques, éthiques et politiques, articulés autour de quatre axes : modalités, indisciplines végétales, ambiguïtés coloniales et postcoloniales et enfin sympoïèses (concept provenant de la biologie, faisant référence aux systèmes qui coopèrent avec d'autres systèmes). Avec les contributions de : Frédérique Aït-Touati, Judith Bastie, Bastien Beaufort, Jean-Marc Besse, Sacha Bourgeois-Gironde, Gilles Clément, Emanuele Coccia, Francesca Cozzolino, Eugénie Denarnaud, Matthieu Duperrex, Isaline Dupond Jacquemart, Claire Dutrait, Marine Fauché, Ralph Samuel Grossmann, Jamie Herd, Sophie Krier, Marielle Macé, Marine Mane, Liliana Motta, Arnaud Orain, Jeanne Peylet-Frisch, Isabelle Rabault-Mazières, Bénédicte Ramade, Marianne Roussier du Lac, Momoko Seto, Zoë Skoulding, Jacques Tassin, Thierry Thévenin, Clément Verger
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l??uvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l??uvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R.Brunel, A.Marchand et A-L. Vicente)