Les termes "visage" et "portrait" posent question en histoire de l'art : cet ouvrage propose de décrypter le flou esthétique qu'ils suscitent et les secrets qu'ils dissimulent.Le visage et le portrait sont les deux points d'ancrage de la problématique abordée dans cet ouvrage. Ces termes révèlent une certaine classification dans la pensée occidentale, et ils traduisent en même temps leur relative fragilité. Que recouvrent aujourd'hui ces mots et quels contenus cachent-ils ? On découvrira que le portrait ou le visage restent deux régimes de valeurs, et bien qu'ils entretiennent des liens de fraternité, ils ont eu chacun leur propre fortune, parallèle et lointaine, antagoniste parfois, se rejoignant souvent. L'histoire de l'art doit revenir sur ces vocables incertains pour montrer qu'ils touchent de très près la question humaine et par conséquent la tête, la face, la figure, l'apparence, l'intériorité et pourquoi pas, l'identité. Les auteurs ont largement adopté une vision pluridisciplinaire, convoquant l'archéologie antique et médiévale, l'histoire de l'art de l'Antiquité à nos jours, l'anthropologie et une approche des médias variée qui associe sculpture, peinture, numismatique, livre illustré, affiche, architecture, textes, photographie et graphisme.
Né en 1913, en Croatie, formé à l'Académie des beaux-arts de Zagerb, Slavko Kopac voit son nom généralement associé à son rôle de conservateur de la Collection de l'art brut fondée par Jean Dubuffet. Pourtant, l'artiste croate a laissé derrière lui une oeuvre dont la richesse rencontre la complexité du siècle qu'il a traversé. Emigré en Italie en 1943, puis installé à Paris en 1948, où il côtoie les surréalistes, il explore les techniques et les matériaux les plus inattendus en une poétique du merveilleux. Cet ouvrage, première monographie de l'artiste, mort à Paris en 1995, met au jour la vie et le travail d'un créateur méconnu au centre des grands enjeux de la modernité.
Arts drogués" s'attache à parcourir les liens étroits que peuvent entretenir les productions artistiques avec l'usage des psychotropes, entendu ici dans son acception la plus large. Des Paradis artificiels de Charles Baudelaire aux artistes les plus récents, l'art et la création sont donc pensés sous l'angle de leur relation à des agents extérieurs et "modificateur de conscience". Cet ouvrage convoque des chercheurs d'horizons disciplinaires très variés (histoire de l'art, musicologie, anthropologie, sociologie, arts plastiques, etc) et s'inscrit dans un partenariat avec l'exposition "Sous influences, artistes et psychotropes" dont le commissariat a été assuré par Antoine Perpère à la Maison Rouge (Paris) en 2013.
Pendant l'été 2014, le conflit entre l'Etat d'Israël et le Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, prend un tour dramatique et aboutit à un bombardement intense de celle-ci et des tirs de missiles sur Israël. Afin d'exorciser le traumatisme de cette nouvelle guerre fratricide, l'artiste Joseph Dadoune prend la décision de dessiner chaque jour (du 8 juillet 2014 au 26 août 2014) une page de l'affrontement.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.