Fédy Philippe ; Pâris Alain ; Poiron Jean-marc ; R
NIZET
34,00 €
Epuisé
EAN :9782707803047
Les Chants de Maldoror, publiés en 1869 par Isidore Ducasse sous le masque de "Comte de Lautréamont", constituent peut-être le texte poétique le plus étrange et le plus inclassable de toute la littérature française. Un chant d'horreur et de haine, où foisonnent tous les monstres imaginables par un esprit déréglé mais qui ne cesse d'encenser la droite raison. Maldoror cultive et répand le Mal, mais paraît révérer en secret la vertu. Au sein d'un univers ultra-romantique (jusqu'à la caricature volontaire?) où les cadres sont pulvérisés par un constant brouillard noir et un vent de dévastation, l'auteur prône l'"esprit de géométrie" (les "mathématiques sévères) et les lois de la plus rigide rhétorique. Pour rendre compte d'une telle complexité et tenter de percer les intentions cachées de Lautréamont, il est raisonnable de ne pas rester seul face à un texte qui nous dit, d'emblée, que nous sommes malvenus. Aussi cette analyse très poussée des Chants de Maldoror est menée à quatre voix. Philippe Fédy se concentre sur le thème de la comparaison dans le Premier Chant; Alain Paris affronte l'atroce bestiaire du récit, en étudiant les rapports tendus entre l'animal et l'homme ou entre l'animal et le surhomme; Jean-Marc Poiron passe en revue les "combats" de Maldoror, qui sont autant physiques que métaphysiques ou moraux ; Lucienne Rochon encadre enfin ces études par une "introduction à la lecture" et un final relatif au "mythe" chez Lautréamont. Les dernières pages touchent le point controversé entre tous : et si Les Chants n'étaient qu'une vaste mystification, un texte à lire "en négatif", ainsi que le message des Poésies (1870) nous en donne le soupçon...
Nombre de pages
510
Date de parution
12/10/2005
Poids
654g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782707803047
Titre
Quatre lectures de Lautréamont
Auteur
Fédy Philippe ; Pâris Alain ; Poiron Jean-marc ; R
Editeur
NIZET
Largeur
140
Poids
654
Date de parution
20051012
Nombre de pages
510,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sophie Fédy est atteinte de sclérose en plaques. Poussée par un besoin viscéral d'écrire, de se confier, elle a compris que ce "journal" était le prolongement des conversations qu'elle ne pouvait plus avoir avec sa mère, décédée brutalement. Elle veut aussi témoigner, parce que la sclérose en plaques est peu connue, parce qu'elle fait peur.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).