Correspondance d'Edmond Fleg pendant l'affaire Dreyfus
Fleg Edmond ; Elbaz André élie ; Madaule Jacques
NIZET
24,99 €
Epuisé
EAN :9782707803979
Edmond Fleg (1874-1963) reste une des figures charismatiques du judaïsme français. Toute son ?uvre - littéraire, poétique et théâtrale - témoigne d'une foi arrachée aux origines ancestrales, foi dans le présent et l'avenir du Peuple élu qui doit retrouver sa terre (Fleg est l'un des premiers partisans du mouvement sioniste en France), foi simultanée dans l'Homme et son Unité. Sa tolérance et sa compréhension frisèrent l'héroïsme, quand une partie de sa famille fut tuée par les nazis : jamais la haine ne vint distraire Edmond Fleg de son ?cuménisme ardent. Le 7 février 1919, il écrit à Ernest Bloch qu'en lui s'est opérée la synthèse de "la tradition juive et de la tradition française." Ce désir de conciliation et de paix aboutira en 1948 à l'institution, aux côtés de Jules Isaac, de l'Amitié judéo-chrétienne de France. "Sa démarche est originale, note André Élie Elbaz dans son introduction, dans la mesure où, ayant redécouvert la foi d'Israël, il a voulu la chanter, non pour une chapelle limitée, mais pour tous les Français, pour tous les hommes." Cette Correspondance constitue un repère fondamental pour comprendre la naissance de cette foi chez Fleg, et en suivre les premiers développements. L'Affaire Dreyfus laissa le jeune étudiant longtemps indifférent à la "question juive". Mais, d'un coup, au début de 1898 (avec l'acquittement d'Esterhazy), quelque chose vibre dans ses tripes : "Les dernières nouvelles de Paris agissent sur mon humeur plus que je ne saurais dire. Je pense continuellement à toutes ces tristes choses et il me faut un grand effot pour travailler et pour ne pas me laisser aller à une inutile tristesse. Il est horrible de se sentir impuissant quand des choses pareilles se produisent", écrit-il à sa mère. Et, visionnaire, il ajoute : "d'ici vingt ans, cela pourrait aboutir à un massacre général"... Ce témoignage d'Edmond Fleg, par sa lucidité et sa grandeur d'âme, conserve une actualité brûlante, dans les conflits auxquels les juifs, partout dans le monde, sont douloureusement confrontés.
Nombre de pages
204
Date de parution
10/10/2005
Poids
228g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707803979
Titre
Correspondance d'Edmond Fleg pendant l'affaire Dreyfus
Auteur
Fleg Edmond ; Elbaz André élie ; Madaule Jacques
Editeur
NIZET
Largeur
135
Poids
228
Date de parution
20051010
Nombre de pages
204,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Selon une légende antisémite médiévale, le Juif Errant fut condamné à une éternelle marche forcée sur la Terre pour avoir frappé Jésus. Avec un extraordinaire talent de conteur, Edmond Fleg (1874-1963), l'une des personnalités juives les plus marquantes de ce siècle, renverse le mythe et fait de ce marcheur maudit l'un des paralytiques guéris par Jésus. Fasciné, comme nombre de ses contemporains, par le Rabbi de Galilée, le Juif Errant se met à le suivre, devient le proche témoin de sa vie et de sa Passion, et tentera même de le sauver. Ces confessions imaginaires du Juif Errant sont ainsi la toute première lecture juive des Evangiles. Grace a " une rare combinaison de ferveur populaire, d'exigence morale et d'érudition historique" comme le dit le rabbin Josy Eisenberg dans sa préface, Edmond Fleg réussit à la fois à "parler du Juif Jésus aux Juifs et de Jésus le Juif aux chrétiens", posant les bases d'un dialogue plus que jamais actuel.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).