Les sources judiciaires de l'époque contemporaine (XIXe-XXe siècles)
Farcy Jean-Claude
BREAL
26,50 €
Epuisé
EAN :9782749507309
Au sein d'une documentation judiciaire très vaste, textes normatifs (lois et rapports parlementaires, circulaires), statistiques, études de doctrine (thèses de droit et articles de la presse judiciaire), jugements et pièces des procès comme rapports et discours des magistrats donnent un aperçu des matériaux dont l'historien dispose pour faire l'histoire de la justice contemporaine et par là de la société. Vingt dossiers d'archives éclairent les institutions, le personnel judiciaire (magistrats et auxiliaires de justice), le fonctionnement de la justice pénale comme de la justice civile et les rapports entre justice et société. Chaque dossier est composé de deux documents, l'un commenté, l'autre accompagné d'un plan guidant l'exercice du commentaire. Complété par une introduction historique sur l'utilisation des archives judiciaires et une présentation générale des sources, cet ouvrage propose une approche concrète, par les documents, de l'histoire de la justice française des deux derniers siècles.Jean-Claude Farcy, agrégé d'histoire, chargé de recherche au CNRS (Centre Georges-Chevrier, Université de Bourgogne) est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire rurale et l'histoire de la justice française des XIXe et XXe siècles.
Nombre de pages
287
Date de parution
18/07/2007
Poids
358g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782749507309
Titre
Les sources judiciaires de l'époque contemporaine (XIXe-XXe siècles)
Auteur
Farcy Jean-Claude
Editeur
BREAL
Largeur
210
Poids
358
Date de parution
20070718
Nombre de pages
287,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage fait le point sur les travaux réalisés en matière d'histoire de la justice française contemporaine (1789-2000) pendant les trois dernières décennies. Il souligne l'essor récent et important de la recherche en ce domaine, en liaison avec la montée en puissance du pouvoir judiciaire da la société actuelle et les nouvelles préoccupations des historiens, plus sensibles aux marginalités, aux rapports sociaux et aux conflits. L'analyse de plusieurs milliers d'articles, communications et ouvrages parus sur la question, permet de souligner les acquis : histoire de la criminalité, histoire des prisons et des pénalités, histoire des répressions politiques, histoire du personnel et des institutions judiciaires ont été très largement explorées. Elle montre également que cette histoire de la justice s'est développée dans un contexte intellectuel et social qui a déterminé ses orientations et rend également compte de ses lacunes. Si les travaux sont très riches pour le XIXe siècle, particulièrement avant les années 1880, le premier XXe siècle reste largement à découvrir. L'exceptionnel et le spectaculaire ont souvent été privilégiés : on a plus étudié le pénal que le civil, le crime que le délit la violence que le vol, la prison que l'amende, les juges notables que les juges de paix, les juridictions d'exception que les tribunaux de droit commun faisant le quotidien du travail de la justice. La jeunesse de cette histoire de la justice explique l'aspect de conquête d'un " territoire " nouveau au détriment d'une réflexion sur les concepts et les problématiques permettant de mieux relier cette histoire à celle de la société française dans son ensemble : le livre plaide en faveur d'une approche plus globale de l'histoire de la justice.
L'histoire de la justice a été profondément renouvelée au cours des dernières décennies. Ce livre en propose une synthèse, en mettant l'accent sur l'évolution des institutions juridictionnelles, de la magistrature et de la façon dont celle-ci régule les conflits civils et réprime les infractions pénales. L'histoire de la justice a été profondément renouvelée au cours des dernières décennies, parallèlement à la place nouvelle acquise par les juges dans la société comme dans leurs rapports avec le pouvoir politique. Ce livre en propose une synthèse en mettant l'accent sur l'évolution des institutions juridictionnelles, de la magistrature et de la façon dont celle-ci régule les conflits civils et réprime les infractions pénales. Il met en lumière la succession de trois modèles de justice. La révolution de 1789 institue une justice libérale et démocratique fondée sur la souveraineté nationale, les citoyens étant étroitement associés à son exercice. Ce modèle libéral fait place, à partir du Consulat, à celui d'une justice étatisée, contrôlée par le pouvoir politique, exécutif dans les périodes autoritaires, parlementaire sous les régimes républicains. Le mouvement d'émancipation des juges, amorcé dans les années 1970, conduit à s'interroger depuis sur l'existence d'un nouveau modèle : au sein d'un État de droit, la justice aurait acquis sinon une place dominante, du moins plus d'indépendance.
On peut hésiter, en faisant l'histoire de sa famille, à fouiller dans les archives des tribunaux. Ne risque-t-on pas de retrouver un ancêtre jugé pour vol ou homicide, condamné à la prison, déporté à Cayenne, voire guillotiné, illustrant de fâcheuse manière une branche morte de l'arbre généalogique ? Au-delà de cette réticence, rentrer dans les papiers du monde de la chicane, c'est aussi craindre de s'égarer dans le maquis des procédures et d'actes aux noms peu compréhensibles. Ce livre a pour objet de vaincre ces appréhensions en présentant les documents utiles à la connaissance de l'état civil et de la vie des personnes qui ont fréquenté les tribunaux : leur personnel bien sûr, mais surtout les justiciables, nombreux à faire valoir leurs droits devant les tribunaux civils. Une partie des fonds de la justice porte d'ailleurs directement sur l'état des personnes (état civil, nationalité) et la famille dont la justice protège les membres les plus faibles (mineurs n'ayant pas la capacité juridique, par exemple). Au-delà de l'éclairage donné aux rapports familiaux, l'intérêt majeur des archives judiciaires est de faire revivre, dans le règlement des différends civils comme dans les instructions criminelles, la vie quotidienne des hommes des siècles passés, dans leurs relations sociales inhérentes à leur famille, à leur travail et à leur cadre de vie, village rural ou quartier de grande ville. Pour une telle découverte, pas besoin d'être juriste. À condition de connaître les lieux où ont vécu les ancêtres, on peut tenter de retrouver leur trace tant dans les archives d'une cour d'assises – comme témoins, victimes et pas seulement accusés ! – que dans celles d'une justice de paix, d'un tribunal de première instance ou d'un conseil de guerre.
A l'heure où les petits épargnants craignent que la crise financière ne fasse partir en fumée leurs économies, où les salariés et patrons guettent le "tsunami" de récession qui traverse la planète, tous écoutent et tentent d'analyser les discours des politiques et des économistes. Ce petit livre est une sorte de lexique. Un outil de traduction du discours économique, un décryptage amusant de sa rhétorique. Biographie de l'auteur Bernard Maris, professeur d'université en France et aux États-Unis, anime la page économie de Charlie-Hebdo, sous le nom d'Oncle Bernard. Chroniqueur sur France Inter et I-télé, il est également connu pour ses essais comme lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles, La Bourse ou la vie ou les Antimanuels d'économie 1 et 2.