L'annonce de l'Evangile au Cameroun. L'oeuvre missionnaire des Pallottins de 1890 à 1916 et de 1964
Essono Aloyse Kisito Patrice
KARTHALA
29,00 €
Epuisé
EAN :9782811110352
Au XIXe siècle, l'Europe est marquée par des préjugés raciaux sur les Noirs. Les Européens qui arrivent en Afrique pensent que le Noir est un homme sans culture et un être sous-dévéloppé. L'Afrique est en réalité un continent maudit. L'Église va faire fi de ces pensées fausses et de cette vision absurde. À travers son Encyclique Sancta Dei Civitas (1880), le pape Léon XIII appelle les croyants à soutenir les missionnaires et à prendre part à l'oeuvre d'évangélisation. L'Église Catholique se présente comme la mère de la civilisation. Léon XIII place l'Afrique sous la tutelle de l'Église et des États européens. La Conférence de Berlin de 1884/1885 procède au partage de l'Afrique. Le Cameroun est reconnu comme une colonie allemande. Dès 1887, la période du Kulturkampf approche de sa fin lorsque les missionnaires allemands partent pour l'Afrique. Dans leur conférence de Fulda en 1888, les évêques allemands demandent la création de missions dans les colonies allemandes. Par l'intermédiaire de Ludwig Windthorst, homme politique allemand, l'Église Catholique obtient du ministère allemand des Affaires Étrangères l'autorisation d'évangéliser le Cameroun. Cette mission est confiée aux Pallottins, communauté religieuse fondée par un prêtre italien nommé Vincent Pallotti, et qui s'installera plus tard dans le diocèse de Limbourg en Allemagne. Leurs activités au Cameroun seront marquées aussi bien par la création des structures ecclésiales que par la conversion intérieure. L'ouvrage apporte une contribution essentielle à la compréhension des méthodes d'évangélisation des Pallottins au Cameroun de 1890 à 1916 et, lors de leur retour en 1964 jusqu'en 2010. Il les présente comme des acteurs déterminants du dynamisme actuel de la foi vécue par les chrétiens de ce pays. Aloyse Kisito Patrice Essono, prêtre de la Société de l'Apostolat Catholique (Pallottins), a fait ses études en Allemagne. Docteur en histoire de l'Église (université Johann Wolfgang von Goethe de Francfort) en 2012, il exerce aussi comme aumônier à l'aéroport international de Francfort.
Nombre de pages
405
Date de parution
15/10/2013
Poids
550g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811110352
Auteur
Essono Aloyse Kisito Patrice
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
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20131015
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405,00 €
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Epuisé
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Les registres de la modernité dans la littérature gabonaise est un livre-événement, si du moins l'on en juge par le choix de son programme heuristique : produire les modes de lisibilité moderne du discours littéraire. Evénement aussi parce que jusqu'ici, l'institution critique était quasiment demeurée une terra incognita au Gabon, exception faite de quelques publications isolées, fragmentées, voire marginales qui, au demeurant, n'étaient que des articles ne s'autorisant pas véritablement d'un travail de lecture qui se caractériserait par la mise en place d'une tradition de lecture, par la patience de la recherche, la mise en perspective des horizons du sens et par l'élaboration d'un discours théorique observable. Sans doute trouve-t-on depuis une vingtaine d'années environ des monographies universitaires. Mais celles-ci restent d'accès assez difficile. Dans tous les cas, le statut institutionnel de la critique littéraire au Gabon n'avait point été examiné jusqu'ici, pas plus que n'avait été configuré l'horizon de la modernité de l'œuvre littéraire, à l'aune des approches foucaldienne et ricoeurienne et des sciences de l'homme. L'ouvrage de Fortunat Obiang vient donc briser un silence long et oppressant. "
Pour espérer se nommer littérature, la littérature doit encore être repensée dans l'étendue de ses œuvres et dans son champ de production critique et théorique, dans la totalité de ses activités au sens bourdieusin d'un lieu de tensions, de forces, de turbulences, de crises et de confrontations des intérêts à travers le champ symbolique activé par la production de ses textes de fiction et ses travaux critiques. Seul un tel contrat de lecture autorise l'institution littéraire et la conforte. C'est qu'il n'y eut jamais de littérature que lorsque celle-ci était sans cesse questionnée, pensée et repensée, étudiée, configurée et reconfigurée comme attestation du temps, de la subversion des connaissances dominantes, par la critique, la théorie et de plus en plus, par la philosophie. "
Si le début des années 1990 est marqué par la légalisation du multipartisme dans de nombreux pays d'Afrique noire, vingt ans après, force est de constater que contrairement à ce qui se passe en Afrique de l'Ouest, l'opposition en Afrique centrale, éprouve toujours d'énormes difficultés à accéder au pouvoir. Qu'est ce qui explique cette différence de situation et comment peut-on y remédier ? Telles sont les questions auxquelles se consacre cet ouvrage. Dans celui-ci, l'auteur effectue une étude comparative du déroulement de la compétition électorale dans ces deux régions d'Afrique. Afin de mieux cerner la lutte pour la conquête du pouvoir, l'auteur mobilise des connaissances de terrain, des faits sociaux, ainsi que des données de sociologie politique et de science politique. Il démontre que les difficultés rencontrées par l'opposition lors de la compétition électorale sont généralement orchestrées par une classe dirigeante hostile à l'éventualité d'une alternance, et termine son analyse en formulant une série de propositions susceptibles de faciliter un renouvellement pacifique et démocratique de la classe dirigeante au Cameroun, au Congo et au Gabon.
Éric est amoureux, et comme sous l'emprise d'une drogue. Ses sentiments sont une forme d'aliénation quand ils sont illustrés par sa passion dérivative pour la divine Cléa, qui représente l'inaccessible, le paradis perdu, le Canada. Ils sont un moyen d'enracinement quand ils se présentent sous les traits de la modeste Monica, image de la déchéance, du désenchantement, et du Cameroun, anagramme inattendue d'amour.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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