Les registres de la modernité dans la littérature gabonaise. Tome 1, Ferdinand Allogho Oke, Lucie Mb
Essono Fortunat Obiang ; Biyogo Grégoire
L'HARMATTAN
15,50 €
Epuisé
EAN :9782296025974
Les registres de la modernité dans la littérature gabonaise est un livre-événement, si du moins l'on en juge par le choix de son programme heuristique : produire les modes de lisibilité moderne du discours littéraire. Evénement aussi parce que jusqu'ici, l'institution critique était quasiment demeurée une terra incognita au Gabon, exception faite de quelques publications isolées, fragmentées, voire marginales qui, au demeurant, n'étaient que des articles ne s'autorisant pas véritablement d'un travail de lecture qui se caractériserait par la mise en place d'une tradition de lecture, par la patience de la recherche, la mise en perspective des horizons du sens et par l'élaboration d'un discours théorique observable. Sans doute trouve-t-on depuis une vingtaine d'années environ des monographies universitaires. Mais celles-ci restent d'accès assez difficile. Dans tous les cas, le statut institutionnel de la critique littéraire au Gabon n'avait point été examiné jusqu'ici, pas plus que n'avait été configuré l'horizon de la modernité de l'œuvre littéraire, à l'aune des approches foucaldienne et ricoeurienne et des sciences de l'homme. L'ouvrage de Fortunat Obiang vient donc briser un silence long et oppressant. "
Nombre de pages
157
Date de parution
01/01/2007
Poids
190g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296025974
Titre
Les registres de la modernité dans la littérature gabonaise. Tome 1, Ferdinand Allogho Oke, Lucie Mb
ISBN
2296025978
Auteur
Essono Fortunat Obiang ; Biyogo Grégoire
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
190
Date de parution
20070101
Nombre de pages
157,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au XIXe siècle, l'Europe est marquée par des préjugés raciaux sur les Noirs. Les Européens qui arrivent en Afrique pensent que le Noir est un homme sans culture et un être sous-dévéloppé. L'Afrique est en réalité un continent maudit. L'Église va faire fi de ces pensées fausses et de cette vision absurde. À travers son Encyclique Sancta Dei Civitas (1880), le pape Léon XIII appelle les croyants à soutenir les missionnaires et à prendre part à l'oeuvre d'évangélisation. L'Église Catholique se présente comme la mère de la civilisation. Léon XIII place l'Afrique sous la tutelle de l'Église et des États européens. La Conférence de Berlin de 1884/1885 procède au partage de l'Afrique. Le Cameroun est reconnu comme une colonie allemande. Dès 1887, la période du Kulturkampf approche de sa fin lorsque les missionnaires allemands partent pour l'Afrique. Dans leur conférence de Fulda en 1888, les évêques allemands demandent la création de missions dans les colonies allemandes. Par l'intermédiaire de Ludwig Windthorst, homme politique allemand, l'Église Catholique obtient du ministère allemand des Affaires Étrangères l'autorisation d'évangéliser le Cameroun. Cette mission est confiée aux Pallottins, communauté religieuse fondée par un prêtre italien nommé Vincent Pallotti, et qui s'installera plus tard dans le diocèse de Limbourg en Allemagne. Leurs activités au Cameroun seront marquées aussi bien par la création des structures ecclésiales que par la conversion intérieure. L'ouvrage apporte une contribution essentielle à la compréhension des méthodes d'évangélisation des Pallottins au Cameroun de 1890 à 1916 et, lors de leur retour en 1964 jusqu'en 2010. Il les présente comme des acteurs déterminants du dynamisme actuel de la foi vécue par les chrétiens de ce pays. Aloyse Kisito Patrice Essono, prêtre de la Société de l'Apostolat Catholique (Pallottins), a fait ses études en Allemagne. Docteur en histoire de l'Église (université Johann Wolfgang von Goethe de Francfort) en 2012, il exerce aussi comme aumônier à l'aéroport international de Francfort.
Pour espérer se nommer littérature, la littérature doit encore être repensée dans l'étendue de ses œuvres et dans son champ de production critique et théorique, dans la totalité de ses activités au sens bourdieusin d'un lieu de tensions, de forces, de turbulences, de crises et de confrontations des intérêts à travers le champ symbolique activé par la production de ses textes de fiction et ses travaux critiques. Seul un tel contrat de lecture autorise l'institution littéraire et la conforte. C'est qu'il n'y eut jamais de littérature que lorsque celle-ci était sans cesse questionnée, pensée et repensée, étudiée, configurée et reconfigurée comme attestation du temps, de la subversion des connaissances dominantes, par la critique, la théorie et de plus en plus, par la philosophie. "
Si le début des années 1990 est marqué par la légalisation du multipartisme dans de nombreux pays d'Afrique noire, vingt ans après, force est de constater que contrairement à ce qui se passe en Afrique de l'Ouest, l'opposition en Afrique centrale, éprouve toujours d'énormes difficultés à accéder au pouvoir. Qu'est ce qui explique cette différence de situation et comment peut-on y remédier ? Telles sont les questions auxquelles se consacre cet ouvrage. Dans celui-ci, l'auteur effectue une étude comparative du déroulement de la compétition électorale dans ces deux régions d'Afrique. Afin de mieux cerner la lutte pour la conquête du pouvoir, l'auteur mobilise des connaissances de terrain, des faits sociaux, ainsi que des données de sociologie politique et de science politique. Il démontre que les difficultés rencontrées par l'opposition lors de la compétition électorale sont généralement orchestrées par une classe dirigeante hostile à l'éventualité d'une alternance, et termine son analyse en formulant une série de propositions susceptibles de faciliter un renouvellement pacifique et démocratique de la classe dirigeante au Cameroun, au Congo et au Gabon.
Éric est amoureux, et comme sous l'emprise d'une drogue. Ses sentiments sont une forme d'aliénation quand ils sont illustrés par sa passion dérivative pour la divine Cléa, qui représente l'inaccessible, le paradis perdu, le Canada. Ils sont un moyen d'enracinement quand ils se présentent sous les traits de la modeste Monica, image de la déchéance, du désenchantement, et du Cameroun, anagramme inattendue d'amour.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.