Cet ouvrage traite d?une problématique originale, à savoir la contribution des femmes à la culture de la vigne. La période 1850-1914 est celle de la construction historique de la partition sexuée des tâches viticoles dans un contexte d?extension de la viticulture française. L?emploi de la main-d?oeuvre féminine est tout à la fois crucial et intermittent ; la rémunération des ouvrières viticoles relève alors du principe du "demi-salaire". Au cours des années 1914 à 1945, toujours payées à moitié prix, les femmes sont moins sollicitées que par le passé mais restent indispensables pour certains travaux viticoles. L?enseignement ménager agricole, loin d?être un facteur de formation professionnelle, encourage le repli des femmes rurales sur la sphère domestique. Au cours des années 1945 à 2010, objet de la troisième partie de l?ouvrage, le salaire féminin rattrape progressivement son retard séculaire mais des disparités de genre persistent en matière d?accès à la formation, de reconnaissance des compétences et de pérennité de l?emploi. La base documentaire de cet ouvrage repose sur le croisement de diverses sources : comptabilités d?exploitations viticoles, rapports administratifs, grandes enquêtes agricoles, dépouillement systématique de publications professionnelles, entretiens directs auprès de viticultrices de différentes générations.
Nombre de pages
375
Date de parution
11/05/2016
Poids
598g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782810704224
Titre
Les Femmes et la vigne. Une histoire économique et sociale (1850-2010)
Auteur
ESCUDIER JEAN-LOUIS
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
598
Date de parution
20160511
Nombre de pages
375,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Escudier Jean-Louis ; Tauran Thierry ; Fonteneau R
Cette étude s'inscrit dans le prolongement de deux programmes de recherche du Comité d'histoire de la Sécurité sociale: la transformation de longue durée du rapport salarial dans l'industrie houillère et la dynamique de la protection sociale en France. L'approche choisie se situe à la croisée de l'économique, du social et du juridique, en rapprochant l'histoire de la protection sociale minière de la transformation des conditions du travail minier et des rapports de force internes à cette corporation minière. Les composantes régionales et locales du régime minier (mines du Sud-Ouest, du Nord-Pas-de Calais, mines de potasse d'Alsace) sont largement développées. À noter, en fin d'ouvrage, une importante bibliographie sélective, sur le régime minier.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.