Pour une histoire de la protection sociale en Languedoc-Roussillon
Escudier Jean-Louis ; Nicolle Michel ; Assens Jean
CHSS
35,00 €
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EAN :9782905882677
Les acteurs humains et institutionnels de la protection sociale ont toujours manifesté une très large autonomie locale. Plus qu'en tout autre domaine, l'approche régionale est indispensable et d'autant plus fructueuse qu'elle ne se réduit pas à la simple déclinaison d'un phénomène national. En Languedoc-Roussillon, l'installation d'une monoculture de la vigne au milieu du XIXe siècle génère une structure démographique originale : forte immigration étrangère à partir de 1920, faiblesse de l'autoconsommation et développement précoce de la fonction commerciale des centres urbains. Le Comité d'Histoire de la Sécurité Sociale en Languedoc-Roussillon s'est donné pour vocation d'impulser des recherches nouvelles et de contribuer à la conservation archivistique dans le domaine de la protection sociale. Les travaux réunis dans le cadre du présent ouvrage ont fait l'objet d'une présentation et d'échanges lors d'une Journée de Recherche. Ces travaux ont trait à des domaines aussi diversifiés que la Mutualité, la protection de l'enfance assistée, l'assistance par le travail et l'exclusion sanitaire. Mais, ils renvoient tous, à des spécificités régionales d'ordre économique, social ou culturel.
Nombre de pages
112
Date de parution
02/06/2006
Poids
198g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782905882677
Titre
Pour une histoire de la protection sociale en Languedoc-Roussillon
Auteur
Escudier Jean-Louis ; Nicolle Michel ; Assens Jean
Editeur
CHSS
Largeur
155
Poids
198
Date de parution
20060602
Nombre de pages
112,00 €
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Cet ouvrage traite d?une problématique originale, à savoir la contribution des femmes à la culture de la vigne. La période 1850-1914 est celle de la construction historique de la partition sexuée des tâches viticoles dans un contexte d?extension de la viticulture française. L?emploi de la main-d?oeuvre féminine est tout à la fois crucial et intermittent ; la rémunération des ouvrières viticoles relève alors du principe du "demi-salaire". Au cours des années 1914 à 1945, toujours payées à moitié prix, les femmes sont moins sollicitées que par le passé mais restent indispensables pour certains travaux viticoles. L?enseignement ménager agricole, loin d?être un facteur de formation professionnelle, encourage le repli des femmes rurales sur la sphère domestique. Au cours des années 1945 à 2010, objet de la troisième partie de l?ouvrage, le salaire féminin rattrape progressivement son retard séculaire mais des disparités de genre persistent en matière d?accès à la formation, de reconnaissance des compétences et de pérennité de l?emploi. La base documentaire de cet ouvrage repose sur le croisement de diverses sources : comptabilités d?exploitations viticoles, rapports administratifs, grandes enquêtes agricoles, dépouillement systématique de publications professionnelles, entretiens directs auprès de viticultrices de différentes générations.
Escudier Jean-Louis ; Tauran Thierry ; Fonteneau R
Cette étude s'inscrit dans le prolongement de deux programmes de recherche du Comité d'histoire de la Sécurité sociale: la transformation de longue durée du rapport salarial dans l'industrie houillère et la dynamique de la protection sociale en France. L'approche choisie se situe à la croisée de l'économique, du social et du juridique, en rapprochant l'histoire de la protection sociale minière de la transformation des conditions du travail minier et des rapports de force internes à cette corporation minière. Les composantes régionales et locales du régime minier (mines du Sud-Ouest, du Nord-Pas-de Calais, mines de potasse d'Alsace) sont largement développées. À noter, en fin d'ouvrage, une importante bibliographie sélective, sur le régime minier.
Cet ouvrage nous replonge dans le passé et ouvre le débat sur les origines du paritarisme Contrairement à une idée assez répandue, le paritarisme n'a pas vu le jour en France en 1958 avec la création de l'UNEDIC. On retrouve en effet, dès le XIXe siècle, des dispositifs qui s'efforcent de régler les conflits et peuvent aisément être considérés comme des expressions du paritarisme. Au fil des pages sont présentés, après un point sur les sources doctrinales, différentes configurations et usages institutionnels dans des domaines aussi variés que les assurances sociales du début du XXe siècle, l'assurance chômage, la gestion du 1% logement, les houillères ou les intermittents du spectacle notamment, sans omettre des coups de projecteur sur le paritarisme dans d'autres pays européens. La dernière partie s'interroge sur l'impact des réformes sur les différents paritarismes depuis le début du XXIe siècle et ce que les acteurs en retiennent ou comment ils les vivent.
La Sécurité sociale (pensions, assurance-maladie, prestations familiales, assurance-chômage, assurance-accident du travail) est non seulement le coeur du système de protection sociale, mais également une institution financière visant à assurer une sécurité de revenu aux assurés sociaux faisant face à des risques sanitaires et sociaux, à compenser une part des charges familiales et à couvrir la charge des prestations de soins. Des transferts financiers considérables, nécessitant des ressources et des dépenses qui dépassent aujourd'hui celles du budget de l'Etat, se sont développés. Le Comité d'histoire de la Sécurité sociale a réuni, sous la direction de M. Michel Laroque, inspecteur général des Affaires sociales et professeur associé de 1993 à 1999 à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne, des universitaires, des responsables et des praticiens de la protection sociale pour approfondir les étapes de la mise en place du système français de transferts sociaux. Leurs contributions, établies sous leur responsabilité, examinent notamment les difficultés auxquelles s'est heurté le développement des prélèvements sociaux dans une société capitaliste et économiquement libérale, les conditions d'élaboration des grands choix de redistribution entre assistance, prévoyance, assurances sociales, sécurité sociale d'une part, entre capitalisation et répartition, entre médecine libérale et maîtrise des dépenses de santé d'autre part, ainsi que les défis auxquels la fin des " trente glorieuses " a confronté ce système, obligeant à de multiples plans de financement et à des réformes de structure. Premier des services publics par les masses financières qu'elle brasse, la Sécurité sociale est-elle devenue un bateau ivre, menacé de sombrer par ses " trous " répétés ou une grande entreprise de mutualisation nationale qui, comme toutes les compagnies d'assurance, doit perpétuellement ajuster ses recettes et ses dépenses pour assurer son adaptation tant aux réalités économiques qu'à l'évolution des besoins sociaux ? Regarder l'histoire financière de la Sécurité sociale contribue à mieux comprendre les débats de notre temps qui prolongent des débats antérieurs largement similaires, mais parfois oubliés malgré leur résonance et les expériences qu'ils ont suscitées.