La ville serait-elle le "tombeau de la religion"? Certaines traditions du XIXe siècle que l'on pourrait qualifier "d'urbaphobes", puis les théories de la sécularisation au XXe siècle, ont plusieurs fois occulté l'idée d'une visibilité religieuse persistante dans l'espace urbain moderne. Et pourtant! Les dieux restent aujourd'hui des citadins. Mais cette présence religieuse a changé. Croiser les problématiques de l'immigration et du rapport à l'espace constitue un excellent observatoire pour étudier ces mutations. L'accélération du processus de globalisation, marqué depuis trente-cinq ans par un développement des flux migratoires, a en effet remodelé les équilibres socio-religieux des villes françaises sur au moins trois plans: pluralisation accentuée (interne et externe, avec l'essor de l'islam, des religions d'extrême-Orient), nouvelle dialectique invisibilité/visibilité dans l'espace urbain (processions, évangélisation de rue, affichage sauvage...) et culture de réseau (local, trans-national, appuyé sur les nouveaux médias numériques, sur les écoles, les commerces...). Ces trois axes de transformation ont entraîné des conséquences directes sur la gestion de l'espace urbain: l'arrivée de nouveaux acteurs religieux issus de l'immigration a en effet induit une compétition accrue pour l'espace. Elle a aussi nourri des logiques de marquage territorial communautaire (à double sens: tantôt provoquées par les réactions des acteurs déjà présents, tantôt suscitées par les nouveaux acteurs). Elle a enfin renouvelé la cartographie des implantations cultuelles et des pratiquants en "redistribuant les cartes", appelant à un nouvel état des lieux. Se pose alors la question de modèles hérités, de leur persistance ou de leur refonte.
Nombre de pages
220
Date de parution
07/12/2010
Poids
270g
Largeur
135mm
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EAN
9782296133471
Titre
Dieu change en ville. Religion, espace, immigration
L'originalité de l'ouvrage repose sur le caractère empirique des enquêtes (menées par entretiens, observations. .), permettant de documenter et d'analyser en profondeur les effets de la crise sanitaire dans différents secteurs d'activités (aéronautique, monde universitaire, tourisme, culture, aide alimentaire, travail du sexe...) et d'illustrer la vie au temps du covid-19.
Des judaïcités laïques aux diverses ultra-orthodoxies, d'Istanbul à Buenos Aires, en passant par Jérusalem, New York, Paris ou Londres, les contributions réunies dans les "Mondes juifs en mouvement" explorent le rôle des multiples déclinaisons du judaïsme contemporain dans la production, la redéfinition ou la porosité de ses frontières spatiales et identitaires. L'étude des processus conjoints de brouillage et de réaffirmation de ces frontières entre les différents mondes juifs et leurs environnements éclaire les logiques de pluralisation, d'innovation et d'hybridation à l'oeuvre. L'effervescence de ces phénomènes pose enfin, dans des termes renouvelés, la très ancienne et vive question de l'unicité du fait juif. Dans les Varia de ce numéro, on trouve une comparaison méthodique des régimes de laïcité en Argentine et au Mexique, une enquête sur les processus de conversion dans les Eglises chrétiennes de Chine aujourd'hui, et deux contributions à l'histoire de la circulation des reliques catholiques à l'époque moderne, l'une entre les églises missionnaires au Japon et l'Europe, l'autre au sein des Carmels de Lyon et de Rouen.
La proposition de l'auteur dans ce livre permet de voir que le concept de sujet dans la psychanalyse de Jacques Lacan n'est pas une simple substitution de l' "individu" , terme anthropologique développé progressivement à travers l'histoire. Le sujet ne correspond pas à l'individu, car il n'est pas conçu, selon la formulation reprise par Alfredo Eidelsztein, comme un épiphénomène du biologisme prédominant qui comprend le corps anatomique comme une vérité absolue. Le sujet de Lacan, tout comme celui défendu par l'auteur est le sujet considéré comme faisant partie d'une structure ; une structure qui implique l'immixtion de l'altérité. A Freud, nous laissons donc "l'individu psychique" et à Lacan "le sujet" , comme l'explique très bien Alfredo Eidelsztein. Natalia Vélez Loaiza
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...