Ainsi parlait Mihai Eminescu. Dits et maximes de vie, Edition bilingue français-roumain
Eminescu Mihai ; Cavaillès Nicolas
ARFUYEN
14,00 €
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EAN :9782845903760
Eminescu, c'est d'abord un merveilleux visage : un jeune Apollon à la longue chevelure et au regard doux que la Roumanie révère aujourd'hui encore comme une véritable pop star. Eminescu, c'est aussi, par exemple, ce poème à sa mère qui retentit dans les écoles et familles roumaines à chaque fête des Mères. Miracle de la culture roumaine, Eminescu a été le maître et la référence incontestés de tous les grands écrivains roumains qui lui ont succédé : Cioran, Ionesco, Eliade, et bien d'autres. Contemporain de la naissance de l'Etat roumain, il est, jusque dans sa personnalité déchirée, l'incarnation même de son écartèlement entre les puissances et les cultures qui y ont exercé leur emprise. Il est celui qui a lutté pour affirmer la singularité roumaine en faiusant connaître sa langue mais aussi son histoire depuis l'Antiquité. A sa mort, comme pour Vinci ou Leopardi, est resté un prodigieux ensemble de manuscrits pêle-mêle - ce qu'on appelle son "fragmentarium" -, véritable laboratoire où se mêlent ébauches, réflexions et travaux dans tous les domaines du savoir, de la philosophie à la biologie, l'histoire et la linguistique. Sont demeurés également de très nombreux articles de presse et de revue. L'ensemble de ces textes souvent géniaux, parfois délirants, ont été minutieusement édités en d'innombrables volumes. Une oeuvre immense donc et difficile d'accès, qui explique pourquoi un tel génie reste quasi inconnu en France. Grâce à cet Ainsi parlait, c'est tout l'essentiel d'une oeuvre exceptionnelle qui devient accessible au public français.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
171
Date de parution
12/09/2024
Poids
176g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782845903760
Titre
Ainsi parlait Mihai Eminescu. Dits et maximes de vie, Edition bilingue français-roumain
Auteur
Eminescu Mihai ; Cavaillès Nicolas
Editeur
ARFUYEN
Largeur
121
Poids
176
Date de parution
20240912
Nombre de pages
171,00 €
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Cinq générations de mères traversent les pays d'Orient à l'Occident. Elles croisent les destinées d'une kyrielle de personnages plus ou moins réels. Histoires de vies, drôles, mélancoliques ou tragiques et une quête des origines à l'allure de roman policier, enchevêtrées au fil de notre Histoire avec majuscule.
Il n'est pas nécessaire, disait Laurent de la Résurrection, d'avoir de grandes choses à faire, je retourne ma petite omelette dans la poêle pour l'amour de Dieu." Et il expliquait : "Le temps de l'action n'est pas différent de celui de l'oraison ; je possède Dieu aussi tranquillement dans le tracas de ma cuisine que si j'étais à genoux devant le Saint-Sacrement." Etrange mystique que celui-là : ni saint ni bienheureux ni même vénérable, et pourtant l'une des plus hautes figures spirituelles du Carmel et, sans aucun doute, celle qui parle le plus à notre époque. Né dans un village pauvre de Lorraine, soldat puis domestique, il restera toute sa vie frère convers, voué aux tâches les plus humbles : cuisinier, puis savetier. Peu lui importe : "Il n'est pas nécessaire d'être toujours à l'église pour être avec Dieu ; nous pouvons faire de notre coeur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps pour nous y entretenir avec lui amoureusement." Telle est sa "pratique de la présence de Dieu", simple et joyeuse. Son oeuvre se résume à des maximes et à 16 lettres. Mais son rayonnement est tel que les plus grands, notamment Fénelon, viennent lui demander conseil et qu'il est de son vivant compté parmi les plus grands mystiques. Le P. de Beaufort publie en 1692 ses écrits et deux ans plus tard les Entretiens qu'il a eus avec lui. Il les accompagne de deux hommages. Nous publions l'intégralité de ces textes. Préface et postface sont signées par deux carmes spécialistes de Frère Laurent : S. Robert (Québec) et M. -L. Huet (Toulouse).
Colette aimait à dire qu'elle n'était devenue écrivaine que par hasard : "Dans ma jeunesse je n'ai jamais, jamais désiré écrire". Mais à l'âge de 20 ans, elle épouse Gauthier-Villars (Willy) et devient l'un de ses multiples "nègres" . Sa vocation, nous dit-elle, était tout autre : "Née d'une famille sans fortune, je n'avais appris aucun métier. Je savais grimper, siffler, courir, mais personne n'est venu me proposer une carrière d'écureuil, d'oiseau ou de biche". Colette n'a pas fréquenté, comme les autres grands écrivains de sa génération, les grands lycées parisiens. Sa scolarité s'est arrêtée lorsqu'elle avait 16 ans. Elle a toujours gardé l'accent bourguignon : cette "voix de syrinx, écrivait Aragon, où perchait / Avec toutes les variations d'un / Beaune / Le roulement des r comme un vin dans le chai" . Sans cesse, écrivait-elle, il faut retourner aux choses : "Nous ne regardons, nous ne regarderons jamais assez, jamais assez juste, jamais assez passionnément". Ce qui rend vivantes toutes choses , c'est une certaine vibration qui est en elles, un rythme. Colette jouait bien du piano et a écrit le livret de L'Enfant et les Sortilèges de Ravel. C'est chez sa mère qu'elle a trouvé la force de cette liberté indomptable. "Marcel Schwob, déclarait-elle, m'appelait "la béguine aux scrupules". Et il est vrai que je mets des scrupules un peu dans tout. Je cache mes scrupules sous un peu de cynisme".
Une esthétique et une éthique de l'extrême et de la limite se sont imposés, écrit Tzvetan Todorov, alors qu'il n'y a pour Goethe de valeurs supérieures à la modération et à l'équilibre". Nous avons tendance à privilégier des écrivains au destin tragique comme Hölderlin ou Kleist alors que Goethe est mort à 80 ans. Goethe est pourtant aujourd'hui plus actuel que jamais. Ecrivain, scientifique et penseur politique, il est sans cesse en balance entre affirmation et négation, tradition et innovation, liberté et nécessité, optimisme et scepticisme. C'est pourquoi il est, selon Nietzsche, le seul écrivain allemand à n'avoir pas vieilli. L'essentiel de son message est moins à chercher dans ses romans que dans sa correspondance et ses entretiens. Goethe a vécu une période de transition riche en bouleversements sociaux et économiques. Il suit l'actualité scientifique et n'est en rien un anti-moderne. Mais il s'inquiète des dangers pour la civilisation et la nature d'une excessive auto-affirmation de l'individu. Faust est cet être totalement égocentrique dans son attitude envers les autres et envers la nature. Son destin est un avertissement qui entre en résonance avec les inquiétudes contemporaines concernant l'avenir de notre planète. Goethe a-t-il jamais réussi à refermer la boite de Pandore de la subjectivité extrême qu'il avait ouverte dans sa jeunesse avec son Werther ? Il y a quelque chose d'héroïque dans sa détermination à terminer ce second Faust qui offre un tableau complet du monde moderne, et, en même temps, bien avant Wagner, un spectacle total incluant musique et chorégraphie.
Marquée par une enfance misérable et par la culture très inégalitaire de son pays, Fumiko Hayashi décrit de manière poignante, à travers le destin d'un animal ou le regard d'un enfant, la lutte de ses compatriotes, et en particulier des femmes, pour leur dignité. Grâce à son exceptionnelle qualité d'observation de la vie quotidienne et à sa profonde sensibilité au sort des plus démunis, sa place dans la littérature japonaise du XXe siècle se situe aujourd'hui aux côtés des plus grands. Après La Flûte de la grue, paru chez Arfuyen en mai 2024, le nouvel ensemble de textes ici présenté par René de Ceccatty comprend, à côté de contes d'inspiration plus ou moins fantastique, plusieurs nouvelles et récits autobiographiques comme l'admirable "Une femme célèbre" qui donne son titre au recueil.