La fin des maux d'un Pausanias à l'autre. Essai de mythologie et d'histoire
Ellinger Pierre
BELLES LETTRES
40,00 €
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EAN :9782251380735
Quel rapport entre un général spartiate, libérateur du danger perse, qui voulut devenir le " tyran de la Grèce ", un disciple d'Empédocle, un prêtre d'Apollon à Cyrène et un voyageur qui décrit les chemins grecs de l'empire sous les Antonins, sinon peut-être leur nom , Pausanias ? Ce nom qui veut dire " la fin des maux ", évoquait les interrogations anxieuses des individus et des communautés auprès de oracles. Il a pris une toute autre signification le jour où l'on s'est aperçu que tout empire, archè, pourrait bien être le " début des maux ", archè kakon. La fin et le début des maux, les deux, les deux formules sous-tendent la tragédie du Libérateur, devenu traître, tyran et meurtrier, tout comme la vision historique du Voyageur. On suivra les deux hommes dans leur quête de purification ou d'un savoir antique, sur les sentiers de l'Arcadie. Elle nous conduit, par le montagne des sacrifices humains, où Platon situa son mythe d'origine de la tyrannie, et les gorges vertigineuses de la rivière Néda, jusqu'à la Bouche d'ombre de Phigalie et à la caverne de la Déméter Noire. Un parcours qui est une méditation sur le mal et le pouvoir à travers le passé grec, en un temps où une domination unique s'est étendue sur le monde.
Nombre de pages
374
Date de parution
07/06/2005
Poids
510g
Largeur
150mm
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EAN
9782251380735
Titre
La fin des maux d'un Pausanias à l'autre. Essai de mythologie et d'histoire
Auteur
Ellinger Pierre
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
510
Date de parution
20050607
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Les mythes en général et les mythes grecs en particulier n'ont d'existence que dans les différentes formes poétiques et iconographiques qui les adressent à un public particulier ; elles actualisent ces récits pour des circonstances sociales, rituelles et culturelles singulières. Conçues dès l'Antiquité comme les produits de techniques artisanales, ces formes confèrent aux récits que nous plaçons sous l'étiquette du "mythe" une dimension pragmatique. Avec son efficacité d'ordre à la fois esthétique et politique, cette poétique inscrit ces récits en des mémoires culturelles dynamiques, variant d'une cité à l'autre. En régime polythéiste, ces récits poétiques, relatifs au passé héroïque de la communauté, sont souvent associés à des fondations de culte et à des rituels auxquels ils servent d'aition ; ils légitiment ainsi une histoire et des institutions politiques. Par les techniques intellectuelles de poètes considérés comme des sophoi, par le biais de différentes formes de performance poétique (figurées et discursives), par la pragmatique de formes esthétiques qui les constituent en univers de croyance et en mémoire collective, par les pratiques rituelles dont leur énonciation fait partie, les mythes grecs définissent des identités politiques et religieuses amenées à changer suivant la conjoncture historique. En France en particulier, l'approche des mythes grecs a été fortement marquée par le structuralisme. Sous l'influence de la linguistique, on a été d'une part sensible à la syntaxe de récits qui sont relatifs au passé héroïque de la communauté ; on en a ainsi offert une série d'analyses narratologiques. D'autre part, dans la dimension sémantique, on a souvent réduit leurs univers de représentations culturelle à des oppositions binaires (le crû/le cuit, le même/l'autre, le masculin/le féminin). Il s'agit désormais de replacer ces formes narratives dans un contexte d'énonciation qui correspond à des performances ritualisées. Seule la prise en compte de la forte dimension pragmatique qui découle de leur forme poétique est en mesure d'en faire apparaître les effets de sens dans un contexte rituel et culturel requérant une approche d'ordre anthropologique.
Cet ouvrage d'initiation au vietnamien s'adresse à tous ceux qui souhaitent découvrir à la fois à la langue et à la culture vietnamienne ou renforcer leurs connaissances. Outil idéalpour toute personne souhaitant s'exprimer avec aisance et précision aussi bien à l'écrit qu'à l'oral, cet ouvrage suit une progression thématiqueallant des salutations de base aux proverbes courants, en passant par des situations de la vie quotidienne et des interactions sociales tant dans l'univers familial que professionnel. A découvrir : - l'alphabet vietnamien et les règles d'intonation à l'oral et à l'écrit - 51 leçons thématiques - plus de 150 exercices corrigés - plus de 120 fichiers audio à télécharger gratuitement sur le site des éditions Ellipses Bonus : Deux fichiers audio pour chaque liste de vocabulaire : l'un avec un locuteur ayant un accent nord-vietnamien et l'autre avec un locuteur ayant un accent sud-vietnamien
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.