Dessiner dans la marge est d'abord le titre choisi pour une journée d'études du Centre de recherches en arts de l'Université de Picardie Jules Verne qui a eu lieu en janvier 2001. Aux interventions de cette journée sont venues s'adjoindre d'autres contributions pour la présente publication. Nous avons voulu, par ce thème, redoubler la liberté du dessin par celle des marges. La marge est en effet, depuis les cahiers d'écolier, l'espace de liberté réservé au griffonnage, à l'esquisse rapide ou au remplissage quasi obsessionnel de l'ennui, de la distraction, de l'imagination. Les images dans les marges témoignent donc du goût pour l'ambiguïté, pour la simple ornementation, ou pour un art provocant, qui joue, comme le trait d'esprit, avec les raccourcis et l'économie, ou se déploie au contraire sur un mode excessif. Dans les marges, un monde à l'envers tourne en dérision, comme le montre Bakhtine à propos du carnaval, les rigidités et hiérarchies habituelles, mais aussi leur stabilité iconographique. Les marges constituent donc, à côté du texte, et en empiétant parfois sur ses frontières, l'espace du figurai, espace à voir et non pas à lire, dont Jean-François Lyotard a scruté l'épaisseur, la nature d'événement, l'articulation au désir inconscient.
Nombre de pages
188
Date de parution
01/11/2004
Poids
275g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747567299
Titre
Dessiner dans la marge
ISBN
274756729X
Auteur
Eizykman Boris
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
275
Date de parution
20041101
Nombre de pages
188,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au début des années 1960, un universitaire américain dénonçait la piètre estime dont jouissaient les enseignements artistiques à l'Université. "L'art en soi apparaît comme une matière dénuée d'utilité et n'est trop souvent considéré que comme une fioriture du programme, une futilité tout juste bonne pour les étudiants inaptes aux études techniques, un dépotoir pour athlètes, un training thérapeutique pour paraplégiques." A cette époque, les bandes dessinées n'avaient même pas droit de cité dans les sphères académiques. En pensant à Mad, Mac Luhan remarque pourtant que l'art populaire auquel il rattache les bandes dessinées - "est un clown qui nous rappelle toute la vie et toute la liberté dont nous nous privons dans notre routine quotidienne". Aujourd'hui, alors que le "neuvième art" fait l'objet de cours, de colloques et de publications universitaires, "liberté" est bien le maître mot permettant de comprendre l'intérêt que nous pouvons porter à son univers hétéroclite, non pas seulement parce que la bande dessinée nous donnerait à son contact l'illusion de rester en marge de la culture officielle, mais surtout parce que ses recherches plastiques et narratives témoignent, dans le meilleur des cas, d'une liberté radicale de création, rebelle au formatage de l'industrie culturelle, étrangère à l'ordre de la communication et à ses codes élémentaires.
Ce recueil de textes inédits ou introuvables de Claudine Eizykman, flamboyante cinéaste théoricienne, constitue une refondation radicale de la théorie du cinéma, élaborée et approfondie de 1970 à 2018. Renversant les doctrines fondées sur les standards de la narration-représentation, elle part du principe cinématographique comme mouvement paradoxal dont elle situe l'expérience originaire dans les avant-gardes et le cinéma expérimental, qui deviennent des lieux à partir desquels construire une pensée productive sur le cinéma. Sa méthode holistique, ses concepts ciselés, ses lectures éclairées de la quasi-exhaustivité des grands textes philosophiques, scientifiques, esthétiques à propos du cinéma, de Bergson à Warhol, ses analyses affutées des films d'Alexeïeff, Anger, Eggeling, Fihman, Kubelka, Len Lye, Man Ray, Mekas, O'Neil, Richter, Snow, Willoughby, jusqu'à Men in Black ou Mulholland Drive, constituent à la lecture autant d'expériences de pensée en cinéma stimulantes et émancipatrices : une forme prenante et surprenante de "film-après-coup".
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.