Plates bandes à part. Esthétique de la bande dessinée
Eizykman Boris
LETTRE VOLEE
24,50 €
Épuisé
EAN :9782873173760
Au début des années 1960, un universitaire américain dénonçait la piètre estime dont jouissaient les enseignements artistiques à l'Université. "L'art en soi apparaît comme une matière dénuée d'utilité et n'est trop souvent considéré que comme une fioriture du programme, une futilité tout juste bonne pour les étudiants inaptes aux études techniques, un dépotoir pour athlètes, un training thérapeutique pour paraplégiques." A cette époque, les bandes dessinées n'avaient même pas droit de cité dans les sphères académiques. En pensant à Mad, Mac Luhan remarque pourtant que l'art populaire auquel il rattache les bandes dessinées - "est un clown qui nous rappelle toute la vie et toute la liberté dont nous nous privons dans notre routine quotidienne". Aujourd'hui, alors que le "neuvième art" fait l'objet de cours, de colloques et de publications universitaires, "liberté" est bien le maître mot permettant de comprendre l'intérêt que nous pouvons porter à son univers hétéroclite, non pas seulement parce que la bande dessinée nous donnerait à son contact l'illusion de rester en marge de la culture officielle, mais surtout parce que ses recherches plastiques et narratives témoignent, dans le meilleur des cas, d'une liberté radicale de création, rebelle au formatage de l'industrie culturelle, étrangère à l'ordre de la communication et à ses codes élémentaires.
Nombre de pages
160
Date de parution
14/02/2013
Poids
450g
Largeur
151mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782873173760
Titre
Plates bandes à part. Esthétique de la bande dessinée
ISBN
2873173769
Auteur
Eizykman Boris
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
151
Poids
450
Date de parution
20130214
Nombre de pages
160,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dessiner dans la marge est d'abord le titre choisi pour une journée d'études du Centre de recherches en arts de l'Université de Picardie Jules Verne qui a eu lieu en janvier 2001. Aux interventions de cette journée sont venues s'adjoindre d'autres contributions pour la présente publication. Nous avons voulu, par ce thème, redoubler la liberté du dessin par celle des marges. La marge est en effet, depuis les cahiers d'écolier, l'espace de liberté réservé au griffonnage, à l'esquisse rapide ou au remplissage quasi obsessionnel de l'ennui, de la distraction, de l'imagination. Les images dans les marges témoignent donc du goût pour l'ambiguïté, pour la simple ornementation, ou pour un art provocant, qui joue, comme le trait d'esprit, avec les raccourcis et l'économie, ou se déploie au contraire sur un mode excessif. Dans les marges, un monde à l'envers tourne en dérision, comme le montre Bakhtine à propos du carnaval, les rigidités et hiérarchies habituelles, mais aussi leur stabilité iconographique. Les marges constituent donc, à côté du texte, et en empiétant parfois sur ses frontières, l'espace du figurai, espace à voir et non pas à lire, dont Jean-François Lyotard a scruté l'épaisseur, la nature d'événement, l'articulation au désir inconscient.
Ce recueil de textes inédits ou introuvables de Claudine Eizykman, flamboyante cinéaste théoricienne, constitue une refondation radicale de la théorie du cinéma, élaborée et approfondie de 1970 à 2018. Renversant les doctrines fondées sur les standards de la narration-représentation, elle part du principe cinématographique comme mouvement paradoxal dont elle situe l'expérience originaire dans les avant-gardes et le cinéma expérimental, qui deviennent des lieux à partir desquels construire une pensée productive sur le cinéma. Sa méthode holistique, ses concepts ciselés, ses lectures éclairées de la quasi-exhaustivité des grands textes philosophiques, scientifiques, esthétiques à propos du cinéma, de Bergson à Warhol, ses analyses affutées des films d'Alexeïeff, Anger, Eggeling, Fihman, Kubelka, Len Lye, Man Ray, Mekas, O'Neil, Richter, Snow, Willoughby, jusqu'à Men in Black ou Mulholland Drive, constituent à la lecture autant d'expériences de pensée en cinéma stimulantes et émancipatrices : une forme prenante et surprenante de "film-après-coup".
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
En prise à l?étendue ce qui bat le jour, après l?horizon se déplacent têtes et ciel tel le passeur, la main changée las, ce qui submerge guide l?ombre, celui qui pénètre la surface.
Catherine Grout, docteur en histoire de l?art et en esthétique, est professeur d?esthétique et chercheur au LACTH, ENSAP de Lille, commissaire indépendante de manifestations et de projets en milieu urbain (Enghien-les-Bains, Osaka, Tokyo, Chu-wei à Taiwan, Bolzano, Strasbourg), lauréate de la Villa Kujoyama (1994-1995), membre du réseau Japarchi (Asie-Imasie, CNRS, Institut des mondes asiatiques). Elle a publié Le Tramway de Strasbourg (Le Regard, 1995); Pour une réalité publique de l?art (L?Harmattan, 2000) et L?Émotion du paysage (La Lettre volée, 2004).
Neveu de Kandinsky, c'est à la demande de celui-ci que Kojève rédige cet essai en 1936. Il y propose non seulement une interprétation de la peinture de Kandinsky mais inverse les termes de peinture concrète et abstraite. «Les tableaux de Kandinsky ne sont pas des peintures d'objets, mais des objets peints : ce sont des objets au même titre que l'arbre, la montagne, les chaises, les Etats... sont des «objets» ; seulement, ce sont des objets picturaux, des peintures «objectives»».