Echeverría Esteban ; Manguel Alberto ; Gaudry Fran
ESCAMPETTE
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EAN :9782356080219
L'abattoir d"Echeverria est le portrait digne de foi d'un tyran, mais aussi un témoignage contre toute tyrannie. De même que le Waterloo partiel de Fabrice éclaire la banalité et le chaos de toute guerre ou que l'inexplicable procès de K accuse le cauchemar métaphysique de la bureaucratie judiciaire, de même cet infernal abattoir illustre l'abus de pouvoir et la stupidité que cet abus encourage. (...) La tyrannie n'admet pas les critiques. Quiconque s'oppose à l'abattoir devient sa victime, car l'abattoir ne souffre ni interlocuteur ni adversaire. Le lecteur contemporain pense aux tyrannies classiques du siècle passé - l'Allemagne du Troisième Reich, la Russie de Staline, le Cambodge des Khmers rouges - mais aussi aux contaminations plus discrètes, plus particulières, comme celles qui ont lieu quotidiennement en Chine ou en France aujourd'hui, où le besoin d'imposer une discipline civique prétend justifier les abus d'une violence étatique de plus en plus impunie."
Nombre de pages
66
Date de parution
04/03/2010
Poids
76g
Largeur
111mm
Plus d'informations
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EAN
9782356080219
Titre
L'abattoir. Précédé de Esthétique de l'abattoir
Auteur
Echeverría Esteban ; Manguel Alberto ; Gaudry Fran
Editeur
ESCAMPETTE
Largeur
111
Poids
76
Date de parution
20100304
Nombre de pages
66,00 €
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Alinka Echeverria est la lauréate de la cinquième Résidence BMW au musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône. Pendant trois mois, à l'automne 2015, elle a pu mener un travail personnel qui s'est nourri des archives du musée. Cet ouvrage réunit un extrait de ses recherches documentaires ouvrant sur une réflexion à propos de la représentation de la femme depuis l'Antiquité et sa série Précession du féminin, une (re)constitution de douze vases retraçant une histoire des techniques de reproduction de la photographie. Alinka Echeverria est une artiste mexicaine, née en 1981, dont le travail se partage entre la photographie et la vidéo. Diplômée d'un master en anthropologie sociale, elle a étudié la photographie à l'ICP à New York. En 2012, elle a été désignée "Photographe international de l'année" par le Lucie award. Sa vision du monde est extrêmement analytique, introspective et à la recherche de raisonnements alternatifs.
Jean-Jacques Salgon est né en Ardèche où il a fréquenté la petite école de son père, instituteur laïque, républicain et pédagogue adepte des méthodes Freinet. Ce rude pays et ce père au caractère trempé auront sur lui et sur ses livres une influence profonde. Papa firme la pipe est un hommage à ce père mort à 96 ans. Le premier tableau du livre nous le montre, couché dans son cercueil, revêtu d'habits qui le font ressembler à un Communard fusillé par des Versaillais. Puis, de tableau en tableau, on remonte le temps dans un récit empreint de nostalgie et d'humour. On aperçoit Gérard Philipe à Avignon, Geneviève Page au volant de sa BMW décapotable bleue et quelques autres, on part en vacances en Italie en caravane, on roule en 2 CV glorieuse, et à force de remonter le temps on se retrouve en culottes courtes, dans la classe de l'instituteur, où le futur auteur s'exerce à écrire au tableau: "Papa fume la pipe, maman fait du café"
Ecrit après une rupture sentimentale et une douloureuse expérience de la solitude, ce livre est un florilège de petites pièces très musicales, empreintes de mélancolie. C'est aussi un acte de confiance en la poésie pour réinventer la vie..."J'aime le mot sonate que même les musicologues éprouvent bien du mal à définir. Sonate est ce qui vibre, s'opposant à ce qui chante, la cantate. Voilà bien ce que je cherchais ici, vu le thème de la solitude, une vibration plutôt qu'un chant, encore moins un cri, un soupir."
Qu'est-ce pour vous que la poésie ? " demandait-on un jour à Antonella Anedda. Et telle fut sa réponse : " C'est ma réalité, enfoncée dans ma vie : c'est une racine, et parfois une lame. " Une racine qui la relie à la totalité de la terre et du cosmos, aux vivants et aux morts, à la parole même de ce qui semble ne pas avoir de voix. Et une lame qui ouvre au monde, annonce une blessure, mais devient aussi l'emblème du tranchant de la poésie. La force d'un livre comme Nuits de paix occidentale (1999) semble tenir à une tension toujours renouvelée entre un souci de réserve pudique, de loyale retenue où le chant révèle sa part d'ombre et de silence, et un élan profond, une ardeur immédiate dans le don de soi, dans l'incandescente offrande de parole.