Né en 1976, Maximilien Durand est titulaire d'un DEA soutenu à l'Ecole pratique des hautes études (section des sciences historiques et philologiques) portant sur la littérature hagiographique en langue copte. Il est également diplômé des premier et deuxième cycles de l'Ecole du Louvre, où il enseigne depuis plusieurs années l'histoire de l'art paléochrétien, de l'art byzantin et l'iconographie chrétienne. Il prépare actuellement le catalogue des manuscrits coptes du musée du Louvre. Les récits hagiographiques adoptent, dès l'origine, un point de vue très particulier, fait de convention et volontiers démonstratif, gommant par la légende les défauts des saints qu'ils exaltent. Et si ces derniers n'avaient choisi un parcours hors du commun que par orgueil, frivolité, désespoir ou stupidité ? En réécrivant la biographie des saints historiques, il suffit de décaler le point de vue pour découvrir des intentions moins pures, moins conformes aux idéaux évangéliques. A travers une sélection de sept biographies de saints réels, Odeur de sainteté présente une expérience religieuse vécue loin du mysticisme, comme une course aux honneurs, à la gloire, comme une survie ou comme un accomplissement égoïste. Quand Dieu disparaît de ces vies récrées, il fait place aux psychoses d'êtres bien humains, parfois abjects, mais grands de la logique avec laquelle ils conduisent leur folie. Ces sept biographies, inscrites à des moments particuliers de l'histoire de l'Eglise - la reconnaissance du christianisme à la fin de l'Antiquité, le Moyen Age, la Contre-Réforme, la Révolution, le XIXème siècle et le concile de Vatican II - offrent les portraits d'êtres délirants, en marge, préoccupés d'eux-mêmes. Pour autant, qu'on les abhorre ou qu'on leur pardonne leur démence, ne restent-ils pas de grands hommes, à défaut de demeurer des saints ? Mais au-delà de la figure du saint, Odeur de sainteté évoque celles de tous les personnages qui ont fait l'histoire, et pose la question du genre hagiographique ou simplement biographique. Quand on propose une existence comme modèle, ne l'interprète-t-on pas, en la relatant, pour qu'elle convienne au message qu'on souhaite délivrer ?
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Date de parution
24/01/2007
Poids
180g
Largeur
114mm
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EAN
9782922868517
Titre
Parfum de sainteté
Auteur
Durand Maximilien
Editeur
ALLUSIFS
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114
Poids
180
Date de parution
20070124
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Située en Moyenne Égypte, la ville d'Antinoé est la capitale de la Thébaïde à l'époque romaine et byzantine. La Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon ayant été le principal financeur, en 1898, de la troisième campagne de fouilles, qui mit au jour les nécropoles de la fin de l'Antiquité, et étant demeuré un partenaire régulier des campagnes suivantes de l'archéologue du site Albert Gayet (1856-1916) jusqu'en 1914, le musée des Tissus a bénéficié de l'envoi d'un considérable matériel archéologique. Ce dernier se compose de vêtements complets (tuniques, manteaux, chemises, voiles, accessoires, ceintures) et de fragments de vêtements. Ces pièces exceptionnelles révèlent surtout, comme l'avait bien compris Gayet, les modes vestimentaires de la fin de l'Antiquité, le goût des élégants pour les étoffes de luxe, soieries ou lainages, les influences, aussi, d'un Orient mythique, la Perse, dont on adopte alors les typologies de vêtements ou le répertoire ornemental. Ces étoffes montrent également qu'Antinoé était un centre de production textile de première importance, répondant aux exigences d'une population contrastée, hésitant entre un paganisme crépusculaire et un christianisme de plus en plus officiel. L'exposition, au travers de nombreuses pièces inédites restaurées pour l'occasion, conservées au musée des Tissus et au musée du Louvre, permettra une confrontation originale avec des évocations contemporaines des costumes exhumés des nécropoles antinoïtes. Elle est aussi l'occasion d'évoquer l'engouement que suscitèrent les fouilles d'Antinoé au début du XXe siècle, orchestré par Albert Gayet et Émile Guimet, et le discrédit dans lequel le caractère littéraire et fantasmé des publications de Gayet plongea son travail scientifique. Aujourd'hui, au vu de ces découvertes, il est possible de réévaluer la pertinence des remarques de l'archéologue, qui exploita le site pendant près de vingt années.
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