Entre la Paix d'Utrecht de 1713 et la Paix d'Amiens de 1802, les traités franco-britanniques, qu'ils soient d'alliance, de paix, d'amitié ou de commerce, offrent une perspective originale pour comprendre les relations entre les deux pays au XVIIIe siècle. Ainsi, en mettant au coeur du questionnement la recherche de l'entente, et non la sempiternelle rivalité, les études réunies dans ce volume ont pour ambition de contribuer au renouvellement actuel des études franco-britanniques. Qu'ils soient signés, avortés ou bafoués, ces accords engagent et mobilisent des acteurs très divers, bien au-delà des seuls cénacles diplomatiques, et deviennent de véritables affaires nationales. Analyser la cristallisation des opinions aux temps de négociations des traités conduit ainsi à évaluer la place, accordée, revendiquée et occupée, par les sujets / citoyens dans la formulation de la politique des Etats. Il s'agit aussi de comprendre comment la politique extérieure est reçue, commentée, et interprétée par des protagonistes aussi dissemblables que les parlementaires, les manufacturiers ou les publicistes. Quel est le rôle de la référence à la nation et à l'étranger dans des contextes sociaux et spatiaux variés ? Dans quelle mesure la Révolution française marque-t-elle une rupture dans cette histoire de longue durée ? La conjonction des histoires économique, culturelle et politique, la variation des observatoires, de la Normandie au Pas-de-Calais en passant par Paris, de Londres à Manchester jusqu'à Dublin et la mise en perspective séculaire permettent d'interroger la vision a-historique d'un couple franco-anglais toujours antagoniste.
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Nombre de pages
213
Date de parution
22/05/2008
Poids
339g
Largeur
154mm
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EAN
9782908327557
Titre
Le négoce et la paix. Les nations et les traités franco-britanniques (1713-1802)
Résumé : Quelles furent véritablement les positions de Robespierre sur les grandes questions de son temps ? Une approche plurielle par les spécialistes internationaux, sans compromis ni parti pris.
Le 29 janvier 1809, Napoléon Ier règne. Assis en face de lui, dans l'une des grandes pièces du palais des Tuileries, se tient Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, aîné d'une lignée appartenant à la plus vieille noblesse française. Il a 55 ans. "Vous êtes un voleur, s'écrie Napoléon, un lâche, un homme sans foi, vous avez toute votre vie trompé, trahi tout le monde : vous vendriez votre père. Je vous ai comblé de biens, et il n'y a rien dont vous ne soyez capable contre moi. Vous mériteriez que je vous brisasse comme du verre ; j'en ai le pouvoir, mais je vous méprise trop pour en prendre la peine". Talleyrand se souviendra toujours de cette scène humiliante et il ne pardonnera jamais. "Talleyrand est sûrement le plus grand ennemi de notre maison à présent que la fortune m'abandonne depuis quelque temps", écrira l'empereur à son frère Joseph Bonaparte. Napoléon voit juste. Talleyrand est l'homme de la déchéance de l'empereur en 1814, l'organisateur des première et seconde Restaurations de Louis XVIII, en 1814, puis en 1815. Il est l'homme du congrès de Vienne, le président du Conseil lors de la seconde Restauration. Ecarté par les ultras, il rallie Louis-Philippe d'Orléans et sera son ambassadeur à Londres. Il a trahi Napoléon ? Certes, mais il est resté fidèle à ses origines, à sa vision de la France et de l'Europe. C'est un noble "éclairé", un orléaniste qui a su survivre et agir dans un monde nouveau, qu'il n'aime pas", Max Gallo de l'Académie française.
Tensions sociales, crises politiques et économiques, transformations culturelles, les tentatives d'explication afin de comprendre le bouleversement révolutionnaire qui a transformé la France à partir de 1789 sont nombreuses. Dans cette profusion explicative, quelques causes se détachent comme l'impossibilité de la monarchie, malgré plusieurs tentatives jamais véritablement assumées de transformer en profondeur un ordre social pluriséculaire, une crise économique qui conduit l'ordre financier à la banqueroute, une recrudescence accélérée de formes rébellionnaires d'opposition populaire, des blocages structurels qui freinent l'ascension sociale de la bourgeoisie d'affaire, le discrédit qui affecte jusqu'à Versailles même l'autorité du monarque et le prestige du couple royal... L'ouvrage relève, à partir des travaux puisés dans l'historiographie la plus récente, l'ensemble de ces facteurs de causalité et propose une vision synthétique des origines spécifiques de la Révolution française.
Sans-culottes assoiffés de sang, jacobins sans foi ni loi, scènes de violences paroxystiques, mais aussi exigences de réformes radicales, engouement pour les droits de l'homme et désir d'égalité : dès 1789, en Grande-Bretagne, les événements révolutionnaires fascinent. Cet attrait, qui se transforme pour beaucoup en une répulsion absolue, va se traduire par des débats aussi bien politiques que philosophiques autour des idéaux venus de France. Une avalanche de caricatures et de pamphlets en offre un témoignage enflammé, de même que toute une culture de l'image et de l'écrit, qui, de Dickens à aujourd'hui, irriguera une représentation sombre et dramatique de cette période charnière de notre histoire. L'influence de la Révolution outre-Manche ne s'est pourtant pas arrêtée aux polémiques et à la contemplation. Sur tout le territoire du royaume, mais surtout en Ecosse et en Irlande, les événements de France ont déclenché des réactions profondes, menant parfois les opposants à la couronne d'Angleterre au bord de l'insurrection, voire de la sécession. En réalité, 1789 a bouleversé l'ensemble de la société britannique, l'obligeant à se positionner, de manière radicale et identitaire, vis-à-vis d'un voisin qu'elle avait appris, depuis un siècle, à admirer autant qu'à redouter.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.