Adrien Pasquali, chercher sa voix entre les langues
Dupuis Sylviane
ZOE
17,20 €
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EAN :9782881826962
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)
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Nombre de pages
128
Date de parution
02/06/2011
Poids
210g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782881826962
Titre
Adrien Pasquali, chercher sa voix entre les langues
Auteur
Dupuis Sylviane
Editeur
ZOE
Largeur
142
Poids
210
Date de parution
20110602
Nombre de pages
128,00 €
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Poète, essayiste, Sylviane Dupuis est aussi dramaturge aux deux sens du terme : écrivain de théâtre et conseillère à la mise en scène. Dans les sept chroniques rassemblées ici elle s'interroge sur cet art dont l'utilité est souvent remise en question. Elle montre en quoi et pourquoi il a sa place dans la société d'aujourd'hui et dans notre vie personnelle. D'une écriture élégante qui laisse toujours parler l'expérience émotionnelle, ses propos sont une invitation à se rendre au spectacle et à y retourner.
Résumé : Toute oeuvre littéraire suppose la mémoire d'autres textes. En Suisse francophone, l'Ancien et le Nouveau Testament ont continué de représenter pour les écrivains une réserve fondamentale d'images, d'histoires ou de figures, jusque dans les années 1970 - fût-ce dans le but de les subvertir radicalement. En quoi C. F. Ramuz, Blaise Cendrars, Jacques Chessex, Catherine Colomb, Nicolas Bouvier, Corinna Bille, Jean-Marc Lovay ou Yves Laplace, autant d'inventeurs de langue, sont-ils empreints du matériau biblique ? Sylviane Dupuis, textes à l'appui, explore les traces des Ecritures. Et constate qu'elles fournissent une sorte de matrice aux oeuvres littéraires. Elle propose dans cet essai plusieurs pistes permettant de comprendre les raisons de cet attachement et pourquoi la plupart des grands écrivains de Suisse romande n'ont eu de cesse de retisser ou déconstruire la Bible. Comme une marque de fabrique commune malgré les écritures infiniment diverses de ces auteurs et en dépit de l'agnosticisme de la majorité d'entre eux.
Quinze ans après la disparition de Jacques Chessex, cet essai cherche à dépasser l'image médiatique associée à l'auteur de L'ogre pour cerner la logique profonde de son oeuvre, guidée par la constante obsession d'un moi diffracté en d'innombrables personnages ou avatars - en quoi elle anticipe l'autofiction contemporaine -, mais aussi hantée par l'échec, le néant et la grotesque dérision de tout. Sylviane Dupuis, tout en la situant dans son temps et ses jeux de pouvoir, démonte la mécanique d'une écriture puissamment ambivalente où s'affrontent tendresse et haine, sacré et profanation, imitation et rivalité féroce. Tenaillés par la tentation de l'autodestruction, mais aussi traversés par l'humour et la parodie, ancrés dans le paysage vaudois, mais aussi adossés au texte biblique et à la littérature française, les récits et la poésie de Chessex dévoilent une irrépressible vitalité pulsionnelle aussi bien que la trouble fascination des abîmes, de la folie et de la mort.
« Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon4e de couverture : « Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon
Ce texte court se lit d’une traite. Tout s’enchaîne rapidement, les éléments convergent vers une fin inéluctable. Ilaria raconte avec candeur, comme dans un souffle, son papa qui fuit la fin d’un amour, leur course-poursuite à travers l’Italie – à Rome, à Naples. Bouleversant.
Résumé : Enfant, Nadia vit chez sa grand-mère Sylvia, sur le domaine agricole de Groenplaas, en Afrique du Sud. Fils de pêcheur, son cousin Xavie grandit à Santekraam, un village côtier. Dans les années 1990, les deux adolescents se retrouvent dans un ghetto en périphérie du Cap. Quand Sylvia, "reine mère du mensonge", laisse tomber la vérité comme un vase de porcelaine, le silencieux Xavie et Nadia, "la personne la plus fâchée de toute la terre", prennent tour à tour la parole pour épousseter les morceaux et tenter de reconstituer l'histoire familiale, sa violence et ses secrets. Mêlant poésie, brutalité et humour noir, ce roman porte des voix que l'on n'entend jamais : celles d'une communauté métisse doublement marginalisée, exclue de la culture noire comme de la classe blanche privilégiée. C'est aussi le cri d'une génération, née au début des années 1980 et révoltée au sein de cette "nouvelle Afrique du Sud" où les traces de l'ancienne sont partout à vif.
Une famille recomposée vit ses premières vacances, une dizaine de jours au Danemark. Ce voyage est en enjeu, il doit être une réussite. La narratrice cherche la bonne distance auprès des enfants de son compagnon, qui ont reçu une éducation différente de celle qu'elle-même donne à sa fille. Elle aimerait tout dire, lui penche pour préserver les siens. Tout en évoquant ses propres parents divorcés, la narratrice scrute d'un oeil aigu la frénésie joyeuse et envahissante de la petite, le silence mystérieux du garçon, les remarques de l'ado qui trouve ce couple d'adultes "kitsch" . Elle observe avec une honnêteté magnifique les jalousies ou les prises de pouvoir qui se tissent autour des tendresses ou des admirations réciproques. L'équilibrisme nécessaire aux repas, les visites de villes sous des trombes d'eau ou la lumière photogénique d'un printemps pluvieux sont autant d'occasions de mieux saisir ce qui se joue dans ces relations reconfigurées.