Apparu sur la scène littéraire au tournant des années quatre-vingt, Guy Goffette s'est imposé comme une figure majeure de la poésie contemporaine française. D'origine belge, il a publié la quasi-totalité de son oeuvre chez Gallimard, qui le fait entrer dans sa collection de référence " Poésie " dès 1995, avec Le Pêcheur d'eau, avant de publier son recueil le plus connu, intitulé Eloge pour une cuisine de province- initialement publié chez Champ Vallon en 1988. Ne se reconnaissant pas dans ce qu'on a appelé " le nouveau lyrisme " , ce " poète du quotidien " - selon ses propres termes - a rapidement attiré l'attention de la critique : postface de Jacques Borel en 1988, numéro spécial de la revue Littératures en 2007, en 2012 un collectif dirigé par Jean-Michel Maulpoix et un essai d'Yves Leclair. Le terrain reste néanmoins largement à défricher, tâche à laquelle le présent ouvrage entend participer en s'intéressant successivement à la " cuisine " et aux rapports qu'entretient le poète avec la peinture et la musique, mais aussi à l'écriture en prose. Aux différentes contributions s'ajoutent un entretien avec Guy Goffette, ainsi que quelques poèmes et extraits de roman inédits. Avec les contributions de Béatrice Bonhomme, Serge Bourjea, Benoît Conort, Christine Dupouy, Claire Habig et Marie Joqueviel-Bourjea.
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Nombre de pages
178
Date de parution
21/07/2021
Poids
230g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791037008787
Titre
Guy Goffette. Eloge pour une poésie de province
Auteur
Dupouy Christine
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
230
Date de parution
20210721
Nombre de pages
178,00 €
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Dhôtel se revendiquait lui-même comme un écrivain mineur, et de fait, il constitue une figure majeure de ce que l'on pourrait considérer comme un genre à part entière. Chez lui point d'emphase, une écriture de Schéhérazade, et toute un société de fidèles qui se reconnaissent en ce magique Dhôtelland : attention portée à la moindre plante, aux animaux... plus qu'à l'intrigue à proprement parler, qui s'en va de façon vagabonde au gré de l'écrivain-poète. Ce recueil d'articles se propose une approche à la fois rigoureuse et délicate de cet auteur, restituant une perspective chronologique et mettant en évidence la richesse de l'?uvre dhôtelienne.
Sont réunis ici les Actes d'un colloque interdisciplinaire (littérature, peinture, musique) qui s'est déroulé à Metz en 2004. Associant critiques et créateurs, nous avons fait dialoguer les différents arts, avec de grands noms comme Pascal Quignard, Alexandre Hollan, Jacques Burtin et nous nous sommes interrogés sur cet "art du peu" à propos duquel Klébaner écrivait : " Je veux parler d'un art où l'homme trouve l'éclat dans le terne, l'audace dans la prudence, la pérennité dans le précaire, l'excellence dans le quelconque".
Peu d'oeuvres poétiques sont aussi sensibles à la musique que celle de Jacques Réda. Attentif à la lenteur autant qu'aux rythmes de la langue, Réda compose sa prose et ses vers au son du jazz, mais aussi à l'écoute des bruits de notre civilisation urbaine. Poète flâneur au lyrisme bucolique, écrivain plein d'humour lorsqu'il conte ses vagabondages à Paris, en province ou à l'étranger, Réda est aussi l'un des rares poètes contemporains à pratiquer une poésie scientifique dans la postérité de Lucrèce. C'est à cette oeuvre, qui a contribué à renouveler considérablement la poésie française et est encore trop méconnue, que ce livre est consacré.
Etymologiquement, le vers (de vertere, tourner), qui va à la ligne, s'oppose à la prose qui, elle, va tout droit (prorsum). Cette définition paraît simple. Et de fait pendant longtemps, non seulement vers et prose ont évolué de façon singulière, mais ils ont aussi dialogué dans le cadre du prosimètre, qui s'est développé de l'Antiquité au XVIIe siècle. Or, depuis Rousseau, les frontières entre la prose et la poésie sont devenues beaucoup plus incertaines. On a assisté à la naissance de la prose poétique, du poème en prose, du vers libre. En même temps, à la fin du XXe siècle, semble s'être opéré un certain retour au vers régulier. Quels sont les enjeux de ces mutations essentielles ? Une bonne partie des études présentées dans ce livre porte sur le vingtième siècle, avec pour soubassement de solides références à l'Antiquité, au Moyen Age et au XVIIe siècle. On voit que dans la prose se fait jour le vers, comme inversement le vers va vers la prose : il y a, pour reprendre la formule de Michel Collot, " hybridation de la prose et du vers ". Sans prétendre à l'exhaustivité, ce livre pose des balises claires pour mieux appréhender le phénomène contemporain du dialogue de la prose et des vers.
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
Deprez Stanislas ; Giorgini Pierre ; Magnin Thierr
Le vrai des gens, c'est-à-dire ce qui est vrai pour eux et forgé par l'opinion, semble toujours s'éloigner un peu plus de la "vérité" dite par les experts. Quelque chose est vrai pour moi parce que cela fait sens à la fois dans ma vie et dans la perception que j'ai du monde. Mais la façon dont on met en récit ce que l'on vit, seul ou en communauté, devient chaque jour plus hermétique aux récits de "l'élite". Nous proposons, au lieu d'opposer stérilement ce qui est vrai pour le commun à la vérité des sachants, que soient ouverts des espaces d'une réconciliation possible entre les deux. Ces lieux hybrides d'actions communes et de récits collectifs redonneraient du sens et donneraient l'espoir d'un futur à la fois possible et désirable. C'est cela que nous appelons la "prosp'active".