L'objet de ce livre est surtout doctrinal. Il n'y sera question ni des divers incidents de la controverse De Auxiliis, ni de la part que Suarez y a prise, mais, abstraction faite du cadre extérieur, des deux thèses qui s'y sont affrontées. Quel enseignement contiennent-elles au juste ? Sur quelles autorités et quels arguments cherchent-elles à se fonder ? Notre étude comparée du bannézianisme et du molinisme n'en sera pas pour autant purement spéculative, raisonnant dans l'abstrait sur ces deux systèmes, sur la forme la plus parfaite qu'on pourrait leur donner ou les preuves les plus efficaces dont il conviendrait de les appuyer. En appelant, au contraire, aux hommes et aux textes, nous remonterons à la naissance de la dispute pour interroger les théologiens de l'époque sur les raisons qui les poussèrent à se combattre avec tant d'acharnement à propos de l'accord de la liberté et du concours divin. Plus exactement, c'est à Suarez que nous nous adresserons pour être instruits des véritables causes de ce violent conflit. D'ailleurs, comme en l'écoutant on entend toute l'Ecole, l'analyse des écrits qu'il a consacrés à cette question, nous forcera à entrer en contact soit avec ses adversaires dont il a loyalement exposé l'argumentation, soit avec saint Thomas dont il se réclame, sur ce point, aussi instamment qu'ils le font eux-mêmes. Quoiqu'il n'ait pas été possible de proscrire entièrement la théologie d'un débat d'origine dogmatique et au cours duquel les partis en présence ne cessent d'en appeler à la Sainte Ecriture, à saint Augustin et aux conciles, en s'accusant de verser dans le pélagianisme ou le calvinisme, nous ne lui donnerons la parole que le plus rarement possible, traitant surtout des sujets qui relèvent proprement de la philosophie. Existence et nature de la liberté, science moyenne, prémotion physique, concours simultané, tels seront les principaux chapitres du travail qui va suivre. Dans chacun d'eux, après nous être exactement rendu compte de la position et des arguments des prédéterministes en contrôlant par les écrits mêmes de Banez et d'Alvarez l'aperçu qu'en donne Suarez, nous analyserons les critiques que celui-ci leur adresse, les thèses qu'il cherche à substituer aux leurs, les preuves qu'il oppose à leurs preuves. Une étude spéciale sera consacrée à l'élaboration progressive des deux systèmes dans l'enseignement scolastique de Salamanque, Louvain et Rome, pendant les cinquante années qui précédèrent immédiatement la phase la plus aiguë de la controverse. Chaque fois aussi que l'occasion s'en présentera, nous nous arrêterons à loisir aux passages de saint Thomas qui touchent aux principaux éléments du litige et qui ont suscité les plus vives discussions. Bien que n'ayant guère moins puisé nos informations chez les bannéziens que chez Suarez, nous ne nous flattons pourtant pas d'éviter que l'on nous taxe de parti pris et . nous nous y résignons d'avance. Il nous a été si souvent donné de constater à quel point le molinisme ava
Nombre de pages
384
Date de parution
01/04/1997
Poids
450g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782701002514
Titre
LA LIBERTE HUMAINE ET LE CONCOURS DIVIN
Auteur
Dumont Paul
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
144
Poids
450
Date de parution
19970401
Nombre de pages
384,00 €
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Paul Dumont, historien spécialiste de la Turquie, retrace l'histoire de la Turquie de la Première Guerre mondiale aux premières réformes d'Atatürk dans un livre synthétique et accessible à tous. L'histoire de la Turquie, de la fin de la Première Guerre mondiale aux premières réformes d'Atatürk Comment un général isolé, désavoué par le Sultan, éloigné des instances politiques turques traditionnelles, à la tête d'une troupe de soldats épuisés par quatre années de guerre, a-t-il réussi à s'opposer efficacement à deux des plus grandes puissances d'Europe (la France et l'Angleterre), et à accomplir une révolution qui a contribué à façonner le visage d'une large partie du monde ? La Turquie nouvelle qui succède en 1923 à celle des sultans a pour ambition principale de vivre libre, indépendante et tournée vers le modernisme. Désormais et pour de nombreux peuples à la recherche de leur identité, la révolution kémaliste sera une référence et un prototype : une large partie des démarches accomplies depuis et jusqu'à aujourd'hui par les Etats musulmans et afro-asiatiques découle de l'expérience kémaliste. Un livre proposé par André Versaille. Première édition : Complexe, 2006.
De Salonique à Alexandrie, en passant par Istanbul et Bagdad, avec quelques haltes dans les Balkans et en Asie-Mineure, c'est un véritable voyage au coeur des villes ottomanes du siècle dernier auquel ce livre nous convie. Dans les grands ports ouverts sur l'Occident, bien sûr, mais même dans les bourgades les plus reculées, d'un bout à l'autre de cet immense Empire que l'on disait être "l'homme malade" de l'Europe, le lecteur découvrira une activité fiévreuse, intense, menée par les agents de l'Etat ou les élites urbaines, pour faire de vieilles cités orientales des agglomérations plus ouvertes et plus saines, mieux ordonnées et mieux bâties ; bref, des villes modernes à l'exemple de l'urbanisme occidental. Une modernisation accompagnée souvent d'après compétitions, voire d'affrontements violents, entre des communautés qui, à l'heure des nationalismes, cohabitent de plus en plus difficilement dans l'espace urbain. Une modernisation inégale, inachevée, mais qui marquera d'une empreinte durable les villes des Balkans et du Moyen-Orient. En cours de route, le lecteur aura échappé à une épidémie de choléra, fait connaissance avec un gouverneur passionné de théâtre et d'architecture, et découvert, au fin fond de l'Anatolie, une vaste cité-jardins à l'urbanisme étonnamment moderne ! Issu d'un séminaire organisé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en 1989-90, le présent ouvrage est le fruit d'un travail collectif auquel ont participé historiens, urbanistes, architectes et spécialistes de l'histoire de l'art et des sciences.
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
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