Publiée sous l'égide de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes conjointement avec la revue Romantisme et avec le bulletin Dix-neuvième siècle, la Bibliographie du dix-neuvième siècle atteint avec cette livraison à sa sixième année d'existence : créée en 1998, par Claude Duchet, aux éditions SEDES, elle se poursuit, depuis l'Année 2002, aux Presses Sorbonne Nouvelle. Seule bibliographie dédiée à un siècle (de 1800 à 1914), elle a aussi pour originalité d'être réellement interdisciplinaire et ouverte sans limite sur l'étranger proche ou lointain. Elle prend en compte en effet non seulement la littérature et l'histoire françaises, mais aussi les littératures étrangères et les histoires nationales, l'art, la philosophie, les religions et les idéologies, les sciences et les techniques, l'ethnologie, etc., sans omettre de faire une part aux objets de recherche, d'érudition ou de collection dominés ou en voie d'identification. Pour 2003, ce sont 270 éditions, 679 ouvrages, 268 ouvrages collectifs et 256 publications périodiques qui sont signalés et décrits. La plupart des notices comportent des indications analytiques sur le contenu (titres des chapitres, détail des contributeurs et des matières, sommaire des numéros...). Un trait en marge attire l'attention sur un choix de publications particulièrement remarquables à divers titres. Un triple index permet de croiser les recherches par noms et par thèmes.
Nombre de pages
332
Date de parution
01/09/2005
Poids
535g
Largeur
161mm
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EAN
9782878543308
Titre
Bibliographie du dix-neuvième siècle. Année 2003
Auteur
Duchet Claude ; Pety Dominique ; Régnier Philippe
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
161
Poids
535
Date de parution
20050901
Nombre de pages
332,00 €
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Finir, ne pas finir... le point final, le mot de la fin, comment et pourquoi faire une fin ? En ce lieu stratégique tout écrit met en jeu à la fois sa cohérence, son rapport au monde et sa lecture. Programmée ou non, assumée ou déniée, la fin est inéluctable, et la rhétorique en a fixé depuis toujours les protocoles et les topoï. Pourtant, chaque texte doit inventer sa fin, c'est-à-dire simultanément la construire et la déjouer, sans parler de ceux qui, par nature, ne sauraient avoir de fin. L'étude des fins, comme celle des incipit, relève de la génétique autant que de la poétique et de la sociocritique. C'est en croisant ces trois approches qu'on explore ici cette problématique d'une écriture des fins, à partir des manuscrits et à travers quelques exemples majeurs empruntés à différents genres, de Balzac à Beckett, de Michelet à Ponge, de Flaubert à Zola et à Sartre.
Il s'agit en effet de la première et de la seule bibliographie consacrée à un seul siècle, et à ce siècle tout entier, dans tous ses aspects. Elle est destinée aussi bien aux amateurs et aux curieux qu'aux professionnels de l'éducation et de la culture. Initialement créée par Claude Duchet, cet ouvrage reçoit désormais le soutien et la collaboration de trois équipes des Universités de Paris III et de Lyon 2, sous la responsabilité de Philippe Régnier, directeur de recherche au CNRS.
Ces entretiens sur la sociocritique avec le fondateur d'une de ses écoles, Claude Duchet, sont le fruit de quinze années de rencontres et de recherches communes sur cette approche littéraire. Issue des débats animés des années 70, réunissant puis opposant toutes sortes de théories, structuraliste, formaliste, psychocritique et psychanalytique, sociologique, narratologique, la sociocritique telle qu'elle s'est formée autour de dix-neuviémistes héritiers de Lucien Goldmann (et Henri Lefèbvre) n'a cessé depuis de s'interroger sur les rapports entre les textes et le monde auquel ils renvoient et dont ils procèdent selon des processus complexes. Divergeant en cela des sociologies de la littérature, elle est toujours partie des textes, dans lesquels elle ne veut pas voir de simples reflets : mais, s'opposant aussi aux approches formalistes, elle n'a cessé de refuser la clôture des mêmes textes, définissant ainsi ce qu'elle appelle un sociotexte. Depuis 1970, année d'apparition du terme, ses travaux ont porté sur l'analyse d'ensemble de représentations qu'elle appelle sociogramme, dont le champ ne cesse de s'élargir : XIXe siècle, Guerre, Ville, Objet, Hasard, Bourgeois, Asie-Orient, Peuple...Les lieux d'exercice de la sociocritique s'étant eux aussi multipliés (Québec, Corée, Amérique latine), le moment était venu de faire un bilan offensif des acquis. Ce livre contient des entretiens effectués depuis 1995 ainsi que des extraits d'articles majeurs.
Kobryn Olga ; Ovtchinnikova Macha ; Soulez Guillau
Issues d'une recherche collective menée depuis 2018 dans le cadre du programme international "Les lieux du virtuel" (IRCAV, Sorbonne Nouvelle, France / Université de Gérone, Espagne / Université de Chicago, Etats-Unis), les études ici réunies proposent une réflexion autour du concept de virtuel dans les champs disciplinaires variés (esthétique, histoire et sociologie du cinéma et des formes filmiques et médiatiques contemporaines, philosophie, histoire des techniques, théories des nouveaux médias) à partir de la question de son ancrage dans les lieux aussi bien concrets (dispositif technologique, corps, site, réseau son spatialisé) que conceptuels (théories et esthétique). Sans vouloir réduire le virtuel au "digital", il s'agit de rendre compte du potentiel d'action et de pensée que porte cette notion. Ainsi ce recueil retrace en premier lieu la généalogie du concept de virtuel appréhendé comme un outil théorique de l'analyse filmique, propose de l'historiciser à travers les études du cinéma des premiers temps et "expérimental", pour l'appliquer ensuite à l'analyse des formes actuelles : cinéma numérique, réalité virtuelle, mixte et augmentée, performance, alternate reality games, jeux vidéo, le cyberspace, le streaming, le web, le réseau.
Le récit de voyage comme compte rendu d'une expérience de l'Autre et de l'ailleurs pose te problème à la fois des capacités d'appréhension et des moyens de construction de cette altérité. Le voyageur ou la voyageuse est cette figure paradoxale qui se fait l'intermédiaire entre deux mondes : au coeur des récits de voyage, dans les descriptions comme dans la narration, se trouve cette tension constante vers l'expression du nouveau ou du différent qui, toutefois. passe généralement par le recours à des outils linguistiques et culturels familiers. En cela, l'écriture et le récit viatiques sont souvent plus révélateurs de l'identité des voyageurs, des voyageuses et de leurs destinataires que des altérités que l'ailleurs embrasse et incarne dans leurs textes. Etudier d'un point de vue stylistique, culturel et politique Les récits de voyage permet d'analyser ces assignations à l'altérité. Il s'agit de fournir des clés de lecture sur la négociation, dans les textes, des enjeux que les modalités discursives et idéologiques de ces constructions recoupent. La prise en compte d'un vaste corpus allant du Moyen Age à l'époque contemporaine amène à questionner ces mises en altérité dans un temps long et à identifier la manière dont elles évoluent, se consolident ou volent en éclats à travers les siècles. L'hybridité même des ouvrages étudiés invite à une approche interdisciplinaire mêlant littérature, histoire littéraire, stylistique, histoire des idées et des représentations voire, dans le dernier chapitre, analyse audiovisuelle.
Vidua. La veuve, à la différence du veuf, génère immédiatement des représentations dans l'imaginaire collectif, oscillant constamment entre deux pôles extrêmes, la bonne veuve et la mauvaise veuve. L'étau des attentes sociales, morales et familiales se referme sur celles qui vivent une situation commune mais rarement identique. L'ouvrage propose un panorama des représentations des veuves dans la littérature italienne, du début du XVe siècle aux années soixante du XVIe siècle, afin d'analyser les enjeux économiques, moraux et sociaux qui pèsent sur cette figure de femme seule, et qui conditionnent la façon dont celle-ci est mise en mots. Les discours des moralistes et des religieux, les nouvelles, toujours écrites par des hommes, et les textes littéraires écrits par des autrices veuves dialoguent ici avec les connaissances historiques sur les conditions de vie réelles des veuves. Ces différentes perspectives constituent un système de représentations qui tente de fixer par l'écriture l'essence du veuvage, comme pour mieux canaliser un statut insaisissable, échappant au contrôle masculin, en le fixant sur le papier. La veuve littéraire est toujours fictive, tout en restant en contact avec les veuves réelles. Si les stéréotypes alimentent les discours et les textes littéraires, ces derniers sont également influencés par la réalité - et peuvent, à leur tour, influencer la vie concrète et la pensée des femmes et des hommes qui constituent cette réalité.
Découvrez comment la réception et l'interprétation différenciées de la variation linguistique résulte des - et nourrit les - discriminations sociales. Cette étude profondément originale combine les méthodes et apports de la linguistique énactive, de l'anthropologie linguistique et de la sociophonétique pour montrer que ce que l'on nomme communément "l'accent" des uns est différemment perçu en fonction des stéréotypes sociaux en vigueur chez les autres et comment ces différentes interprétations contribuent à ces stéréotypes. Mené dans un contexte de "contact linguistique" qui compte très peu d'études - celui de la Caraïbe colombienne -, ce travail constitue une contribution importante au champ de la sociophonétique mais aussi du "contact linguistique" , dans la mesure où, au-delà des conséquences typologiques du contact de langues, on voit combien ces changements sont réinterprétés et réutilisés au crible des dynamiques discriminatoires en vigueur.