Drabble Margaret ; Mengin Marie-Christine ; Mengin
BUCHET CHASTEL
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EAN :9782283019788
Un abandon conjugal, un accouchement solitaire, une passion dévorante, un voyage clandestin, un accident cataclysmique: si l'on se fiait à la seule description de l'enchaînement des évènements dans La Cascade de Margaret Drabble, on pourrait croire à un roman à suspense, voire à un thriller. Il n'en est rien. Ce beau texte fort et intense est plutôt une ?uvre d'introspection, d'analyse. Il n'en reste pas moins fascinant, car l'intelligence qui sous-tend le récit est fine et originale; l'auteur sait agencer les faits de manière à désarçonner constamment le lecteur. Jane donne naissance à son deuxième enfant peu après le départ de son mari, Malcolm, du foyer. Usée par un mariage morne et sans amour, elle n'est que trop contente de se réfugier dans la solitude. Mais celle-ci sera de courte durée. Elle n'a pas eu le temps de quitter son lit de couches que le mari de sa cousine Lucy, James, vient littéralement l'y rejoindre. Cet adultère inattendu lui tombe dessus comme un tremblement de terre, secouant son être tout entier. Les conséquences de cet amour fatal seront violentes et dévastatrices... Le récit est mené d'une main savante et subtile. Alternant les effets de surprise et les pirouettes stylistiques (comme celle de passer de la troisième à la première personne), présentant les développements les plus saugrenus comme allant de soi, marquant l'ensemble du sceau de l'inexorable, voilà quelques unes des astuces que sait déployer cette conteuse brillante, à l'écriture quelque peu mystérieuse. Buchet/Chastel fut le premier éditeur français à publier l??uvre de Margaret Drabble en France, avec en l969 et l970 L'Enfant du millet et La Cascade, respectivement. Comme elle est devenue depuis l'une des romancières anglaises les plus réputées, il était important de rendre à nouveau disponible, au moment où ses derniers écrits paraissent en France, ces premiers romans qui restent aussi vitaux et essentiels aujourd'hui qu'au jour où ils furent publiés. Le passage du temps ne fait que démontrer, en effet, à quel point les préoccupations de ces livres sont universelles, intemporelles, et leurs personnages en proie à des dilemmes partagés douloureusement par toute l'humanité.
Nombre de pages
351
Date de parution
23/08/2003
Poids
362g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782283019788
Titre
La cascade
Auteur
Drabble Margaret ; Mengin Marie-Christine ; Mengin
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
140
Poids
362
Date de parution
20030823
Nombre de pages
351,00 €
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Revenue récemment au roman avec La Sorcière d'Exmoor (Phébus, 2002), Margaret Drabble, dent toujours dure mais coeur ouvert à toutes les compassions, persiste et signe avec ce livre, largement salué par la critique outre-Manche. L'héroïne de La Phalène est clairement donnée comme un double de la propre mère de l'auteur. Occasion pour Mrs Drabble de lancer quelques cruels coups de sonde dans l'histoire de ce XXe siècle qui a vu, dit-on, les femmes s'émanciper - mais dans une culpabilité qui laissait une place bien étroite à leur épanouissement intime. Occasion surtout de brosser le portrait d'un être violemment partagé, une sorte d'Emma Bovary des Midlands, intelligente et bridée pourtant par la convention provinciale, égoïste, odieuse même, et touchante dans la mesure où elle ne peut faire autrement que de refuser toutes les issues qui pourraient s'offrir à elle. Une insatisfaite qui s'accomplirait non dans la transgression mais dans la dépression chronique - dont elle tire au reste de réelles voluptés. Enfin, toutes faiblesses confondues, l'un de ces êtres têtus, indestructibles, qui sont à eux seuls des condensés du mystère humain
Les mauvaises langues essayaient de nous faire croire depuis une dizaine d'années que Margaret Drabble avait renoncé au roman. La dame, il est vrai, célèbre pour son insolence, ne s'était pas fait que des amis: ils en seront pour leur frais. Avec cette histoire de vieille dame indigne qui tire un magistral - et pathétique - pied-de-nez à la triste et insipide société d'aujourd'hui, la romancière nous prouve qu'elle n'a pas perdu la main mais rajoute encore quelques gouttes de citron à sa recette. Margaret Drabble est née en 1939. Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des meilleures romancières anglaises de sa génération - même si pendant des années elle s'est tenu un peu en retrait de la scène littéraire. Retrait (ou retraite) à quoi elle a mis fin avec éclat en 1996 en publiant "The witch of Exmoor'... qui en a surpris plus d'un. "
Dans le Londres des années 1960, Rosamond Stacey, jeune fille de bonne famille diplômée de Cambridge et a priori sans histoires, tombe enceinte après sa première et unique nuit d'amour avec un charmant journaliste. D'abord résolue à avorter, elle décide finalement de vivre sa grossesse envers et contre tout, et d'élever l'enfant seule... Margaret Drabble signe avec Octavia un formidable roman féministe. Son héroïne, attachante, fragile, en un mot terriblement humaine, se heurte à une société pas encore tout à fait libérée de son héritage victorien, et à sa propre ignorance en matière de relations et de maternité. Mais sa ténacité et l'amour invincible qui naîtra entre elle et sa fille auront raison de ses doutes et sauront la mener vers le bonheur. Cet ouvrage a été précédemment publié sous le titre L'Enfant du minet chez Buchet-Chastel en
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
U n avocat de trente-cinq ans travaille au Luxembourg pour un gros cabinet. Salaire mirobolant. Pas d'amours. Pas d'amis. Une femme de ménage... qu'il ne voit jamais. Mal dans sa peau, il se trouve insignifiant au point de se sentir transparent. La veille d'un passage à Paris, l'avocat ressent une douleur inexplicable au cou, puis au bras. Dans sa chambre d'hôtel, il constate qu'il est devenu tout à fait invisible. Comme le héros détraqué de H.G. Wells. Des traces humides sur la moquette, un creux sur un matelas, voilà ce qu'il reste de lui. Cette expérience le délivre de ses angoisses, sa nouvelle impunité lui permet tous les excès. Il voyage, porté par une sensualité retrouvée, se rend en Sardaigne, traverse la Méditerranée... Insaisissable, ivre de puissance, il s'intéresse finalement à une humanité qu'il croit dominer de très haut... Fable ironique au rythme soutenu, riche en rebondissements, ce remake d'un grand classique en élargit le sens, pour mettre en cause une société en voie d'atomisation, séduite par des valeurs virtuelles.