Le costume est ta condition première de toute représentation. Jouer commence par la nécessité de quitter son vêtement pour emprunter ou construire une autre forme. Objet de fiction et simultanément objet concret, élaboré dans les ateliers, taillé, cousu ou drapé, Le costume relève du rapport intime au corps réel du comédien, tout en sculptant le corps symbolique du personnage. "Lieu commun" où se rencontrent tailleurs, comédiens, spectateurs et personnages, point de contact entre le réel et la fiction, il constitue un "objet spectaculaire" peu étudié jusqu'à ce jour. Or c'est un dispositif dramaturgique essentiel qui noue les conditions de la représentation à la fiction dramatique selon des techniques de production et des conventions sociales qui varient d'une époque à l'autre. Soumis à des courants esthétiques et éthiques, il dépend aussi de l'inspiration d'artistes dont la place éminente au théâtre n'a pas toujours été reconnue. Le théâtre contemporain, ouvert sur la pluralité des techniques et des arts, ne peut faire l'économie d'une réflexion approfondie sur ce sujet. Issu du colloque international l'Habit de théâtre et son double: us et usages du costume de scène (Nancy-Metz, mars 2006), ce livre répond à cette attente et témoigne de la fécondité de l'entrée "Costume" pour L'étude critique des arts du spectacle. Fondé sur la transversalité des approches, il donne la parole à des artistes, à des praticiens, et à des spécialistes qui travaillent sur le thème de l'art et des usages du costume de scène dans des domaines aussi différents que la littérature, la philosophie, l'anthropologie ou l'histoire.
Nombre de pages
515
Date de parution
15/10/2007
Poids
735g
Largeur
156mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782911825125
Titre
ART ET USAGES DU COSTUME DE SCENE
Auteur
Verdier Anne ; Goetz Olivier ; Doumergue Didier ;
Editeur
LAMPSAQUE
Largeur
156
Poids
735
Date de parution
20071015
Nombre de pages
515,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
S'il est clair, de nos jours, que le costume de théâtre fait signe et pose des questions à l'observateur-spectateur, il était important de faire le point sur la manière dont, au XVIIe siècle, au moment où le théâtre moderne s'établit, cet objet théâtral se constitue. C'est à ce projet qu'Anne Verdier s'est livrée, avec un souci constant de croiser les données et les travaux historiques, littéraires et esthétiques. Grâce à cet ouvrage, nous pouvons établir, preuves et documents en main, que le costume de théâtre était déjà un enjeu, qu'il avait ses tailleurs comme il avait ses clients, qu'il était commenté, utilisé, débattu et littérarisé dans les textes de théâtre, et qu'il a évolué très nettement vers ce qu'il convient d'appeler une spécificité théâtrale. Utilisant des sources historiques et une méthode capable de croiser les disciplines, l'auteur mène son enquête et parcourt les questions posées par " l'habit de théâtre ", en allant du point de vue historique au point de vue littéraire, de la société à la scène et de la scène au texte, pour comprendre en quoi consiste l'efficacité spectaculaire de cet habit, si proche et pourtant si différente de l'efficacité du paraître quotidien dans la société d'Ancien Régime. Un va-et-vient entre l'histoire et la littérature, entre l'histoire du théâtre et l'histoire des usages, permet de saisir qu'une esthétique naît en ce siècle et qu'elle se fonde sur un jeu entre le vêtement de cour, le vêtement de ville et le vêtement de scène. L'habit de théâtre brille, fascine, captive les regards, " construit " les corps des acteurs, est infiniment visible et produit, évidemment, du sens, des sens, à l'intérieur d'une poétique spécifique. L'ouvrage d'Anne Verdier apporte un argument de plus, et non le moindre, à l'idée qu'un théâtre moderne se constitue au XVIIe siècle. Christian Biet
Ces planches sont l'adaptation graphique de l'enquête menée par la chercheuse Chadia Arab sur les milliers de Marocaines parties travailler à la cueillette des fraises dans le sud de l'Espagne. Recrutées par des contrats saisonniers, elles sont choisies pour la précarité de leur situation, des femmes parmi les plus vulnérables face à de fréquents abus et violences. Ainsi Farida, 38 ans, deux enfants en bas âge et un mari malade. Elle décide de quitter son petit village et de tenter sa chance en Espagne, où elle logera dans une grande entreprise avec d'autres femmes, marocaines comme elle. Les journées se passent dans les serres, où le rythme de travail intense ne ralentit pas. Farida découvre ainsi l'univers de la région de Huelva : monoculture intensive, usage de produits chimiques, travail illégal et bidonvilles de sans papiers. Durant ces journées accroupie à cueillir les fraises, Farida connaît l'exploitation et les abus des employeurs, mais aussi la solidarité de ses collègues.
Treilhou-Balaudé Catherine ; Verdier Anne ; Goy-Bl
Lorsque ces planètes se retirent, elles abandonnent sur nos grèves les costumes de ce drame cosmique, témoins silencieux des corps, des espaces, des désirs qui les ont animés. Tel le cortège enjoué de la reine Mab, ils nous invitent à la visite, soulevant dans leur sillage les êtres et les songes de Shakespeare. Roméo, je parle de l'étoffe des rêves... De l'étoffe des rêves à celle des pourpoints, des robes et des livrées bariolées, ce livre accompagne de telles métamorphoses, en présentant les costumes de plus d'un siècle de mises en scène, essentiellement en France. Et l'on retrouve dans leurs plis des noms à jamais liés à celui de Shakespeare : Craig, Vilar, Chéreau, d'autres encore...
Iphis, déguisée en garçon depuis sa naissance, épouse la belle Iante. Les deux jeunes filles disent franchement sur scène qu'elles s'aiment et racontent leur nuit de noces avec volupté... Isaac de Benserade (1612-1691) est né en Normandie. Connu pour la "querelle des sonnets" qui enflamme aussi bien la Cour que la Ville, et par sa collaboration avec Lully, il devient rapidement l'un des beaux esprits les Plus recherchés de son époque. A sa brève carrière dramaturgique, on doit l'étonnante comédie Iphis et lante (1634) qui est l'une des toutes premières en France à évoquer ouvertement l'homosexualité féminine. Le XVII, siècle n'est Pas tout à fait ce que l'on croit... Edition présentée par Anne Verdier avec la collaboration de Christian Biet et Lise Leibacher-Ouvrard.
Le château de Cazilhac, est situé entre Montpellier et Millau. Protégé au nord par les montagnes volcaniques de l'Escandorgue et du Méguillou, le château s'élève sur un éperon rocheux dominant la vallée de l'Orb. Cet ouvrage qui s'appuie uniquement sur des documents originaux d'archives publiques et privées, est une fresque qui permet d'inscrire Cazilhac dans une réalité multiple, plaçant ce bout de terre du Languedoc dans le contexte local et national du Ier au XXIe siècle. Cette étude nous offre donc un voyage dans le temps, sans limitation de discipline, nous permet de revivre des histoires familiales, particulières, qui appartiennent aussi à celle plus générale de l'Histoire, de l'architecture, des arts décoratifs, de la sociologie, de la viticulture et de l'industrie. Cazilhac doit sa prospérité, dès les premiers siècles de notre ère, à l'eau, au tumultueux fleuve Orb qui roule à ses pieds. Cazilhac est devenu, aux mains de ses propriétaires Peyrottes, au début du XVIe siècle, une seigneurie, une terre allodiale. Puis, le saint-simonien et économiste visionnaire Michel Chevalier y créa, notamment, un monumental aqueduc et ses héritiers Leroy-Beaulieu y effectuèrent des restaurations pertinentes. Ces pages évoquent largement leurs vies. Cette étude, avec plus de trois-cents illustrations, propose donc de traverser les siècles dès Cassius, le premier occupant connu de cette terre qui lui donna son nom, Casialacum. Cazilhac : la terre de Cassius. Puis, Cazilhac devint une partie intégrante d'un équilibre autour de l'abbaye de Joncels, de l'évêché de Lodève, au même titre que le château disparu de Roqueredonde, auquel viendra s'ajouter le château de Soubès, lui aussi autrefois en partie propriété ecclésiastique. Nous verrons Cazilhac évoluer au fil de ce temps et de ses seigneurs jusqu'au saint-simonien, brillant économiste devenu une personnalité marquante du second-Empire que fut Michel Chevalier. À sa suite, sa descendance mettra en valeur la terre de Cazilhac, depuis Paul Leroy-Beaulieu et tiendra une place importante dans la vie politique, économique et intellectuelle de la France et de l'Hérault, depuis le milieu du XIXe siècle.
À la fin du mois de février 1587 paraît chez Guillaume Linocier, libraire installé sur la montagne Sainte-Geneviève, un petit livre intitulé : La Première partie des Ébats poétiques de Jacques de Fonteny contenant une pastorelle du beau pasteur, églogues, amours, sonnets spirituels et autres poésies. L'ouvrage, le premier d'un tout jeune poète de vingt ans, étudiant au collège de Navarre, s'ouvre sur une petite pièce de théâtre, Le Beau Pasteur, qui appartient au genre nouveau de la pastorale. Elle représente l'amour de deux bergers, Chrisophile et Chrisalde, leur combat contre une bande de terribles Satyres tandis que de mystérieux signes tombent du ciel... signes si mystérieux qu'ils ne parviendront pas à les interpréter. D'ordinaire, et en France tout du moins, une pastorale raconte les amours compliquées de bergères et de bergers qui se résolvent par des unions tranquillement hétérosexuelles.
Au camp de Spaç, le plus terrifiant de la dictature albanaise des prisonniers font commerce de leurs jours de liberté contre des paquets de cigarettes, tandis que d'autreq transforment des wagonnet en four à pain ou cherchent d'illusoires "diamants" dans les mines de charbon? Maks Velo a été condamné à dis ans de camp en 1978 pour avoir "exécuter" des oeuvres inspirées de Modigliani, Braque et Picasso..., contrevenant ainsi à la méthode du réalisme socialiste." Ses tableaux ont été détruits. A sa sortie de Spaç, il a consigné ces croquis de mémoires. "Nous sommes comme ces petites gares qu'on ne dessert plus. On les abandonne à l'oubli". Chacune de ces nouvelles parvient à faire mentir cet aveu d'une vie amputée par la dictature.
Iphis, déguisée en garçon depuis sa naissance, épouse la belle Iante. Les deux jeunes filles disent franchement sur scène qu'elles s'aiment et racontent leur nuit de noces avec volupté... Isaac de Benserade (1612-1691) est né en Normandie. Connu pour la "querelle des sonnets" qui enflamme aussi bien la Cour que la Ville, et par sa collaboration avec Lully, il devient rapidement l'un des beaux esprits les Plus recherchés de son époque. A sa brève carrière dramaturgique, on doit l'étonnante comédie Iphis et lante (1634) qui est l'une des toutes premières en France à évoquer ouvertement l'homosexualité féminine. Le XVII, siècle n'est Pas tout à fait ce que l'on croit... Edition présentée par Anne Verdier avec la collaboration de Christian Biet et Lise Leibacher-Ouvrard.