Le château de Cazilhac, est situé entre Montpellier et Millau. Protégé au nord par les montagnes volcaniques de l'Escandorgue et du Méguillou, le château s'élève sur un éperon rocheux dominant la vallée de l'Orb. Cet ouvrage qui s'appuie uniquement sur des documents originaux d'archives publiques et privées, est une fresque qui permet d'inscrire Cazilhac dans une réalité multiple, plaçant ce bout de terre du Languedoc dans le contexte local et national du Ier au XXIe siècle. Cette étude nous offre donc un voyage dans le temps, sans limitation de discipline, nous permet de revivre des histoires familiales, particulières, qui appartiennent aussi à celle plus générale de l'Histoire, de l'architecture, des arts décoratifs, de la sociologie, de la viticulture et de l'industrie. Cazilhac doit sa prospérité, dès les premiers siècles de notre ère, à l'eau, au tumultueux fleuve Orb qui roule à ses pieds. Cazilhac est devenu, aux mains de ses propriétaires Peyrottes, au début du XVIe siècle, une seigneurie, une terre allodiale. Puis, le saint-simonien et économiste visionnaire Michel Chevalier y créa, notamment, un monumental aqueduc et ses héritiers Leroy-Beaulieu y effectuèrent des restaurations pertinentes. Ces pages évoquent largement leurs vies. Cette étude, avec plus de trois-cents illustrations, propose donc de traverser les siècles dès Cassius, le premier occupant connu de cette terre qui lui donna son nom, Casialacum. Cazilhac : la terre de Cassius. Puis, Cazilhac devint une partie intégrante d'un équilibre autour de l'abbaye de Joncels, de l'évêché de Lodève, au même titre que le château disparu de Roqueredonde, auquel viendra s'ajouter le château de Soubès, lui aussi autrefois en partie propriété ecclésiastique. Nous verrons Cazilhac évoluer au fil de ce temps et de ses seigneurs jusqu'au saint-simonien, brillant économiste devenu une personnalité marquante du second-Empire que fut Michel Chevalier. À sa suite, sa descendance mettra en valeur la terre de Cazilhac, depuis Paul Leroy-Beaulieu et tiendra une place importante dans la vie politique, économique et intellectuelle de la France et de l'Hérault, depuis le milieu du XIXe siècle.
Date de parution
10/05/2016
Poids
1 152g
Largeur
250mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782911825187
Titre
HISTOIRE DE CAZILHAC
Auteur
Lastours Dominique
Editeur
LAMPSAQUE
Largeur
250
Poids
1152
Date de parution
20160510
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage est l'étude historique et sociologique d'une famille française aux destins singuliers, sur dix siècles. Par ce prisme familial, cette étude participe aussi à l'histoire de notre temps. Les destins particuliers, parfois hors du commun, de nombre des membres de cette famille dessinent une fresque qui, avec l'Histoire en filigrane, nous permet peut-être de comprendre qui nous sommes à partir de ce qu'étaient nos prédécesseurs. Cette étude est novatrice sur la forme et sur le fond. Cet ouvrage répond à l'esprit et à la conception de ceux de la collection Histoire et Histoire & hôtels particuliers. Collection dont l'ambition est de proposer une approche nouvelle incluant, sans limitation, toutes les disciplines relatives aux sujets étudiés, associée à une riche iconographie et replacer dans son contexte historique. La recherche est uniquement fondée sur des documents d'archives. Feu Jean Delay, de l'Institut, avait - en 1979 - ouvert cette voie, aux confins de plusieurs disciplines. Nous avons tenté d'en élargir le champ. La seule branche subsistante de cette famille, détachée au début du XIVe siècle, connaît une évolution singulière. Issue d'une antique famille bretonne, cadets de cadets, elle survit par les armes au cours de la guerre de Cent-Ans et au travers d'aventures - suivies parfois presque au jour le jour - que ne renierait pas un romancier. Puis, après la Normandie, elle se fixe en Poitou et en Marche limousine, où pendant trois siècles, elle suit le tempo de la noblesse locale mais sans manquer d'aller se faire tuer au service du roi, sur les champs de bataille, comme celui de Fontarabie, aux côtés de ses cousins de la branche aînée. C'est au milieu du XVIIIe siècle que les Cambourg de Genouillé s'émancipent de leur condition d'alors, grâce à une alliance avec une branche naturelle d'une Maison ducale angevine. Voilà une évolution ou un itinéraire social qui illustre que la société d'alors n'est pas figée. Les tourmentes de l'histoire, de 1789 à 1870, leur font prendre un ultime itinéraire qui les reconduit en Bretagne. Sans doute, la conception de cet ouvrage, permet-elle aussi de mieux comprendre l'histoire de France. L'ampleur des documents identifiés et analysés, après moult années de travail de recherche archivistique, permet de proposer aux lecteurs de très nombreux faits inédits pour l'histoire tant locale que nationale.
L'ACADEMIE DES PSYCHOLOGUES DU GOUT FETE EN CETTE ANNEE 2022 SES CENT ANS. L'Académie des psychologues du goût est l'un des plus éminents et, de nos jours, des plus discrets conservatoires vivants de la gastronomie française. Avec cet ouvrage, elle ouvre pour la première fois ses portes, ses archives et montre ses actions, ses usages mais aussi l'évolution de ses goûts. Cette académie est une des illustrations de la singularité gastronomique de notre histoire, de notre culture française. Sa création est d'abord due à la volonté pionnière de son fondateur, Maurice Sailland, alias Curnonsky, prince des gastronomes. Curnonsky fut le premier à sillonner la France pour en connaître ses ressources culinaires ; il découvrit puis fut soucieux de cette multiplicité régionale. En 1926, il fut celui qui introduisit la critique gastronomique dans le guide Michelin. Cet ouvrage remet en lumière les personnalités marquantes de notre histoire, aujourd'hui un peu oubliées. L'Académie des psychologues du goût fut créée en 1922 par Curnonsky, qui la plaça sous l'autorité morale de Brillat-Savarin, avec un triple objet d'étude : gastronomique, littéraire, artistique. Le primordial aspect s'illustre lors des séances de travail organisées par un membre de l'Académie. L'aspect littéraire est constitué des discours de réceptions, des communications diverses et de la chronique des séances de travail. Quant à l'aspect artistique, il est représenté par les menus, qui sont conçus avec un soin très attentif ; ils ont notamment été illustrés par Louis Jou, Jean Cocteau, André Dunoyer de Segonzac, André Derain, Jacqueline Richet, etc. L'auteur du présent ouvrage a eu faim en permanence durant les mois de sa rédaction, il a parfois été ému en pensant à tel ou tel ou à des temps heureux révolus et a beaucoup, beaucoup ri de l'esprit des académiciens fondateurs et de ceux d'aujourd'hui, dont les chroniques spirituelles et gastronomiques illuminent et illustrent encore notre Académie et notre culture gastronomique. J'espère partager avec le lecteur ce repas à travers les âges d'une institution aujourd'hui centenaire et sans doute indispensable à ladite culture de notre pays, la France. L'adage sans doute le plus connu - et cela est heureux - de Curnonsky est : "La cuisine, c'est quand les choses ont le goût de ce qu'elles sont". Avoir le goût de ce qu'on est, n'est-ce pas aussi illustrer la réalité de notre identité ? Qu'en est-il de notre gastronomie ? Voici donc présentées ici cent années d'une part éminente de l'historicité de notre pays. Ayons bien à l'esprit que la gastronomie se nourrit de gastronomes. Ainsi, tels les sages de la Grèce et paraphrasant Jacques de Lacretelle : Allons nous désaltérer au bord de l'Ilisos ou à la source de Castalie !
À la fin du mois de février 1587 paraît chez Guillaume Linocier, libraire installé sur la montagne Sainte-Geneviève, un petit livre intitulé : La Première partie des Ébats poétiques de Jacques de Fonteny contenant une pastorelle du beau pasteur, églogues, amours, sonnets spirituels et autres poésies. L'ouvrage, le premier d'un tout jeune poète de vingt ans, étudiant au collège de Navarre, s'ouvre sur une petite pièce de théâtre, Le Beau Pasteur, qui appartient au genre nouveau de la pastorale. Elle représente l'amour de deux bergers, Chrisophile et Chrisalde, leur combat contre une bande de terribles Satyres tandis que de mystérieux signes tombent du ciel... signes si mystérieux qu'ils ne parviendront pas à les interpréter. D'ordinaire, et en France tout du moins, une pastorale raconte les amours compliquées de bergères et de bergers qui se résolvent par des unions tranquillement hétérosexuelles.
Au camp de Spaç, le plus terrifiant de la dictature albanaise des prisonniers font commerce de leurs jours de liberté contre des paquets de cigarettes, tandis que d'autreq transforment des wagonnet en four à pain ou cherchent d'illusoires "diamants" dans les mines de charbon? Maks Velo a été condamné à dis ans de camp en 1978 pour avoir "exécuter" des oeuvres inspirées de Modigliani, Braque et Picasso..., contrevenant ainsi à la méthode du réalisme socialiste." Ses tableaux ont été détruits. A sa sortie de Spaç, il a consigné ces croquis de mémoires. "Nous sommes comme ces petites gares qu'on ne dessert plus. On les abandonne à l'oubli". Chacune de ces nouvelles parvient à faire mentir cet aveu d'une vie amputée par la dictature.
Iphis, déguisée en garçon depuis sa naissance, épouse la belle Iante. Les deux jeunes filles disent franchement sur scène qu'elles s'aiment et racontent leur nuit de noces avec volupté... Isaac de Benserade (1612-1691) est né en Normandie. Connu pour la "querelle des sonnets" qui enflamme aussi bien la Cour que la Ville, et par sa collaboration avec Lully, il devient rapidement l'un des beaux esprits les Plus recherchés de son époque. A sa brève carrière dramaturgique, on doit l'étonnante comédie Iphis et lante (1634) qui est l'une des toutes premières en France à évoquer ouvertement l'homosexualité féminine. Le XVII, siècle n'est Pas tout à fait ce que l'on croit... Edition présentée par Anne Verdier avec la collaboration de Christian Biet et Lise Leibacher-Ouvrard.
Pouvoirs abusifs, rapt de séduction, viols, incestes et triple mariage imposé in extremis pour étouffer le scandale. Tels sont les ingrédients de cette pièce sur l'arbitraire et les faillites de l'autorité seigneuriale. Le "droit du seigneur" symbolise cet arbitraire où la violence sexuelle, déclarée ou suggérée, est omniprésente. L'échec politique et social se double ici d'un échec de la pensée: celui de la figure régulatrice du sage, sorte de "philosophe-roi" guidé par une raison déficiente et surtout, faillible. Et ce n'est pas sans surprise que l'on découvre un Voltaire décalé. Reléguées au second plan, ironie et portée critique sont ici largement érodées par une fascination à peine voilée pour la loi du plus fort.