Moi ? Cet animal, c?est moi ? " Telle est la question que se pose, à la recherche d?une sémiotique du corps, le personnage de Cicéron imaginé par Raúl Dorra dans l?une de ses étranges fictions. Objet central de cet essai, l?" animal " insondable qu?est le corps propre subit une exploration minutieuse qui met en évidence le rôle des processus sensibles et somatiques dans l?avènement du sens. Traité romancé et roman théorisé, La maison et l?escargot interroge ainsi les diverses formes adoptées par la sensibilité dans son trajet vers la signification ; livre de théoricien et d?écrivain, il parle du corps en commençant par parler de lui-même, du discours en tant que corps. La maison et l?escargot, livre de théoricien. Sur l?horizon de la linguistique et des sciences du langage, ce texte aborde de manière nouvelle une problématique particulièrement prégnante aujourd?hui. En prolongeant l?approche de la signification centrée sur le sujet ? de Benveniste aux sémioticiens et linguistes contemporains ?, il fait du corps le foyer complexe et multiforme d?un acte énonciatif. Il opère ainsi le passage, sans solution de continuité, d?une linguistique du sujet énonçant vers une sémiotique de l?énonciation corporelle. La maison et l?escargot, livre d?écrivain. Pour entrer dans l?énonciation perceptive, cet ouvrage se donne pour tâche de la restituer par un travail exigeant et raffiné sur la langue. C?est ainsi que, dans cette remontée vers les sources sensibles de la signification, l?écriture littéraire parvient à approcher et à apprivoiser ? ne serait-ce que de manière provisoire ? cet " animal " signifiant.
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Nombre de pages
256
Date de parution
15/05/2013
Poids
328g
Largeur
140mm
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EAN
9782705684440
Titre
La maison et l'escargot. Pour une sémiotique du corps
Au cours des soixante dernières années, l'Europe s'est construite comme espace politique, juridique et économique. Mais ce processus n'a pas été accompagné par la construction d'un espace public européen, en dépit de la volonté de ses pères fondateurs, qui voulaient créer en Europe un espace culturel commun, reconnu comme tel par ses citoyens. A l'heure actuelle où, à travers internet et les réseaux sociaux, l'espace public européen est en train de se reconfigurer, le moment est venu d'une réflexion globale – à la fois historique et méthodologique – sur cet espace. Quand un espace public européen est-il apparu pour la première fois dans l'histoire ? Quels ont été les institutions, les événements, les évolutions qui, à partir du Moyen Age, ont permis de concevoir et de percevoir l'Europe comme un espace commun – un espace public ? Comment, et par qui, a été occupé l'espace public en Europe aux différents moments de l'histoire ? Dans quelle mesure les découvertes géographiques et la rencontre avec d'autres cultures ont-elles renforcé la perception de l'Europe en tant qu'espace commun et public ? Comment l'espace public européen va-t-il se configurer dans l'avenir ? Le présent ouvrage rassemble les contributions de spécialistes (historiens, philosophes, historiens du droit, sociologues) au Labex EHNE, Ecrire une Histoire Nouvelle de l'Europe. Over the last sixty years, Europe has been built as a political, legal and economic space. Nevertheless, this process has not been accompanied by the construction of a European public sphere, despite the will of its founders, who wanted to create a European cultural area, recognized as such by its citizens. Now that, through the internet and social networks, the European public space is in the process of reconfiguring, it is time for a comprehensive reflection – both historical and methodological – on this space. When did a European public space appear for the first time in history ? What were the institutions, events, developments from the Middle Ages, helped design and perceive Europe as a common sphere – a public space ? How, and by whom, was occupied public space in Europe at different times in history ? How geographical discoveries and encounters with other cultures have they strengthened the perception of Europe as a common and public ? How will the European public space be set in the future ? This book gathers essays from specialists (historians, philosophers, legal historians, sociologists) at Labex EHNE, Ecrire une Histoire Nouvelle de l'Europe.
«Cinq personnages.L'aveugle, Martin Heidegger, cherchant désespérément un objet perdu : l'être. Un chimiste juif, Primo Levi.Parménide.Freud découvrant le sens des rêves. Et un séquoia de 2 600 ans.Ce que si éperdument cherchait Heidegger, l'être dans son essence même, il aurait pu le trouver pas très loin de chez lui. À quelques centaines de kilomètres de sa table de travail, Primo Levi et ses codétenus étaient livrés à une expérience philosophiquement pure : celle de l'être nu, de la souffrance brute, l'expérience du froid, de la pluie, de la faim. Une fatigue définitive. Auschwitz.Mais le désir de ne pas savoir était plus fort.Ce livre pourrait être un Discours de la cécité volontaire écrit par le séquoia.»Max Dorra.
Résumé : Rien n'est plus étonnant qu'un changement d'humeur. Rien de plus important. !Même si cela peu sembler excessif, je le maintiens. Je roulais un jour de tristes pensées, avant perdu toute confiance en moi, en mes capacités intellectuelles, éperdument vit quête d'un remède à mon anxiété. J'avais frappé à toutes les portes et la seule par où je pouvais entrer, que j'aurais cherchée en vain pendant cent ans, je m'y heurtais sans le savoir et comme par miracle elle s'ouvrit. Hors. d'un coup, revint mon appétit de vivre, s'évanouirent mes doutes sur moi-même, mon inquiétude quant à l'avenir. Tout était de nouveau possible. Ces mots ont été utilisés par Proust, Freud. Spinoza pour décrire ce qui avait été la plus grande surprise de leur vie, la plus exaltante. Sans doute l'événement fondateur de leur ?uvre. La sortie d'un montage qui les incarcérait. Dans A la recherche du temps perdu, L'Interprétation des rêves, l'Ethique, ils ont inscrit la trace de cet instant décisif. Cet instant de joie, de liberté qu'ils ont tenté d'analyser pour être capables de le revivre. D'en retrouver la musique. Une fugue. Des résistants évadés, c'est ce qu'il leur avait fallu être. Pour retrouver leur parole, pouvoir inventer leur vie. Marcel, Sigmund, Baruch ont dû détonner, refuser de chanter dans le ch?urs des mondains du Faubourg Saint-Germain, des médecins de Vienne, des rabbins d'Amsterdam. Comme certains aphasiques qui ne reconquièrent la capacité de manier les mots qu'en les liant à une mélodie nouvelle. Et la musique, ici, n'est pas qu'une métaphore. Proust, Freud, Spinoza, la musique, le cerveau. Cette énumération apparemment hétéroclite a pourtant un sens. C'est le sens du livre.
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
Turing Alan ; Pilawski Pascale ; Koch Marie-Pierre
Alan M. Turing, célèbre pour avoir décodé Enigma, la machine à crypter de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, est aussi souvent présenté comme le père de l'"intelligence artificielle". En 1950, les connaissances scientifiques et techniques sont suffisantes pour envisager la possibilité, dans un futur relativement proche, que des machines puissent imiter l'esprit humain. Les hommes seront-ils capables un jour de fabriquer des machines intelligentes ? Répondre à cette question suppose d'abord de définir cette intelligence, que nombre d'acteurs actuels de l'IA n'hésitent pas à assimiler à du calcul en se revendiquant de l'autorité du mathématicien anglais. Mais la pensée de Turing échappe à ces réductions faciles, comme le montrent les textes rassemblés dans ce volume, restés largement inédits en français.