Moi ? Cet animal, c?est moi ? " Telle est la question que se pose, à la recherche d?une sémiotique du corps, le personnage de Cicéron imaginé par Raúl Dorra dans l?une de ses étranges fictions. Objet central de cet essai, l?" animal " insondable qu?est le corps propre subit une exploration minutieuse qui met en évidence le rôle des processus sensibles et somatiques dans l?avènement du sens. Traité romancé et roman théorisé, La maison et l?escargot interroge ainsi les diverses formes adoptées par la sensibilité dans son trajet vers la signification ; livre de théoricien et d?écrivain, il parle du corps en commençant par parler de lui-même, du discours en tant que corps. La maison et l?escargot, livre de théoricien. Sur l?horizon de la linguistique et des sciences du langage, ce texte aborde de manière nouvelle une problématique particulièrement prégnante aujourd?hui. En prolongeant l?approche de la signification centrée sur le sujet ? de Benveniste aux sémioticiens et linguistes contemporains ?, il fait du corps le foyer complexe et multiforme d?un acte énonciatif. Il opère ainsi le passage, sans solution de continuité, d?une linguistique du sujet énonçant vers une sémiotique de l?énonciation corporelle. La maison et l?escargot, livre d?écrivain. Pour entrer dans l?énonciation perceptive, cet ouvrage se donne pour tâche de la restituer par un travail exigeant et raffiné sur la langue. C?est ainsi que, dans cette remontée vers les sources sensibles de la signification, l?écriture littéraire parvient à approcher et à apprivoiser ? ne serait-ce que de manière provisoire ? cet " animal " signifiant.
Nombre de pages
256
Date de parution
15/05/2013
Poids
328g
Largeur
140mm
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EAN
9782705684440
Titre
La maison et l'escargot. Pour une sémiotique du corps
«Cinq personnages.L'aveugle, Martin Heidegger, cherchant désespérément un objet perdu : l'être. Un chimiste juif, Primo Levi.Parménide.Freud découvrant le sens des rêves. Et un séquoia de 2 600 ans.Ce que si éperdument cherchait Heidegger, l'être dans son essence même, il aurait pu le trouver pas très loin de chez lui. À quelques centaines de kilomètres de sa table de travail, Primo Levi et ses codétenus étaient livrés à une expérience philosophiquement pure : celle de l'être nu, de la souffrance brute, l'expérience du froid, de la pluie, de la faim. Une fatigue définitive. Auschwitz.Mais le désir de ne pas savoir était plus fort.Ce livre pourrait être un Discours de la cécité volontaire écrit par le séquoia.»Max Dorra.
Résumé : Rien n'est plus étonnant qu'un changement d'humeur. Rien de plus important. !Même si cela peu sembler excessif, je le maintiens. Je roulais un jour de tristes pensées, avant perdu toute confiance en moi, en mes capacités intellectuelles, éperdument vit quête d'un remède à mon anxiété. J'avais frappé à toutes les portes et la seule par où je pouvais entrer, que j'aurais cherchée en vain pendant cent ans, je m'y heurtais sans le savoir et comme par miracle elle s'ouvrit. Hors. d'un coup, revint mon appétit de vivre, s'évanouirent mes doutes sur moi-même, mon inquiétude quant à l'avenir. Tout était de nouveau possible. Ces mots ont été utilisés par Proust, Freud. Spinoza pour décrire ce qui avait été la plus grande surprise de leur vie, la plus exaltante. Sans doute l'événement fondateur de leur ?uvre. La sortie d'un montage qui les incarcérait. Dans A la recherche du temps perdu, L'Interprétation des rêves, l'Ethique, ils ont inscrit la trace de cet instant décisif. Cet instant de joie, de liberté qu'ils ont tenté d'analyser pour être capables de le revivre. D'en retrouver la musique. Une fugue. Des résistants évadés, c'est ce qu'il leur avait fallu être. Pour retrouver leur parole, pouvoir inventer leur vie. Marcel, Sigmund, Baruch ont dû détonner, refuser de chanter dans le ch?urs des mondains du Faubourg Saint-Germain, des médecins de Vienne, des rabbins d'Amsterdam. Comme certains aphasiques qui ne reconquièrent la capacité de manier les mots qu'en les liant à une mélodie nouvelle. Et la musique, ici, n'est pas qu'une métaphore. Proust, Freud, Spinoza, la musique, le cerveau. Cette énumération apparemment hétéroclite a pourtant un sens. C'est le sens du livre.
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Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?