Quelle petite phrase bouleversante au coeur d'un être ? Proust, Freud, Spinoza
Dorra Max
GALLIMARD
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EAN :9782070774807
Rien n'est plus étonnant qu'un changement d'humeur. Rien de plus important. !Même si cela peu sembler excessif, je le maintiens. Je roulais un jour de tristes pensées, avant perdu toute confiance en moi, en mes capacités intellectuelles, éperdument vit quête d'un remède à mon anxiété. J'avais frappé à toutes les portes et la seule par où je pouvais entrer, que j'aurais cherchée en vain pendant cent ans, je m'y heurtais sans le savoir et comme par miracle elle s'ouvrit. Hors. d'un coup, revint mon appétit de vivre, s'évanouirent mes doutes sur moi-même, mon inquiétude quant à l'avenir. Tout était de nouveau possible. Ces mots ont été utilisés par Proust, Freud. Spinoza pour décrire ce qui avait été la plus grande surprise de leur vie, la plus exaltante. Sans doute l'événement fondateur de leur ?uvre. La sortie d'un montage qui les incarcérait. Dans A la recherche du temps perdu, L'Interprétation des rêves, l'Ethique, ils ont inscrit la trace de cet instant décisif. Cet instant de joie, de liberté qu'ils ont tenté d'analyser pour être capables de le revivre. D'en retrouver la musique. Une fugue. Des résistants évadés, c'est ce qu'il leur avait fallu être. Pour retrouver leur parole, pouvoir inventer leur vie. Marcel, Sigmund, Baruch ont dû détonner, refuser de chanter dans le ch?urs des mondains du Faubourg Saint-Germain, des médecins de Vienne, des rabbins d'Amsterdam. Comme certains aphasiques qui ne reconquièrent la capacité de manier les mots qu'en les liant à une mélodie nouvelle. Et la musique, ici, n'est pas qu'une métaphore. Proust, Freud, Spinoza, la musique, le cerveau. Cette énumération apparemment hétéroclite a pourtant un sens. C'est le sens du livre.
Nombre de pages
290
Date de parution
27/10/2005
Poids
335g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070774807
Titre
Quelle petite phrase bouleversante au coeur d'un être ? Proust, Freud, Spinoza
Auteur
Dorra Max
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
335
Date de parution
20051027
Nombre de pages
290,00 €
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«Cinq personnages.L'aveugle, Martin Heidegger, cherchant désespérément un objet perdu : l'être. Un chimiste juif, Primo Levi.Parménide.Freud découvrant le sens des rêves. Et un séquoia de 2 600 ans.Ce que si éperdument cherchait Heidegger, l'être dans son essence même, il aurait pu le trouver pas très loin de chez lui. À quelques centaines de kilomètres de sa table de travail, Primo Levi et ses codétenus étaient livrés à une expérience philosophiquement pure : celle de l'être nu, de la souffrance brute, l'expérience du froid, de la pluie, de la faim. Une fatigue définitive. Auschwitz.Mais le désir de ne pas savoir était plus fort.Ce livre pourrait être un Discours de la cécité volontaire écrit par le séquoia.»Max Dorra.
Un homme et une femme vivent une étrange histoire d'amour. Changer le monde, tel est leur projet. Ils savent que c'est possible, contrairement à ce que proclament les " réalistes ", qui ne sont que des Machiavel de bazar. Il suffirait d'apprendre à combattre l'angoisse, face cachée de toutes les violences. Car tout le monde a peur et personne ne le dit. Voilà le grand secret. Aimer et haïr. Rêver. Déchiffrer l'énigme des regards, traverser la peur pour faire reculer tous les pouvoirs, c'est leur itinéraire. Comme si l'énergie nécessaire pour transgresser, repousser certaines limites ne pouvait provenir que de la fulgurance d'un amour ou d'une amitié, d'une étincelle entre deux êtres. Ce roman est une lettre de rupture et d'amour. A travers la fiction, une multiplicité apparente, il essaie de dire le secret de leur histoire, appelant à la rescousse Clara Schumann et Magritte, Glenn Gould et Mozart. Contre Bill Gates, il envoie même Rimbaud et Proust en commando sur le Web, faisant ainsi s'échapper, dans un bruissement d'ailes, des milliers d'oiseaux hors des écrans d'ordinateurs... Au départ, il y avait eu le drame des cinq valises. Une douleur. Le passé soudain sans avenir. Un pli du temps.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.