PARADISE SORRY (NOT) NOWJitka Pelechová(Université Paris Ouest Nanterre La Défense)Voyage comme quête, voyage comme fuite«Foreigners», «travellers», «backpackers from Western Europe»: c'est ainsi que Samanta Maria Wolf et Josef Loewe se présentent eux-mêmes. Mais qui sont-ils vraiment? D'où viennent-ils et où vont-ils? Et pourquoi sont-ils perdus au beau milieu du désert? A ces questions, point de réponse; ils ont leur condition d'étrangers et de voyageurs pour seul bagage.En cela, ils marquent leur lien de parenté avec les autres personnages des pièces de Georgia Doll, tant cette condition traverse son écriture et détermine son questionnement, comme l'exprime le Choeur des voyageurs dont le chant ouvre la pièce Stranger:- qu'est-ce que je fais ici- qu'est-ce que je fais ailleurs- où est-ce que je vais- d'où est-ce que je viens- où peut-on vivre sans se briser sans cesse et de toute part- où peut-on respirer sans s'étouffer dans sa propre crasse- quand est-ce que tout ça a commencé- c'était quoi la raison- qui est-ce qu'on a suivi- qu'est-ce qu'on nous a promis- c'était quoi la destinationLe voyage est un topos dans l'oeuvre de Georgia Doll. Stranger propose le récit du périple de Maurice Lenoir, un «Alsacien germanique», au coeur d'un village africain; Miss Europa va en Afrique met en scène un groupe de voyageurs, volontaires ou non, dans un aéroport et à bord d'un avion; Klara Morgenroth reist durch die Erzählung raconte l'odyssée d'une jeune femme en quête de son histoire, sous la forme d'un road-movie; l'or bleu, enfin, met en scène deux jeunes Occidentaux partis à l'aventure au Moyen-Orient.Les voyageurs de Georgia Doll semblent se mettre en route moins pour atteindre un objectif précis dans l'espace, une destination géographique, que pour s'immerger dans la condition d'un étranger, dans cette identité qui se définit par rapport à ce qu'elle n'est pas. Cette quête de l'altérité semble être le véritable but de leur voyage, un défi à atteindre: chez Doll, devenir l'étranger est un vrai travail, qui requière efforts et patience:Peut-être que si quelqu'un, si vous restiez ici dix ans, encalminé, sans penser à repartir, au bout de dix ans, quand vous aurez mangé notre bouffe, quand vous aurez appris notre langue, dix ans sous le soleil, dix ans sous la pluie, alors, peut-être, aurez-vous une idée de ce que ça peut signifier être un étranger. Mais cette patience, vous ne l'avez pas.
Nombre de pages
143
Date de parution
28/02/2013
Poids
204g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782810702497
Titre
L'or bleu. Edition bilingue français-allemand
Auteur
Doll Georgia ; Pelechova Jitka
Editeur
PU MIDI
Largeur
150
Poids
204
Date de parution
20130228
Nombre de pages
143,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Fortuna est la vaste propriété où vivent les recrues de la Kommune, une structure communautaire dominée par la figure de Kong, ancien instituteur devenu gourou. Dans cette presque forteresse séparée de la campagne autrichienne par de hauts murs, on prône en ces années 1980 un mode de vie alternatif, renversant capitalisme et famille nucléaire, encourageant la libération par la pratique artistique. En réalité, dans ce monde clos, Kong règne par un mélange de séduction et de punition, soumettant ses disciples à une hiérarchie arbitraire où la place de chacun peut basculer à chaque instant.Dans ce lieu qu'elle n'a pour ainsi dire jamais quitté, une petite fille, Loly, joue son existence avec toute la gravité des enfants, sa propre place dans le système reflétant celle de sa mère Ariane, l'une des premières adeptes de Kong, qui s'est trouvée progressivement déclassée et séparée de sa fille.Avec une grande finesse, Georgia Doll fait le portrait d'une enfant qui prend peu à peu conscience des jeux de pouvoir qui l'entourent tandis que sa mère se débat dans un interminable conflit de loyauté. C'est aussi l'histoire d'un attachement, celui d'une fillette et d'un petit garçon, qui luttent ensemble pour rester eux-mêmes.Un premier roman qui sans rien concéder à l'esthétique de la violence interroge le consentement à la tyrannie, les mécaniques sectaires mais aussi les ressorts intimes qui conduisent certains individus à en refuser le joug.4e de couverture : Fortuna est la vaste propriété où vivent les recrues de la Kommune, une structure communautaire dominée par la figure de Kong, ancien instituteur devenu gourou. Dans cette presque forteresse séparée de la campagne autrichienne par de hauts murs, on prône en ces années 1980 un mode de vie alternatif, renversant capitalisme et famille nucléaire, encourageant la libération par la pratique artistique. En réalité, dans ce monde clos, Kong règne par un mélange de séduction et de punition, soumettant ses disciples à une hiérarchie arbitraire où la place de chacun peut basculer à chaque instant.Dans ce lieu qu'elle n'a pour ainsi dire jamais quitté, une petite fille, Loly, joue son existence avec toute la gravité des enfants, sa propre place dans le système reflétant celle de sa mère Ariane, l'une des premières adeptes de Kong, qui s'est trouvée progressivement déclassée et séparée de sa fille.Avec une grande finesse, Georgia Doll fait le portrait d'une enfant qui prend peu à peu conscience des jeux de pouvoir qui l'entourent tandis que sa mère se débat dans un interminable conflit de loyauté. C'est aussi l'histoire d'un attachement, celui d'une fillette et d'un petit garçon, qui luttent ensemble pour rester eux-mêmes.Un premier roman qui sans rien concéder à l'esthétique de la violence interroge le consentement à la tyrannie, les mécaniques sectaires mais aussi les ressorts intimes qui conduisent certains individus à en refuser le joug.Notes Biographiques : Dramaturge née à Vienne, en Autriche, en 1980, Georgia Doll est l'autrice de nombreuses pièces, créées en allemand ou en français. De langue maternelle allemande, elle se considère aujourd'hui aussi comme une autrice d'expression française. Et c'est en français qu'elle a choisi d'écrire «Petit monde,» son premier roman dans lequel elle s'inspire de sa propre enfance dans une communauté, l'AAO Kommune Friedrichshof, fondée par un actionniste viennois, Otto Mühl, et dissoute après la condamnation de celui-ci.
Doll Nicky ; Bobard Deliere Matthieu ; Coulon Marc
Résumé : Le premier beau livre sur les Drag Queens présenté par Nicky Doll, la queen la plus célèbre de la scène drag française. Depuis l'arrivée sur France 2 en juin 2022 de l'émission Drag Race, les Drag Queens sont devenues très populaires en France. Mais qui sont-elles vraiment ? D'où viennent ces créatures belles et extravagantes ? Cet ouvrage raconte l'histoire des Drag Queens de Louis XIV à aujourd'hui et dresse le portraits de 15 Queens françaises toutes issues de scènes différentes. L'ouvrage est présenté par Nicky Doll, la plus célèbre d'entre elles. Nicky est d'une part la présentatrice de Drag race France et l'unique française à avoir participé à RuPauls's Drag Race. Le livre est illustré de photos inédites et de documents d'archives rares.
Doll Nikola ; Fastert Sabine ; Jaeger Felix ; Laou
Etat-ce la Belle Époque, était-ce l'arrivée d'un avenir incertain ou le prélude de l'inéluctable catastrophe de la Première Guerre mondiale ? De toute évidence, le début du XXe siècle fut une période de changements fondamentaux, étonnamment semblable à notre époque actuelle. La puissance des bouleversements techniques, économiques et sociaux a déclenché peurs et espoirs, incertitudes et rêves de toute-puissance, ivresse du péché et aspirations de rédemption. Dans le foisonnement d'images illustrant cette époque à cheval entre les XIXe et XXe siècles, les auteurs ont choisi des oeuvres extraites de contextes nationaux et artistiques variés et les présentent comme autant de signes d'une situation singulière. Plus d'une quarantaine d'artistes originaires de six nations européennes sont réunis autour de thématiques qui permettent de sonder les limites et les liens entre des courants artistiques pourtant distincts comme le naturalisme, le symbolisme ou encore l'expressionnisme. Ensemble, ils révèlent la signature plastique d'une époque baignée d'incertitudes. Des visions de peur, de menaces, d'apocalypse côtoient des projets de mondes utopiques et idylliques. Interprétées aujourd'hui comme "signes des temps", ces oeuvres sont avant tout le témoignage d'un monde en révolution que nous tâchons de comprendre a posteriori comme les images visionnaires d'un futur sombre. Les oeuvres reprises dans ce livre sont multiples : peintures, sculptures, oeuvres graphiques ou photographiques d'artistes allemands, français, belges, suisses ou autrichiens, issues de grandes collections internationales : Georges Minne, Auguste Rodin, Edward Munch, Félicien Rops, Alfred Kubin ou encore Léon Spilliaert, Fernand Khnopff, Arnold Schönberg, James Ensor, Ludwig Meidner.
Quel est l'héritage du fascisme un siècle après son émergence en Italie ? A travers une approche internationale et pluridisciplinaire, cet ouvrage interroge la persistance de ses traces dans nos sociétés contemporaines, bien au-delà d'un simple phénomène nostalgique. Alors que le terme fascisme est fréquemment employé dans les médias, sa signification reste floue et variable selon les contextes et les pays. Dès lors, une question essentielle se pose : qu'entend-on réellement par fascisme aujourd'hui ? Pour y répondre, l'analyse porte sur plusieurs aspects : les espaces sociaux, la mémoire architecturale du régime, ainsi que les résonances idéologiques dans la culture et la politique contemporaines. En explorant ces différentes dimensions, il devient possible d'évaluer l'ampleur du travail de déconstruction - ou de perpétuation - de l'imaginaire fasciste. Ce questionnement constitue le fil conducteur de cette enquête rigoureuse, qui invite à une lecture renouvelée de notre rapport au passé et de ses influences sur le présent.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.