Opus - Sociologie de l'Art N° 20 : Le corps de l'écrivain,. Tome 2, Le corps en aval
Dirkx Paul ; Meizoz Jérôme ; Doga Marie ; Saunier
L'HARMATTAN
16,50 €
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EAN :9782296569430
Ce numéro de Sociologie de L'art présente le second volet (Opus 20) du dossier "Le corps de l'écrivain". Le présent numéro déplace plus nettement le regard vers le texte et invite à observer ce que celui-ci, en tant que littéraire ou métalittéraire, contient du corps de l'écrivain, voire fait au corps de l'écrivain. Le numéro s'ouvre sur un article de Jérôme Meizoz sur Jean-Jacques Rousseau. Ce texte est en partie complémentaire du travail sur Bernard-Marie Koltès, dans la mesure où il cherche également à cerner la dialectique entre modalités discursives, d'une part, et, de l'autre, ce que Meizoz appelle une "posture", c'est-à-dire la manière dont, en l'occurrence, l'écrivain-philosophe suisse occupe sa position dans l'espace littéraire. On y découvre comment Rousseau passe d'une représentation de soi en pauvre vertueux à un discours où l'accent postural est mis sur le corps malade et la souffrance. Les deux contributions suivantes, signées de deux jeunes chercheuses, élargissent encore l'enquête sur la présence du corps de l'écrivain dans ses oeuvres. Toutes deux ne l'observent pas seulement à l'aune d'un art poétique donné et d'une position corrélative dans le champ littéraire. Elles y voient aussi le principe de l'activité scripturale que cette activité transforme en retour selon des logiques proprement littéraires. Le corps apparaît ainsi en filigrane comme l'instrument et l'enjeu de l'écriture. D'abord, Marie Doga commence par montrer que le processus d'écriture chez Francis Ponge "prend sa source dans le corps". Son article fait voir comment l'écriture réflexive du poète français n'a cessé d'impliquer son propre corps écrivant, transgressant ainsi les notions classiques d'auteur, d'écriture, d'inspiration, etc. et modifiant la notion de corps d'écrivain et de corps tout court. Enfin, Emilie Saunier, se penchant sur la romancière belge Amélie Nothomb, tente non seulement de cerner dans les oeuvres les traces laissées par le corps écrivant, mais aussi le bénéfice que ce même corps semble retirer de l'écriture qu'il engendre.
Nombre de pages
144
Date de parution
08/02/2012
Poids
195g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296569430
Titre
Opus - Sociologie de l'Art N° 20 : Le corps de l'écrivain,. Tome 2, Le corps en aval
Auteur
Dirkx Paul ; Meizoz Jérôme ; Doga Marie ; Saunier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
195
Date de parution
20120208
Nombre de pages
144,00 €
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Résumé : La sociologie de la littérature, moins bien établie dans le domaine francophone que dans d'autres aires linguistiques, est encore trop souvent réduite à l'étude de certains aspects " extralittéraires " des textes (production, diffusion, consommation). Ou alors elle est considérée comme une forme de critique textuelle, que l'on désigne volontiers par le mot vague " sociocritique ". En réalité, elle réunit des approches qui traitent de tous les aspects littéraires, les plus " extratextuels " comme les plus " intratextuels ". On verra même que cette opposition entre texte et hors-texte, entre littérature et société, est au c?ur de ses préoccupations et que les choses ne sont pas aussi simples. En fin de compte, il apparaît que les questions que pose cette discipline conduisent le lecteur, qu'il soit étudiant, lecteur professionnel ou lecteur occasionnel, à mettre à son tour en question certaines évidences s'agissant de cet art dont il reste beaucoup à dire. Cet ouvrage retrace l'évolution d'une discipline peu instituée, et ce pour mieux en comprendre les hypothèses majeures. Il expose les diverses approches dans l'espace francophone en dégageant leurs points communs et leurs divergences. Il s'appuie sur des exemples qui montrent que la lecture des ?uvres gagne à tenir compte de leur mode de fonctionnement éminemment social.
Depuis plusieurs années, les " problèmes entre Flamands et Wallons " sont devenus tellement aigus qu'ils semblent hypothéquer le fonctionnement de l'Etat en Belgique. Pourtant, ils ne sont qu'une fiction dont les auteurs politiques, économiques et médiatiques ne clarifient jamais les enjeux et fournissent encore moins les clefs d'analyse. Ce livre montre que ces " problèmes " demeurent incompréhensibles si on ne les rapporte pas à la politique très spéciale de l'Etat belge depuis sa fondation. Ses inlassables efforts en faveur d'un ordre mondial libéral se sont accompagnés sur le plan intérieur d'une fédéralisation économique et communautariste, faisant de cet Etat un pionnier de l'ethnolibéralisme dont on trouvera plus tard des variantes en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, etc. Un peu partout sur le continent, l'affirmation identitaire et le dogme néolibéral du " dégraissage " de l'Etat se renforcent mutuellement en vertu du fameux " principe de subsidiarîté " bien fait pour désarticuler les Etats-nations et leurs systèmes de sécurité sociale. Jamais l'imbroglio belge n'a confirmé de manière aussi flagrante et à la fois aussi méconnue l'alliance objective entre (néo)libéraux et ethnonationalistes, incarnée par les séparatistes de la N-VA, désormais premier parti du pays qui trahit à peu près tous les idéaux du mouvement flamand originel. Et jamais la " construction européenne " ne s'est avérée aussi compatible avec la déconstruction d'un Etat membre. Ce livre entend ainsi donner de nouvelles armes à ceux qui, en Belgique comme ailleurs, entendent mieux comprendre et donc combattre ce qui fait que l'opinion des citoyens est encore et toujours un détail de l'histoire belge et européenne.
Le regard, qu'il soit insensible ou insistant, discret ou fuyant, semble être inhérent à l'écriture littéraire, quels que soient l'époque, l'aire géographique, le genre ou le type d'écrivain considérés. Toutes les strates textuelles recèlent quelque dispositif optique, du coup d'oeil de tel personnage à la visualisation par l'auteur de fragments de son texte en passant par les figures de style imagé ou la focalisation du narrateur. Ecriture littéraire et perception visuelle apparaissent comme naturellement coextensives. A telle enseigne que cette relation passe souvent pour une évidence qui ne demande plus vraiment à être examinée. En dix chapitres consacrés à autant de corpus relevant des principaux genres et couvrant les XVIIe-XXIe siècles, ce livre fait le point sur la question, tout en ouvrant de nouvelles pistes de recherche. Ainsi, l'écriture littéraire entendue comme "écriture-vision" permet de réévaluer le rôle de la lecture en termes de "lecture-vision" plus ou moins compatible. Véritable matrice de vision spécifiquement littéraire, cet "oeil littéraire" est également un révélateur singulier des options poétiques ou éthiques qui travaillent le texte. Il permet d'avoir une perspective enrichissante sur l'oeuvre d'auteurs aussi différents que La Bruyère, Diderot, Woolf ou Bonnefoy, mais aussi sur les logiques et l'évolution du champ littéraire dans son ensemble, espace de points de vue sur la littérature.
Le corps de l'écrivain ou de l'artiste est réputé ne pas entretenir de rapports "essentiels" avec son oeuvre. C'est plutôt dans ses échanges épistolaires qu'il expose sa corporéité, en évoquant son état de santé, ses affects ou les effets de son travail sur son corps. Les caractéristiques matérielles (type de papier, calligraphie, etc.) ou digitales de ces correspondances révèlent des traits tout sauf anodins de ce corps et de ses modes d'expression. Tout cela est à l'ordre du jour dans une première partie des études réunies dans le présent livre, où se croisent des corps d'écrivains tels que Joe Bousquet, Georges Perros, Albert Camus ou Anise Koltz, et des corps d'artistes comme Maria Casarès, Chen Zhen ou Antoine d'Agata. A y regarder de près, on s'aperçoit que ces données apparemment accessoires éclairent bel et bien les oeuvres - et pour cause : celles-ci sont autant de traces du même corps qui, certes, est à l'oeuvre dans des situations sociodis-cursives différentes. L'autre partie du volume prend le mot "correspondances" dans un sens plus statistique : elle se penche sur les corrélations entre les caractéristiques sociales des corps d'une population d'écrivains et le lexique corporel de leurs textes. Ainsi ce livre bat en brèche par deux fois la dichotomie entre le texte et le contexte liée à la séparation entre l'oeuvre "spirituelle" et le corps "matériel", dont l'oeuvre est pourtant issue. Il contribue de la sorte à une déconstruction en plein essor, celle du dualisme corps-esprit, persistant dans bon nombre d'études en lettres et en arts. Il le fait en s'intéressant, pour la première fois, au corps de l'écrivain ou de l'artiste tel que le dévoilent ses correspondances- épistolaires ou structurales - avec ceux et celles dont il se nourrit.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.