L'éthique du bien commun en Afrique. Regards croisés
Dijon Xavier ; Ndongmo Marcus
L'HARMATTAN
22,00 €
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EAN :9782296137165
Le manioc (ou le riz) se trouve sur la table familiale et vous regardez comment les convives se servent. L'idée de la maman, bien sûr, est que chacun reçoive sa part de ce plat qu'elle a préparé pour qu'il devienne un " bien " pour tous. Les traditions africaines savent en effet de quoi il s'agit dans le bien commun : la terre des ancêtres, l'hospitalité envers l'étranger, la solidarité du village... Mais, entrée en ville, la notion n'est-elle pas aussi entrée en crise ? Dans la figure moderne de l'Etat postcolonial, cette vue large du bien partagé par tous constitue-t-elle encore l'horizon de nos gouvernants ? " Quand ton oncle est dans le figuier, tu ne manqueras pas de figues ", dit le proverbe. Toi, le neveu, d'accord, mais les autres ? Si chaque groupe utilise l'Etat, ou l'entreprise, à son profit, qu'est devenu ce bien qui devait rester " commun " ? Comment faire pour sortir de cette crise ? Voir quelles ressources intellectuelles permettent de ressaisir ce concept à nouveaux frais. En face des éléphants occidentaux du capitalisme, du libéralisme procédural ou du communisme, y aurait-il intérêt, aujourd'hui, à relire Julius Nyerere ou Emmanuel Kant, voire Saint Luc ou Jean-Paul II ? Ces références philosophiques et théologiques permettront-elles de mieux saisir l'éthique qui doit régir, sur la terre africaine, la gestion des richesses, la responsabilité des entreprises et la gouvernance de l'Etat ...
Nombre de pages
212
Date de parution
24/01/2011
Poids
265g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296137165
Titre
L'éthique du bien commun en Afrique. Regards croisés
Auteur
Dijon Xavier ; Ndongmo Marcus
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
265
Date de parution
20110124
Nombre de pages
212,00 €
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Au fil de l'histoire contemporaine, les droits de l'homme ont connu une importante évolution dont la doctrine juridique a rendu compte en parlant de leurs différentes générations. Alors que l'Occident mettait en avant la première de ces générations dite des droits civils et politiques, et que les pays de l'Est prônaient celle des droits économiques, sociaux et culturels, les jeunes nations nouvellement décolonisées revendiquaient, pour leur part, une troisième génération dite des droits de la solidarité : autodétermination, développement, paix... Or cette multiplicité des références menace sans cesse la prétention des droits humains à l'universalité. D'où les affirmations qui se font de plus en plus insistantes de nos jours sur la nécessaire indivisibilité des droits de l'homme. Le présent ouvrage cherche à savoir comment se noue le lien entre cette indivisibilité proclamée et l'universalité souhaitée. Que trouvons-nous dans l'homme qui permette de dire que ses droits - les droits de l'homme précisément - valent pour tous ? L'auteur tente de répondre en " tournant " ces droits humains vers l' " homme " reconnu comme leur titulaire. L'ordre adopté est celui des poupées russes qu'il faut ouvrir tour à tour pour aboutir à l'Unique à partir duquel se pense l'Universel. Sont ainsi passés en revue la nature, le bien, le travail, la nation, la raison et la transcendance. Une attention particulière est accordée aux options spirituelles qui expliquent à la fois, à chaque étape, l'investissement sur une dimension particulière de l'être humain et la nécessité d'un dépassement ultérieur de cette dimension-là pour que les droits de l'homme soient respectés en leur intégralité.
Est-ce un hasard si Jean-Marc Ferry, d'un côté du Rhin, Jürgen Habermas, de l'autre, entrouvrent aujourd'hui la porte de la République au discours religieux ? Si la raison publique faite de liberté et d'égalité semblait suffire pour régir le champ économique et social de notre Modernité première, elle s'avère trop courte lorsqu'il s'agit de formuler la norme commune applicable aux fondamentaux de l'existence tels que la vie, le corps, l'amour, la mort... D'où l'appel de nos deux auteurs aux ressources de sens qu'ont accumulées les religions et, singulièrement, le christianisme. Pour prendre cette requête au sérieux, il fallait revisiter les grands axes de la tradition chrétienne (création, faute, incarnation, salut, trinité, eucharistie) pour en dégager les enseignements qui enrichiraient la raison publique d'aujourd'hui. Mais la foi se laissera-t-elle ainsi arraisonner ? Et la raison s'ouvrira-t-elle à ce discours qui vient de plus loin qu'elle ? La partie est loin d'être gagnée. Xavier Dijon la mène avec grand talent.
Ces dernières années, les medias nous ont rapporté, images à l'appui, les tragiques péripéties de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qui fuient l'Afghanistan, le Congo, la Guinée, l'Irak, le Kosovo, la Lybie, le Mali, la Somalie, la Syrie et tant d'autres pays en proie à la violence. Radio et télévision parlent fréquemment de Calais, de Ceuta et Melilla, de Lampedusa, des réseaux de passeurs, et des murs dressés aux frontières... On nous cite consciencieusement le nombre de morts, retrouvés dans des camions hermétiques ou engloutis dans la Méditerranée... Pour assurer un accueil décent aux personnes qui fuient le danger, les partisans du Refugees welcome invoquent les droits de l'homme dont ces réfugiés sont titulaires, puisque les "droits humains" sont valables toujours et partout ; de l'autre côté, les pays occidentaux revendiquent leur souveraineté en affirmant qu'ils ne peuvent pas accueillir toute la misère du monde... Deux logiques qui s'affrontent.
Au début de ce XXIe siècle, un courant né dans le monde anglo-saxon s'est proposé de mobiliser les nouvelles technologies pour permettre à l'être humain de faire reculer ses propres limites jusqu'à devenir transhumain - voire même posthumain - en modifiant son génome par la biotechnologie, en couplant son cerveau avec l'ordinateur, en transformant ses cellules par des matériaux plus solides à l'échelle nanométrique, etc. Après une description de ce mouvement, une lecture critique sur le plan philosophique puis théologique est proposée. Que devient, dans cette perspective, la relation que l'homme avait nouée avec la nature et avec son semblable ? Quels droits s'arroge-t-il sur sa descendance et sur son propre corps ? Quelle est, finalement, cette sorte de nouvelle religion sans Dieu ? Un lexique explique, en fin d'ouvrage, les mots nouveaux.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...