La religion et la raison. Normes démocratiques et traditions religieuses
Dijon Xavier
CERF
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EAN :9782204105897
Est-ce un hasard si Jean-Marc Ferry, d'un côté du Rhin, Jürgen Habermas, de l'autre, entrouvrent aujourd'hui la porte de la République au discours religieux ? Si la raison publique faite de liberté et d'égalité semblait suffire pour régir le champ économique et social de notre Modernité première, elle s'avère trop courte lorsqu'il s'agit de formuler la norme commune applicable aux fondamentaux de l'existence tels que la vie, le corps, l'amour, la mort... D'où l'appel de nos deux auteurs aux ressources de sens qu'ont accumulées les religions et, singulièrement, le christianisme. Pour prendre cette requête au sérieux, il fallait revisiter les grands axes de la tradition chrétienne (création, faute, incarnation, salut, trinité, eucharistie) pour en dégager les enseignements qui enrichiraient la raison publique d'aujourd'hui. Mais la foi se laissera-t-elle ainsi arraisonner ? Et la raison s'ouvrira-t-elle à ce discours qui vient de plus loin qu'elle ? La partie est loin d'être gagnée. Xavier Dijon la mène avec grand talent.
Nombre de pages
326
Date de parution
05/02/2016
Poids
400g
Largeur
137mm
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EAN
9782204105897
Titre
La religion et la raison. Normes démocratiques et traditions religieuses
Auteur
Dijon Xavier
Editeur
CERF
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137
Poids
400
Date de parution
20160205
Nombre de pages
326,00 €
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Au fil de l'histoire contemporaine, les droits de l'homme ont connu une importante évolution dont la doctrine juridique a rendu compte en parlant de leurs différentes générations. Alors que l'Occident mettait en avant la première de ces générations dite des droits civils et politiques, et que les pays de l'Est prônaient celle des droits économiques, sociaux et culturels, les jeunes nations nouvellement décolonisées revendiquaient, pour leur part, une troisième génération dite des droits de la solidarité : autodétermination, développement, paix... Or cette multiplicité des références menace sans cesse la prétention des droits humains à l'universalité. D'où les affirmations qui se font de plus en plus insistantes de nos jours sur la nécessaire indivisibilité des droits de l'homme. Le présent ouvrage cherche à savoir comment se noue le lien entre cette indivisibilité proclamée et l'universalité souhaitée. Que trouvons-nous dans l'homme qui permette de dire que ses droits - les droits de l'homme précisément - valent pour tous ? L'auteur tente de répondre en " tournant " ces droits humains vers l' " homme " reconnu comme leur titulaire. L'ordre adopté est celui des poupées russes qu'il faut ouvrir tour à tour pour aboutir à l'Unique à partir duquel se pense l'Universel. Sont ainsi passés en revue la nature, le bien, le travail, la nation, la raison et la transcendance. Une attention particulière est accordée aux options spirituelles qui expliquent à la fois, à chaque étape, l'investissement sur une dimension particulière de l'être humain et la nécessité d'un dépassement ultérieur de cette dimension-là pour que les droits de l'homme soient respectés en leur intégralité.
Ces dernières années, les medias nous ont rapporté, images à l'appui, les tragiques péripéties de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qui fuient l'Afghanistan, le Congo, la Guinée, l'Irak, le Kosovo, la Lybie, le Mali, la Somalie, la Syrie et tant d'autres pays en proie à la violence. Radio et télévision parlent fréquemment de Calais, de Ceuta et Melilla, de Lampedusa, des réseaux de passeurs, et des murs dressés aux frontières... On nous cite consciencieusement le nombre de morts, retrouvés dans des camions hermétiques ou engloutis dans la Méditerranée... Pour assurer un accueil décent aux personnes qui fuient le danger, les partisans du Refugees welcome invoquent les droits de l'homme dont ces réfugiés sont titulaires, puisque les "droits humains" sont valables toujours et partout ; de l'autre côté, les pays occidentaux revendiquent leur souveraineté en affirmant qu'ils ne peuvent pas accueillir toute la misère du monde... Deux logiques qui s'affrontent.
Au début de ce XXIe siècle, un courant né dans le monde anglo-saxon s'est proposé de mobiliser les nouvelles technologies pour permettre à l'être humain de faire reculer ses propres limites jusqu'à devenir transhumain - voire même posthumain - en modifiant son génome par la biotechnologie, en couplant son cerveau avec l'ordinateur, en transformant ses cellules par des matériaux plus solides à l'échelle nanométrique, etc. Après une description de ce mouvement, une lecture critique sur le plan philosophique puis théologique est proposée. Que devient, dans cette perspective, la relation que l'homme avait nouée avec la nature et avec son semblable ? Quels droits s'arroge-t-il sur sa descendance et sur son propre corps ? Quelle est, finalement, cette sorte de nouvelle religion sans Dieu ? Un lexique explique, en fin d'ouvrage, les mots nouveaux.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...