La geste d'El-Hadj Omar et l'islamisation de l'épopée peule
Dieng Samba
KARTHALA
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EAN :9782811119157
El-Hadj Omar Tall est né vers 1794 à Halwâr, village du Foûta-Tôro sénégalais situé à quelques dizaines de kilomètres en amont de Podor, dans une famille maraboutique. Il est mort mystérieusement à Déguembéré, dans la falaise de Bandiagara, le 12 février 1864. La genèse du jihâd d'El-Hadj Omar le rattache aux mouvements similaires qui l'ont précédé : Sokoto, Foûta-Djallon, Mâcina, Foûta-Tôro entre autres. A l'instar de ses illustres devanciers, Omar prépara sérieusement son action en multipliant lettres, discours, sermons, messages, largesses et prières, puis il réussit à lever une armée avec laquelle il se lança à la conquête de ce qu'il est convenu d'appeler le Soudan central. L'action d'El-Hadj Omar, érudit musulman et redoutable conquérant, a profondément modifié l'aire du jihâd et détourné le cours de son histoire jusqu'à la conquête coloniale. Cela lui valut d'être au centre d'une vaste littérature, et en particulier d'une épopée toujours vivante, aux multiples versions, où l'oralité interfère sans cesse avec l'écriture. Après avoir quadrillé systématiquement l'espace géographique omarien ? Sénégal, Mauritanie, Gambie, Guinée, Mali ? Samba Dieng a recueilli une quantité très importante de ces versions orales et manuscrites de textes se rapportant au jihâd et à la geste d'Omar. Puis, il a organisé l'analyse de cette vaste documentation autour de trois grands axes. Le premier étudie les rapports entre l'épopée d'El-Hadj Omar et l'épopée peule traditionnelle. Envisagée sous l'angle de l'intertextualité, la geste d'Omar apparaît en effet comme une formalisation de la tradition épique peule et le produit de formes littéraires alors dominantes en milieu pulaar. Mais la geste du jihâd déborde le modèle peul traditionnel, là où l'Islam affirme sa présence. L'analyse littéraire du corpus occupe la deuxième partie du livre. L'étude du héros et des personnages conjoints éclaire certains mécanismes d'islamisation de l'épopée peule traditionnelle. Enfin, la dernière partie, consacrée à l'édition de textes, donne la transcription et la traduction annotée des principales pièces inédites du corpus.
Nombre de pages
478
Date de parution
05/07/2018
Poids
740g
Largeur
160mm
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EAN
9782811119157
Auteur
Dieng Samba
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20180705
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478,00 €
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Cet ouvrage porte sur la réhabilitation du legs culturel arabo-islamique ouest-africain en général et saint-louisien en particulier. Revaloriser un pan du patrimoine culturel par l'entremise de l'imagination poétique locale de deux intellectuels demeure l'objectif principal de cette étude. Une partie descriptive constituée de la traduction d'une cinquantaine de poèmes suivie d'un volet analytique constitue la méthodologie ayant orienté ce travail de recherche. La moisson tirée de ce travail préliminaire semble apporter quelques éclairages sur l'intérêt de la traduction de manuscrits arabes, notamment ceux produits par d'éminents ulémas du Sénégal, tels les deux poètes faisant l'objet de cette étude.
Deux jeunes âmes, liées par une quête inextinguible de connaissance, s'aventurent dans un voyage qui les propulse bien au-delà des frontières de leur monde. L'un, courageux caravanier, arpente les immensités désertiques de l'Arabie, tandis que l'autre, prince héritier d'un royaume d'Afrique de l'Ouest, abandonne la sécurité de sa naissance pour embrasser l'inconnu. Bien que leurs chemins soient distincts, tous deux se retrouvent sur une voie parsemée de défis, où chaque épreuve forge leur caractère et les transforme profondément. Un voyage initiatique, où l'aventure devient l'école de la vie.
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La ressource humaine est incontestablement le pivot de toute stratégie de développement économique et social. Le spectacle désolant qu'offrent les enfants mendiants dans les villes africaines renseigne sur l'état de protection sociale de la couche la plus vulnérable. Mendicité, exploitation par le travail, pédophilie, maltraitance plongent plusieurs milliers d'enfants dans un univers cauchemardesque. Ce désarroi relance l'idée selon laquelle une société malade de ses enfants est condamnée à l'autodestruction. Les objectifs du millénaire de scolarisation universelle restent muets face au fléau de la mendicité dans les grandes villes africaines. Technocrates, spécialistes, bailleurs et gouvernements oublient que toute perspective de développement économique et social ignorant " le facteur enfant " s'apparente à de l'utopie. Il ne peut y avoir de développement social sans une politique de protection sociale de la petite enfance. Si l'enfant est le socle des sociétés modernes, sa protection sociale est le gage d'une démarche logique vers le progrès réel. Le système archaïque de protection sociale, hérité de la colonisation, ne répond plus aux exigences du moment. L'urgence de nouvelles stratégies de protection sociale adaptées se pose avec acuité et interpelle les décideurs politiques.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
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