Les identités urbaines en Afrique. Le cas de Lubumbashi (R-D Congo)
Dibwe dia Mwembu Donatien
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782296053168
- QUE dites-vous de moi?": question primordiale que Lubumbashi - la capitale politique du Katanga minier- pose à ses visiteurs, et dont la réponse doit compléter son tableau identitaire. "Et vous, Lushois, QUI dites-vous que je suis?": second volet de la question, s'adressant cette fois à ses propres habitants, les Lushois. Ce jeu du miroir est pertinent du fait de contribuer à une double connaissance - de l'intérieur et de l'extérieur - de l'objet urbain analysé. A travers des enquêtes de rue, en ciblant leurs informateurs, les auteurs cernent les transformations de cette ville, jadis phare économique et social du pays, aujourd'hui mégalopole clochardisée... La Lubumbashi actuelle, avec son million d'individus, est la seconde ville de R-D Congo; noeud ferroviaire, routier, aérien, faisant jonction entre Afrique centrale et Afrique australe, c'est le pôle de développement incontestable, hélas sacrifié, de cette vaste Région - d'où la nostalgie d'une forte identité quasiment disparue. Cette quinzaine d'études passe en revue les activités commerciales, la variété des communes et de leurs habitants - dont les travailleurs de la Gécamines ex-UMHK "un Etat dans l'Etat (colonial)" -, les réseaux de sociabilité, les langues utilisées, etc. et les identités plurielles de "L'shi" qui en découlent... Biographie de l'auteur Donatien DIBWE dia Mwembu est historien. Il a coordonné cette publication dans le cadre de l'Observatoire du Changement Urbain oeuvrant sous les auspices de la coopération belgo-congolaise à l'Université de Lubumbashi.
Nombre de pages
197
Date de parution
03/02/2009
Poids
215g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296053168
Titre
Les identités urbaines en Afrique. Le cas de Lubumbashi (R-D Congo)
Auteur
Dibwe dia Mwembu Donatien
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
215
Date de parution
20090203
Nombre de pages
197,00 €
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La Belgique doit-elle restituer les objets culturels issus du Congo colonial ? Donatien Dibwe Dia Mwembu analyse les conditions nécessaires au retour d’œuvres à travers deux cas précis. L'historien Donatien Dibwe dia Mwembu explore la question actuelle de la restitution des objets culturels arrachés aux communautés de la République Démocratique du Congo durant la période coloniale. Il retrace d'abord leur contexte général : leur migration, leur accueil dans les musées occidentaux où ils sont devenus des ?uvres d'art à valeur marchande et les attitudes mitigées des Congolais sur leur restitution. L'auteur conduit ensuite une enquête de provenance minutieuse sur deux pièces issues de collections belges, en croisant les archives écrites et les sources orales. Cette double approche dévoile non seulement l'histoire de ces objets culturels, mais aussi les enjeux politiques et éthiques qui les entourent encore aujourd'hui. Dibwe dia Mwembu, Donatien est historien, professeur émérite à l'Université de Lubumbashi (RDC).
Une Histoire de l'Afrique Noire est-elle possible ? " Le professeur Jan Vansina, spécialiste de l'Afrique centrale précoloniale (Bassin du Congo, Ruanda et Urundi), en a été persuadé par ses recherches précoces sur les caractères propres à la tradition orale en milieu rural et, à partir de là, il a élaboré une méthodologie-test d'historicité. L'auteur, historien de la cité minière de Lubumbashi au Katanga (R-D Congo), rapporte ici le fruit de ses enquêtes de terrain. L'impact de la Colonisation sur les formes de la transmission orale a entraîné un clivage avec le monde rural dépeuplé au profit du monde " moderne " urbain, industriel et commerçant. Mais l'importance de la continuité tradition-modernité est bien établie par la vie quotidienne. Comment désormais transmettre l'Histoire orale et quels sont les supports de sa diffusion en ville ... Le projet " Mémoires de Lubumbashi ", dans lequel l'auteur s'est investi, utilise la mémoire de ses habitants (les Lushois) afin de remplir utilement les " trous " de l'Histoire écrite.
Depuis le début des années 1990, un certain nombre des facteurs ont concouru à la détérioration de la situation politique, économique et sociale de la population congolaise en général et katangaise en particulier. La ville de Lubumbashi développe la culture dite de la débrouille, de "Chacun pour soi, Dieu pour tous". Cette situation a déstabilisé les familles ouvrières urbaines et fait perdre leur identité d'espace de sécurité sociale. Ce nouvel environnement social a eu des conséquences fâcheuses sur les enfants, puisqu'il a été aussi à l'origine de leur débrouillardise, des violences dont ils sont victimes ou auteurs. Cet ouvrage est le résultat d'un moment et un espace de dialogue, d'échange avec les enfants orphelins, les enfants de la rue, les enfants soldats, les enfants travaillant dans les carrières, les enfants atteints du VIH/sida et les filles enceintes. Nous les accompagnons dans leurs mémoires sur leurs chemins parcourus, solitaires, ténébreux et rocailleux. Nous remontons avec eux leurs temps pour nous rendre compte du degré de la violence plurielle qu'ils ont subie et continuent de subir ; qu'ils ont fait subir ou continuent à faire subir.
Sitôt après son accession à l'indépendance le 30 juin 1960, la République démocratique du Congo a connu plus de 30 ans de dictature, plus de 16 ans de transition en vue d'une démocratie, et plus de 5 ans de guerre. Pour mettre fin à ce cycle infernal, les dirigeants politiques ont signé des accords de paix dont le point central était l'organisation d'élections libres, transparentes et démocratiques. Paradoxalement, les électeurs congolais ont exprimé leur suffrage en fonction surtout de leur appartenance ethnique, selon qu'ils considéraient les candidats comme étant des leurs. D'autres ont voté contre le candidat potentiel, suite aux souvenirs récents ou lointains qu'ils auraient gardés, soit avec la tribu du candidat, soit encore avec l'origine provinciale du candidat en question. Ce livre analyse ce phénomène qui a créé une fracture nationale, extra- provinciale, voire intra-provinciale en RDC.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...