La majorité des observateurs avertis reconnaissent que l'Afrique entame enfin le chemin d'un développement économique et social indispensable à sa survie au XXIe siècle et que si cette tendance continuait on verrait progressivement un début de croissance réelle au bénéfice des habitants du continent. Pour bien comprendre toutes les raisons et comment renforcer les progrès à venir il est à mon avis indispensable d'analyser les "success stories" comme l'ile Maurice et le Botswana mais aussi les petits derniers de la classe comme la Guinée (Conakry). Le pays était une grande source de désespoir jusqu'au 20 janvier 2007, quand les jeunes de la capitale sont sortis en masse dans les rues en hurlant "Changement" pour braver l'armée du dictateur militaire Lansana Conté qui était en fait à l'agonie depuis 5 ans, favorisant ainsi tous les excès de son entourage corrompu et incompétent. La Guinée venait de lancer le 1er printemps de l'Afrique, avant même ceux des pays du Maghreb. Hélas cette jeunesse, écrasée par 49 ans de misère sur tous les plans et pratiquement analphabète, n'a pas su mener la suite du combat. Le récit détaillé de cette période cruciale de la vie de ce pays d'Afrique de l'Ouest fera entrevoir les défis, risques et opportunités actuels des pays de la CEDEAO.
Nombre de pages
280
Date de parution
29/10/2015
Poids
340g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343070957
Titre
LA GUINEE-CONAKRY DE JANVIER 2007 A DECEMBRE 2010
Auteur
DIALLO A O T.
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
340
Date de parution
20151029
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
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L idée d écrire ce livre m est venue le jour où on nous a empêchés de franchir la frontière côté Guinéen en venant du Sénégal à Boundou Fourdou en septembre 2015, alors que j avais contribué à la mobilisation des ressources pour financer le bitumage de la route et la mise en place d un poste frontalier juxtaposé, afin de permettre le libre mouvement des biens et des personnes. Sous le prétexte qu il était dix-huit heures, la frontière était fermée et il fallait attendre le lendemain à sept heures du matin pour la franchir. Entre temps, il fallait passer la nuit de l autre côté de la barrière où on ne pouvait trouver ni à manger ni un lieu pour dormir. Mon constat en ce moment était que tant qu il n y aura pas un changement de mentalités dans les pays, l intégration régionale ne sera qu une chimère. L idée s affirma lorsque j arrivais à Saréboido, ma ville natale. Celle-ci était presque la même, telle que je l avais laissée plus de 50 ans auparavant. C était comme si le temps s était arrêté. Pourtant, cette région aurait dû être très prospère, car ayant d excellentes terres fertiles, d abondantes ressources en eau à la périphérie des parcs nationaux Niokolo Koba et Badiar, avec un énorme potentiel touristique. Enfin, écrire ce livre m a permis de passer en revue mon passé, celui de ma famille biologique, de l évolution de la Guinée au fil des années ainsi que leurs impacts respectifs sur ma personne et ma personnalité. C est aussi l occasion de partager avec le lecteur ma vision pour un développement socio-économique du pays dans un monde globalisé.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...