Dorothy Day. Le mouvement catholique ouvrier aux Etats-Unis
DEVINE RICHARD
BEAUCHESNE
32,00 €
Epuisé
EAN :9782701012940
Par ses actes et ses écrits, Dorothy Day a influencé beaucoup de catholiques américains depuis les années trente jusqu'à aujourd'hui. Son journal, The Catholic Worker, a compté parmi les trois feuilles catholiques les plus influentes, avec L'America Magazine des Jésuites et le Commonweal dirigé par des laïcs. Le tirage du Catholic Worker resta modeste, mais les idées qu'il défendait furent souvent reprises par les journaux diocésains et les publications religieuses d'un bout à l'autre du pays. Il est indéniable que Dorothy Day a permis à plusieurs générations de catholiques américains de prendre, en tant que catholiques, une conscience plus claire de leurs responsabilités. Comme saint Paul, Dorothy s'est débarrassée après sa conversion de tout ce qui faisait sa vie de non-catholique. Les beuveries, les orgies, le sexe, elle n'a jamais nié tout cela, et il est possible que, aux yeux de beaucoup de nos contemporains, ses péchés de jeunesse contribuent à la rendre plus humaine. Elle a vu ce monde-là et elle y a vécu. Elle en a ressenti toute la misère. Mais certains considèrent qu'il y a chez Dorothy Day une "contradiction" plus difficile à expliquer, jamais considérée par elle-même comme une "contradiction" , mais assumée toute sa vie avec fierté. C'est sa croyance indéfectible en l'autorité doctrinale de l'Eglise romaine et les conséquences de cette croyance : le respect et l'obéissance sans faille manifestés envers le Vatican et la hiérarchie catholique, persuadée que la lutte pour la justice sociale n'exigeait pas qu'on prenne ses distances mais, bien au contraire, que l'on entretienne une relation toujours plus étroite avec l'Eglise, sa doctrine et ses docteurs. C'est là peut-être, une des leçons les plus importantes que l'on peut tirer de la vie de Dorothy Day. Elle ne manqua aucune occasion d'écrire et de dire que c'était son christianisme, son catholicisme, qui permettait seul d'expliquer ce qu'elle avait fait et d'en comprendre le sens. Richard WOLFF, docteur de l'Université de Columbia, est ancien professeur et doyen de l'Université St John New York et Richard J. DEVINE, ancien doyen et vice-président de l'Université St John, actuellement professeur au département de Théologie et d'Etudes Religieuses.
Nombre de pages
288
Date de parution
01/04/1994
Poids
701g
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EAN
9782701012940
Titre
Dorothy Day. Le mouvement catholique ouvrier aux Etats-Unis
Auteur
DEVINE RICHARD
Editeur
BEAUCHESNE
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Poids
701
Date de parution
19940401
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un jour, par hasard, en faisant de la couture, Dahlia renversa une pleine boite d'épingles sur la table ; alors elle se souvint du message d'un vieux sorcier polynésien. Son imagination et ses dons de voyance firent surgir à ses yeux des images, des clichés, induits par la position des aiguilles entre elles. Ce fut le début d'une grande et belle aventure. Dahlia travaille avec l'Oracle de Mme Dahlia (son propre oracle qu'elle a imaginé et créé) et avec la boule de cristal. Elle fait également de l'acutomancie. Cela consiste à lire l'avenir dans les épingles. " Je demande au client de prendre cette boîte que vous voyez là, dit-elle, en montrant le récipient où se trouvent les épingles à tête de couleur. On les jette sur la table comme un jeu de cartes. Il ne reste plus, ensuite, qu'à déchiffrer. Selon les dessins formés par la disposition des pointes métalliques, on pourra vous prédire un accident, un amour, ou un héritage ". Ce livre a vu le jour grâce à une rencontre de Dahlia avec un passionné d'ésotérisme, Jean-Pierre Brillard qui l'a aidée à réaliser son projet, la création de l'Oracle des Epingles. Leur travail fut long et difficile ; chacun de son côté recherchant tous les documents moyenâgeux existants concernant la divination par les épingles. Ils se rencontrèrent régulièrement pour faire le point et la synthèse de leurs recherches. C'est ainsi que nous vous invitons aujourd'hui à découvrir l'Oracle des Epingles, si ce n'est déjà fait, puisque le jeu de cartes est disponible en Librairie depuis quelques années. Les adeptes et futurs pratiquants de ce jeu seront heureux d'utiliser cet ouvrage pour parfaire leurs expériences en acutomancie.
Mon premier jeu de rôle pour jouer en famille ! Personnages, pièges, ennemis, lieux, carte du royaume... découpe, colorie et invente l'aventure que vous allez vivre tous ensemble !
DES AVENTURES À VIVRE, DÉCOUPER ET COLORIER !Mon premier jeu de rôle pour jouer en famille ! Personnages, pièges, ennemis, lieux, carte du royaume... découpe, colorie et invente l’aventure que vous allez vivre tous ensemble !Cette nouvelle aventure vous emmènera combattre une menace effrayante ! Saurez-vous retrouver les clefs squelettiques disséminées dans le royaume ? Elles seront nécessaires pour entrer dans le manoir hanté et défier le maître des lieux, afin de libérer les habitants du royaume...Une ombre s’est abattue sur les bois oubliés. Un village a été déserté et n’est aujourd’hui plus qu’une ville fantôme. Sur une colline surplombant la ville se trouve un manoir enveloppé de brouillard. À l’intérieur, on dit qu’un ancien Vampire s’est réveillé et a repris possession des lieux. En utilisant un anneau magique, il a lancé une malédiction de peur sur les habitants du royaume. Ils ont besoin de Héros courageux pour vaincre le Vampire et les aider à lever la malédiction.Répondrez-vous à leur appel ...Aventure additionnelle : nécessite le livre de règles pour jouer.30-90min / 2 à 5 joueurs / 4 ans et +
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.