Plusieurs chemins se croisent dans cet essai. Ils dessinent une constellation faite d'oeuvres empruntées à des époques et des genres très différents. L'horizon de cette investigation est le noeud de l'esthétique, de l'éthique et de la politique. Et au coeur de ce noeud, une causalité libidinale ; un point de jouissance, qui n'est pas moins point de vide. Faisant un sort au terme fourre-tout de sublimation, on tiendra avec Lacan qu' "il y a plus de vérité dans l'art que dans n'importe quel blbla" . Il s'en déduit immédiatement que l'interprétation d'une oeuvre d'art à travers la clinique de l'artiste est une fausse piste. Le véritable interprète est l'artiste créateur de formes nouvelles. Ou celui qui, se logeant dans des formes connues, voire banales, les subvertit, les déjoue, les fait grincer. Par méthode, il ne saurait donc être question de psychanalyse appliquée à l'oeuvre d'art. Yves Depelsenaire, est psychanalyste à Bruxelles, membre de l'Ecole de la cause freudienne et enseignant à la section clinique de Bruxelles (Institut du champ freudien). Il est l'auteur de nombreux travaux sur les connexions de la psychanalyse avec la philosophie, la littérature, l'art et la politique. Il a notamment publié 'Une analyse avec Dieu. Le Rendez-vous de Lacan et de Kierkegaard' à La Lettre volée en 2004 et 'Un musée imaginaire lacanien' toujours à La Lettre volée en 2009 (réédition augmentée en 2016). Il est également l'auteur de 'L'Envers du décor' (Cécile Defaut, 2013), de 'La Vie anecdotique' (La Lettre volée, 2019) et plus récemment 'Eloge de Marcel Broodthaers' (La Lettre volée, 2022).
Nombre de pages
96
Date de parution
05/11/2026
Poids
250g
Largeur
120mm
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EAN
9782873176839
ISBN
2873176830
Auteur
Depelsenaire Yves
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
120
Date de parution
20261105
Nombre de pages
96,00 €
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Jacques Lacan tenait Kierkegaard pour le plus aigu questionneur de l'âme avant Freud. Il en fut un lecteur assidu et original, et convoque son nom en de nombreux points cruciaux de son enseignement de sorte que Kierkegaard éclaire Lacan dans le même mouvement où Lacan éclaire Kierkegaard. Les paradoxes du désir, les figures de la jouissance, les mirages de l'amour, mais aussi les ruses ironiques de l'énonciation, les chiasmes de la temporalité, la répétition, l'angoisse, la culpabilité, la création et la part de Dieu dans tout ça : voici autant de questions que suscite ce dialogue.
Un musée imaginaire lacanien À suivre les références diverses de Jacques Lacan à l'art, et à la peinture en particulier, se construit un musée imaginaire très original, où s'élucident des questions cruciales pour la psychanalyse. Yves Depelsenaire ne fait pas dans ce livre l'inventaire de ces références, mais suivant les voies qu'elles tracent, interroge des ?uvres qui lui importent et ouvre ce musée à des artistes de notre temps. Si les idées reçues sur la sublimation sont mises à mal, la fonction critique de l'art est déployée abondamment. De sorte que c'est sur une réflexion sur la place politique de l'image en ce début du XXI ème siècle que ce livre nous conduit. ll s'agit en somme d'un traité d'esthétique lacanienne qui ne présuppose pourtant aucune familiarité avec la lecture de Jacques Lacan. II intéressera l'historien d'art, le philosophe ou le psychanalyste, mais plus largement tous ceux qui ont un jour rêvé de bâtir leur propre musée imaginaire.
Un musée imaginaire lacanien A suivre les références diverses de Jacques Lacan à l'art, et à la peinture en particulier, se construit un musée imaginaire très original, où s'élucident des questions cruciales pour la psychanalyse. Yves Depelsenaire ne fait pas dans cette nouvelle édition augmentée de ce livre l'inventaire de ces références, mais suivant les voies qu'elles tracent, interroge des couvres qui lui importent et ouvre ce musée à des artistes de notre temps. Si les idées reçues sur la sublimation sont mises à mal, la fonction critique de l'art est déployée abondamment. De sorte que c'est sur une réflexion sur la place politique de l'image en ce début du XXIe siècle que ce livre nous conduit. Il s'agit en somme d'un traité d'esthétique lacanienne qui ne présuppose pourtant aucune familiarité avec la lecture de Jacques Lacan. Il intéressera l'historien d'art, le philosophe ou le psychanalyste, mais plus largement tous ceux qui ont Lu jour rêvé de bâtir leur propre musée imaginaire.
Depuis janvier 2012, Yves Depelsenaire tient un blog, sans contrainte de thématique ni de régularité. À l'image de la chronique tenue par Guillaume Apollinaire dans le Mercure de France de 1911 à 1917 sous le même titre : La Vie anecdotique, c'est un joyeux pêle-mêle dans lequel il nous parle d'art, de philosophie, de littérature, de science, de politique. Il y traite de tout ce qui dans le monde contemporain concerne et infléchit la psychanalyse. Au fil de cet exercice, il réfléchit aussi sur cet objet nouveau : le blog.Yves Depelsenaire est psychanalyste à Bruxelles, membre de l'École de la cause freudienne et enseignant à la section clinique de Bruxelles (Institut du champ freudien). Il est l'auteur de nombreux travaux sur les connexions de la psychanalyse avec la philosophie, la littérature, l'art et la politique. Il a notamment publié Une analyse avec Dieu. Le Rendez-vous de Lacan et de Kierkegaard à La Lettre volée en 2004 et Un musée imaginaire lacanien toujours à La Lettre volée en 2009 (réédition augmentée en 2016).
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.