Au-delà des traumatismes de l'existence - chocs, paroles blessantes, violences - l'adolescence est en soi traumatique: la mésalliance entre corps et langage s'y révèle avec force. Freud, dans son texte intitulé "Pour introduire la discussion sur le suicide", paru en 1910, s'est demandé quels appuis offrir à chaque adolescent pour que son désir puisse s'affirmer. Au moment de s'arracher à sa famille et d'envisager son avenir, l'adolescent est pris dans un conflit entre idéaux, recherche d'amour, volonté de jouissance, passages à l'acte. Il découvre sa fragilité. Aussi cherche-t-il abri dans des identifications réciproques avec ses pairs, au détriment d'un processus de subjectivation. C'est un symptôme du lien social, mais c'est à prendre surtout comme signe d'un appel de l'adolescent en souffrance. Pour trouver l'envie de vivre, pour faire un pari sur l'avenir, il lui est précieux de découvrir les coordonnées de son désir. La mise en fonction de l'inconscient dans l'expérience analytique favorise la rencontre du réel et du langage. Vouloir établir des données objectives sur l'adolescence, en tirer un savoir normatif qui servirait de guide, c'est une tendance malheureuse qui fait l'impasse des émotions, des sentiments, des passions et de la singularité de l'être. Avec la psychanalyse, l'adolescence peut devenir une période pleine de promesses cueillies au coeur même du désespoir et de ce qui faisait énigme.
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Nombre de pages
217
Date de parution
14/10/2010
Poids
202g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782815600033
Titre
Les enjeux de l'adolescence
Auteur
Deltombe Hélène ; Lecoeur Bernard
Editeur
MICHELE
Largeur
125
Poids
202
Date de parution
20101014
Nombre de pages
217,00 €
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Résumé : Autrefois assigné à un destin par son milieu social, l'enfant risquait de ne pas accomplir ses voeux les plus intimes. Peut-on aujourd'hui lui permettre de se frayer une voie selon la singularité de son désir ? On imagine trop facilement que le petit enfant ne comprend pas ce qu'on dit, qu'il ne peut pas déjà percevoir les pensées et les émotions de son entourage. On croit qu'il est d'abord immergé dans un monde de sensations et d'images où le langage n'aurait pas sa place. Or dès sa naissance, l'enfant est un être de langage, très sensible à la modulation de la voix, à l'écoute de la moindre parole. Son babil laisse entendre la jouissance qu'il éprouve à s'exprimer. Puis, lorsqu'il s'affirme par la parole, c'est avec jubilation et ferveur qu'il prononce les mots et tente ses premières petites phrases. Il prend le langage très au sérieux, pose beaucoup de questions, curieux, avide de comprendre. Il aime aussi jouer des mots et du sens, inventer sa langue, se faire poète. Cependant, malgré son amour de la langue, il se trouve dépourvu pour réagir aux malentendus, aux conflits, aux blessures et aux traumatismes que la vie lui réserve. Il n'a pas les mots pour dire les premiers émois qu'il éprouve et qu'il ne sait comment assumer. Il tente de résoudre les énigmes de l'existence et n'y parvient qu'imparfaitement, ce qui peut l'angoisser. Des symptômes viennent indiquer sa détresse. La psychanalyse offre à l'enfant l'espace propice à remettre ses questions en chantier. Il a la surprise de découvrir que l'analyste, par sa présence, lui donne l'appui nécessaire à trouver lui-même les réponses à ses interrogations, enfouies dans son inconscient, apportant la solution à ses symptômes.
Biographie de l'auteur Christophe Deltombe est avocat, spécialisé en droit du travail. Il a participé à l'animation de la première boutique de droit en France à partir de 1976 puis a été président du mouvement d'éducation populaire La Vie nouvelle dans les années 1980. En 1989, il a participé à la création du club Citoyens qu'il anime depuis. Militant depuis trente ans du mouvement Emmaüs, il a assuré la présidence d'Emmaüs France de mai 2007 à mai 2013, après le départ de Martin Hirsch.
Le récit écorché d'un homme, trompé par sa femme, la vie, qui sombre, mais finit par remonter la pente, pour ses fils. Dans une langue crue, une vision sans concession du rapport homme-femme aujourd'hui, dans notre société de la drague en ligne.
Milner Jean-Claude ; Zizek Slavoj ; Lucchelli Juan
Résumé : Guerre des sexes, émancipation des femmes, contestation de l'hégémonie hétérosexuelle, mariage gay, LGBT, l'éclatement du sexuel semble illimité en même temps que des nouvelles transformations identificatoires cherchent à s'imposer, ce qui confirme que la sexualité ne peut être que normative. Mais toute norme contient ses propres lois restrictives de telle sorte que le malaise est la règle. Aussi, ce qui semble nouveau porte surtout la trace de l'ancien qu'il essaye de surmonter. Dans le mariage homosexuel, pour ne prendre que cet exemple, c'est le mot mariage qui l'emporte et contre lequel on s'insurge : non pas contre le fait qu'il y a des homosexuels, mais bien plutôt qu'ils puissent se marier. Mais le point essentiel est le suivant : même si l'on adhère à une théorie innée de la différence sexuelle ou, au contraire, on la considère comme l'arbitraire même, comment se fait-il qu'il y ait toujours malaise dans les normes sexuelles ? Pourquoi le rapport entre les sexes ou, plutôt, le rapport au sexuel est toujours déséquilibré ? Jean-Claude Milner, Slavoj Zizek et Juan Pablo Lucchelli développent ces questions depuis des champs divers et ne craignent pas d'aborder des sujets qui fâchent et divisent l'opinion. Ils introduiront des balises et des trous d'airs dans les sexualités. Ils tenteront ainsi de suivre les conseils d'un James Joyce : si nous ne pouvons pas changer le pays, changeons au moins de conversation.
L'objet a est sans aucun doute le concept le plus original de l'oeuvre de Lacan. Paradoxalement, peu d'ouvrages traitent de manière directe de ce point précis de la théorie et de la pratique lacaniennes. Voici donc l'un des premiers livres consacrés à cette invention lacanienne qui, à certains égards, condense à lui tout seul, tel l'Aleph de Borges, la pensée et l'originalité de Lacan. Le livre que nous allons lire présente de manière progressive les outils conceptuels de l'oeuvre du psychanalyste français, en suivant l'émergence de " l'objet des objets ", comme le désigne son inventeur. Cette notion, qui apparaît aussi comme une nécessité théorique, est déjà en germe dans les premiers séminaires du psychanalyste, avec l'hypothèse de la prééminence du symbolique, et on peut en suivre le développement dans les textes qui traitent de la cure analytique, et jusque dans le dernier enseignement de Lacan. Un tel parcours remet en lumière la portée de la révolution freudienne qui depuis plus d'un siècle conduit l'homme moderne dans les méandres de son rapport aliéné au désir, mais aussi lui ouvre les voies de son devenir possible en tant que sujet.
Ce roman intense, présenté sous la forme d'un journal, est une exploration de la société égyptienne contemporaine où se mêlent portraits acerbes et touchants, réflexions personnelles, traits d'humour et poésies. Le rôle d'enseignant au sein d'un organisme humanitaire à Alexandrie endossé par le narrateur s'avère un poste d'observation privilégié lui permettant d'appréhender cette société sous l'angle atypique de la minorité copte - les premiers chrétiens d'Égypte. Ce roman illustre l'évolution personnelle d'un homme à travers ses questionnements existentiels, ses désirs inassouvis, ses interrogations sur le sens de sa vie et de sa foi. Au récit quotidien qu'il fait de son expérience se noue très rapidement un dialogue amoureux qui se révèle assez puissant pour le faire douter du bien-fondé de son affectation et, peut-être, renoncer d'aller au terme de son contrat...